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Des étoiles aux All-Stars, Thomas Pesquet nous raconte sa passion pour la NBA

Revenu sur terre après un séjour de 200 jours dans l’espace en début d’année, Thomas Pesquet a accepté de parler de sa passion pour le ballon orange avec Basket USA. De son enfance en Normandie à Tony Parker, en passant par le suivi de la saison NBA dans l’espace et son avis sur la saison en cours, l’astronaute français se livre sur son sport préféré.

On vous a vu dans votre documentaire, mais aussi sur les réseaux sociaux, porter des T-shirts de basket, des Spurs ou de l’Equipe de France… D’où vient cette passion pour la balle orange ?

Eh bien, je ne sais pas vraiment pour être honnête. Mon père était entraineur du club de foot et président du club de tennis de ma ville, et mon frère jouait au foot et au tennis, sports dans lesquels il était très fort. C’est peut-être pour ça que j’ai voulu faire autre chose, et donc je suis tombé dans le basket quand j’étais petit. C’était les années 90, Michael Jordan évidemment était la figure de proue de tout ça et puis pour moi c’était la totale, les cassettes VHS reçues par la poste, les matches à 3 heures du matin sur Canal Plus, chez un pote qui avait un décodeur parce que moi je n’en avais pas.

« A bord de la station, je regardais les résumés de match »

Et vous jouiez ?

On jouait avec des amis, on se regroupait pour regarder les finales NBA. Je jouais avec des potes dans le club de ma ville contre des équipes du coin, et puis cette passion m’a toujours suivi depuis mon enfance. À l’université, j’ai joué également et j’ai toujours continué à regarder le basket de près. Peut-être un peu moins dernièrement, mais j’ai toujours suivi ce sport de près. Quand j’avais un job de bureau, le premier truc que je faisais en arrivant le matin, c’était de prendre quelques minutes pour regarder les résultats de la nuit de la NBA et les statistiques des joueurs. Ça ne m’a jamais complètement quitté, même depuis la station spatiale, j’ai essayé de suivre un peu la saison.

Quel est votre meilleur souvenir d’enfance par rapport au basket ?

Il y en a beaucoup, mais surtout les finales NBA. Les premières finales que j’ai regardé, c’était en 91 avec le premier titre des Bulls de Jordan qui avaient battu les Lakers, avec la fin de l’ère de Los Angeles, des Magic, Divac, Scott, Worthy, etc. Il y avait Pippen côté Bulls. C’était la fin des Lakers, mais le début de la dynastie des Bulls, puis les titres suivants, face aux Blazers, avec Jordan qui prend feu au match 1 avec ses six tirs à 3-points, le « shrug », tout ces trucs là m’ont marqué. C’était des finales hyper spectaculaires, c’était des étoiles dans les yeux ! Les finales contre Barkley en 93, c’était fou.

Et après le triplé des Bulls ?

Je me rappelle aussi d’avoir regardé les finales Rockets-Knicks, le duel Ewing-Olajuwon, en fait j’ai tout regardé depuis le début des années 90. Par rapport aux Français, c’était le début pour eux dans les années 90, moitié des 90’s, avec Olivier Saint Jean devenu Tariq Abdul-Wahad Il a un peu entrouvert la porte puis tous les autres se sont un peu engouffrés après : Piétrus, TP, puis Noah sont arrivés et font de superbes carrières. Noah, c’est quand même un joueur qui a été 4e si je ne m’abuse, du vote du MVP, c’était énorme. J’en ai plein des souvenirs de la NBA ! (Rires). Mais même à bord de la station, je regardais des résumés de match sortis de NBA.com. Comme je ne pouvais pas accéder à l’internet de là-bas, des gens me les convertissaient en MP4 et me les envoyaient par transfert de fichiers. Je me regardais les Top 10, de temps en temps, c’était un petit plaisir.

« À 16 ans, j’avais joué contre Tony Parker »

Des joueurs ou une équipe de coeur ?

Je suis un peu plus les Français évidemment et en plus j’ai eu la chance de les rencontrer pour certains d’entre eux. Tony Parker, j’avais eu la chance de jouer contre lui et son équipe en Normandie quand j’étais gamin. Enfin j’avais 16 ans et lui devait en avoir 12, 13 car il devait avoir sauté une catégorie ou deux. Nico Batum est aussi de Normandie, Boris Diaw je l’ai rencontré lorsqu’il jouait aux Spurs, et je les suis d’un peu plus près car il y a un côté personnel.

Et une équipe préférée ?

