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« Bienvenue en NBA petit gars » : le premier match de Gary Payton face à Michael Jordan

Souvent présent au Moda Center en voisin, Gary Payton suit encore de très près l’actualité NBA.

Ambassadeur de luxe de la Grande Ligue, l’ancien meneur superstar des Sonics vient de rédiger une première bafouille sur le site The Players’ Tribune, et fidèle à sa réputation, il balance ses quatre vérités.

Étranglé par Xavier McDaniel

Revenant longuement sur l’importance de son père, Al Payton dit « Mister Mean » dans les quartiers est de Oakland, « The Glove » a aussi expliqué comment il s’était fait mater dès ses premiers entraînements chez les Sonics. Son mentor, le bouillant Xavier McDaniel, ne pouvait pas laisser passer un tel manque de respect dans son vestiaire…

« J’étais son rookie, et je devais faire tout ce qu’il me demandait. Un jour à l’entraînement, j’en ai eu marre et je lui ai dit franchement : « Mon gars, y a pas moyen, je ne ferai plus rien de ce que tu me demandes ». Xavier m’a regardé dans les yeux et m’a dit : « Jeune homme, tu n’as encore rien fait dans cette ligue et tu ne vas pas commencer à me dire ce que j’ai à faire. Tu vas payer ton dû comme tout le monde. » Je lui ai répondu : « Et qu’est-ce que tu vas faire ? » C’est là qu’il m’a attrapé par le cou, en plein milieu de l’entraînement. Et il m’a dit : « Si je dois te botter les fesses chaque jour, je le ferai ! Tu finiras par m’écouter. » C’était la meilleur chose qui puisse m’arriver. Et Xav et moi on est encore très proches à ce jour. »

Opposé à Michael Jordan sur la plus grande scène, lors des Finales 1996, Gary Payton a vécu de nombreuses passes d’armes face à la star des Bulls. Et leur première rencontre, en présaison 1990, est un souvenir assez mémorable !

« Je pensais qu’il était bon mais sans plus. En présaison, je passe 19 points sur BJ Armstrong et je commence à le lui faire entendre. Et j’en rajoute aussi avec MJ qui est sur le banc. Je suis au top ! Mais quelques semaines plus tard, pour la venue des Bulls en saison régulière, Michael refuse de me serrer la main. Et il se tourne vers BJ en parlant suffisamment fort pour que tout le monde entende : « Laisse moi ce foutu rookie ». Le match se joue et Michael commence à enchaîner les possessions… et les paniers ! Je me retrouve rapidement bloqué par les fautes et au final, j’ai terminé capot en huit minutes quand MJ termine à 33 unités. Mais en fin de match, il s’approche de moi et, près du coach, vient envoyer : « Cette merde que tu sortais en présaison, tu vois, c’est maintenant que ça compte. Bienvenue en NBA petit gars ! »

« Les gens ne voyaient qu’une partie de l’histoire de Shawn »

Mis au parfum par des durs à cuire, aussi bien au sein de son équipe que par ses adversaires, ici Michael Jordan, Gary Payton a peu à peu gravi les échelons en NBA pour finir All Star et tout simplement Hall of Famer.

Comme ils l’avaient imaginé à leurs débuts, à un an d’intervalle, chez les Sonics, Gary Payton et Shawn Kemp ont fini par être les vedettes de leur franchise. Et des amis à vie !

« Il y a deux ans, Shawn et moi, on est retourné à Seattle parce que nos deux garçons s’affrontaient, son fils avec Washington et le mien avec Oregon State. On était en bord de terrain et c’était vraiment génial. On n’en revenait pas d’être assis sur le bord du terrain à regarder nos enfants jouer comme ça. Ça m’a rendu heureux de voir Shawn en tant que père car il a traversé des années difficiles. Les gens ne voyaient qu’une partie de son histoire avec tous les problèmes qu’il a dû surmonter. Il venait me demander conseil sur des sujets particuliers et je lui ai toujours dit que ça allait passer. J’ai toujours été à ses côtés pour essayer de le motiver à passer le cap. Et quand je le vois avec ses enfants, ça me fait le plus grand bien. »

Malgré ses problèmes de drogue ou ses nombreux enfants à charge, Shawn Kemp a donc pu compter sur le soutien moral de son coéquipier des Sonics. Et les deux joueurs retraités continuent de passer du temps ensemble à l’abri des regards.

Comme le dit Gary Payton : « Tout change mais c’est du pareil au même »…

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