J’aime bien les Spurs car c’est du beau basket, c’est du jeu collectif, pas de grosse méga star qui joue l’isolation ou le un-contre-un à outrance, mais plutôt la balle qui circule, et surtout une constance au haut niveau qui est assez incroyable. Gagner un titre et atteindre le haut niveau une fois, c’est très difficile, mais le gagner à plusieurs reprises et afficher le même niveau de performance saison après saison, c’est juste énorme. Ils ont quelque chose que les autres, ou peu d’autres équipes ont, et j’aime bien cela.

À bord de la station, ça parlait basket avec d’autres membres de l’équipage ?

Ça arrivait souvent, surtout avec Shane Kimbrough, mon collègue de la NASA, moins avec Peggy ou les membres russes de l’équipage qui ne s’intéressait pas trop au basket (sourire). Même si Shane est un fan de golf et de baseball, c’est un énorme sportif, très bon golfeur et sportif de haut niveau, on discutait souvent. Il m’a appris le golf, et on parlait basket. On regardait les SportCenter, les résumés des matches de basket, on parlait de la longévité extraordinaire de LeBron James, les trades, etc. C’est vrai qu’il y a pas toujours grand chose à faire le dimanche dans la station spatiale, et donc le soir on se faisait très souvent de longues discussions sur le sport et sur nos athlètes et nos équipes préférées.

Puisqu’on est à New York, vous avez un regard particulier sur les Knicks ?

Je n’ai pas encore eu l’occasion de voir jouer Frank Ntilikina, seulement sur des résumés de matches, mais j’aimerais le voir jouer très bientôt. J’étais mercredi soir au match des Rockets à Houston, qui jouaient contre les Hornets de Nicolas Batum, que j’ai pu rencontrer. Mes collègues de la NASA sont pour la plupart des fans des Rockets, et c’est bien de les voir aussi bien tourner, depuis l’arrivée de Chris Paul. J’ai envie samedi d’aller voir le retour de Melo au Garden ! C’est Carmelo qui revient à la « maison », il va sans doute se faire un peu huer, mais ça pourrait donner un match intéressant.

« James Harden a mon vote pour le MVP »

Justement, quel regard portez-vous sur la saison en cours ?

Je regarde ça avec attention. Je ne crois pas trop au Thunder avec la greffe de trois gros joueurs très individualistes. Houston non plus pour être honnête, mais pourtant ça marche super bien. Les Warriors en mode diesel avec une motivation supplémentaire qui viendra lors des playoffs, Boston qui cartonne, c’est une saison super intéressante. Il y a aussi des équipes qui se révèlent alors que l’on ne les attendait pas, comme Indiana par exemple. J’ai hâte d’être en avril et que les playoffs commencent !

Pour vous, quelle équipe peut jouer les trouble-fête pour la suite de la saison ?

Je pense qu’Indiana peut créer la surprise, avec des gars comme Oladipo qui est énorme depuis le début de la saison. Je le vois même dans le cinq de départ au All Star game. En shooting guard à l’Est il y a plus grand monde et Wade est vieillissant. Victor Oladipo, il est super chaud en ce moment le garçon (sourire) ! Je vois bien Indy faire un upset au premier tour et faire une demi-finale de conférence par exemple. Il y a les Bucks aussi ! Ils sont aussi capables de faire tomber quelques grosses écuries et l’apport d’Eric Bledsoe aux côtés de Giannis est très solide. Tout le monde voit Boston ou Cleveland en finales coté Est, et c’est sans doute ce qui va arriver, mais je pense qu’il y aura des séries très serrées avec ces équipes que j’ai nommées lors des premiers tours et demi-finales de conférence.

Un favori pour le titre de MVP ?

Personnellement, mon vote va pour James Harden. Déjà l’année dernière, il n’est vraiment pas passé loin, il avait déjà fait une saison complètement folle, et il a été coiffé au poteau par Westbrook qui avait marqué l’histoire du triple double depuis Oscar Robertson. Harden avait des stats de fou, et il a porté les Rockets sur ses épaules à lui tout seul. Cette année, c’est un peu la même chose niveau stats, il est extraordinaire. De plus , les Rockets sont premiers à l’Ouest, même avec l’aide de CP3, mais c’est en partie à cause de Harden. S’il continue comme ça, il aura mon vote pour le titre de MVP (sourire).

Pour finir, une petite projection pour les finales NBA 2018 ?

J’aurai encore tendance à dire Warriors et Cavaliers, avec une victoire de Golden State, même si ça serait une nouvelle fois la même affiche que ces années passées.

Propos recueillis à New York

Basket USA

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