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Interview Bradley Beal : « J’étais plus concentré que jamais »

Quand votre nom est associé à celui de Kareem Abdul-Jabbar, c’est qu’il se passe quelque chose de fort ! C’est ce que vient de vivre Bradley Beal, auteur de 51 points face à Portland, qui a non seulement battu son record en carrière mais qui vient également d’effacer des tablettes le mythique pivot et ses 49 points en 1972…

Intenable en 3e quart où il a tout simplement doublé sa mise de la mi-temps, en passant de 19 à 38 points, il a également réussi à trouver la faille en 4e quart avec un ultime dunk en forme de point d’exclamation d’une soirée pour l’histoire.

Basket USA a forcément tendu son micro à l’arrière des Wizards après ce coup de chaud mémorable.

« J’ai joué libéré et j’ai pris du plaisir »

Bradley, vous avez réussi votre meilleur match en carrière, une orgie offensive à 51 points (à 21/37 aux tirs dont 5/12 à trois points et seulement 4/5 aux lancers), comment avez-vous abordé cette rencontre ? Avez-vous fait quelque chose de particulier ? 

« Je suis entré dans ce match avec l’idée d’être agressif de bout en bout, surtout après notre match de la veille [une vilaine défaite de 47 points face à Utah, ndlr]. Et même les quatre ou cinq matchs précédents pour lesquels je n’étais pas du tout satisfait de mes prestations… J’étais plus concentré que jamais, plus focalisé que jamais. Je réfléchissais trop sur les matchs d’avant ;  j’ai simplement joué libéré et j’ai pris du plaisir en fin de compte. Je savais à la mi-temps que je faisais un bon match mais je ne m’imaginais certainement pas arriver à 50 points. »

On vous a vu particulièrement concentré dès l’avant-match, avec un ordinateur dans les mains et des vidéos qui tournent…

« Oui, j’ai visionné beaucoup de film avant le match. J’ai regardé beaucoup de vidéos de moi qui rentrait des paniers. Pour voir le ballon percer les filets et pour construire ma confiance, tout simplement. J’analysais mon rythme, mon geste. Je sais bien que ça ne peut pas être le geste parfait à chaque fois mais je suis perfectionniste. C’est tout ce que j’ai fait la nuit dernière : je regardais des vidéos. Je n’ai pas réussi à bien dormir car j’étais particulièrement vexé de notre performance. J’ai visionné tout un tas de vidéos : de moi, d’autres shooteurs, des Blazers. Je voulais arriver dans ce match et ne penser qu’à la victoire et à jouer mon jeu. »

Quel a été le déclic pour vous ?

« Je réfléchissais beaucoup trop ! J’essayais de penser aux systèmes adaptés pour mettre les gars dans les meilleures conditions. Et en fin de compte, je voulais tout faire. Mais ce n’est évidemment pas possible. Je ne dois pas essayer d’en faire trop mais me concentrer sur mon jeu. Et mon jeu, c’est d’être agressif offensivement et scorer. Et si la défense m’enferme, alors je dois prendre la bonne décision. Mes coéquipiers m’ont parfaitement mis en confiance. Tout s’est bien goupillé pour nous. Mais il ne faut pas oublier qu’on gagne ce match en défense. »

La défaite face à Portland chez vous a-t-elle également joué un rôle dans votre performance immense ?

« C’est ce qu’on s’est dit à la mi-temps. On a déjà vécu ça ! On doit retenir les leçons de nos erreurs passées. Dame et CJ avaient 6 et 8 tirs à la pause, donc on savait qu’ils allaient revenir avec beaucoup d’agressivité. On savait que notre travail était loin d’être terminé. Même quand on menait de 17 points à 3 minutes de la fin… Ils sont revenus à -10. Ce n’est jamais terminé. C’est une bonne leçon pour nous. On doit toujours continuer à appuyer sur la pédale. »

Que va dire Maman Beal après une telle prestation ? 

« Je n’ai pas encore eu le temps de voir ça. Je ne sais pas, j’imagine qu’elle va être fière et heureuse. Elle reste le coach le plus dur que j’ai eu dans ma vie. Elle va probablement me dire que j’ai raté trop de 3-points [juste derrière Beal, Tim Frazier envoie : « Et c’est bien vrai, tu en as trop raté ! » qui fait rire l’assemblée, ndlr]… Des layups que j’ai ratés, les lancers que j’ai ratés. Elle pourrait très bien me dire que j’aurais dû finir à 60 points ! Elle n’est plus autant derrière mon dos qu’avant mais elle est clairement ma plus grande critique. »

« Mon objectif est d’être constant à ce niveau de performance »

Que cela vous inspire-t-il de devenir le meilleur scoreur adverse de l’histoire dans la salle des Blazers ? Et de dépasser Kareem Abdul-Jabbar au passage ?

« C’est un honneur. Il fait partie des meilleurs. J’ai encore énormément de chemin à accomplir pour en arriver à ce stade. Pouvoir détenir le record de points dans cette salle est tout simplement énorme pour moi. Il y a beaucoup de grands joueurs qui ont joué ici et ont réussi des performances miraculeuses, donc je suis clairement fier de ça. Mais je suis encore plus fier de notre réaction collective et de la victoire. »

Vous disiez ne pas pouvoir dormir hier soir à cause de la frustration, allez-vous pouvoir dormir ce soir après tant d’excitation et d’adrénaline ?

« Je suis crevé ! J’ai envie de dormir. Non, mais mon objectif est de devenir constant à ce niveau de performance. Je suis heureux de ma prestation [hier] soir mais il faut continuer à travailler et s’améliorer constamment. Je vais profiter de ce match un petit peu mais il faut se soucier de Phoenix qui sera notre prochain match. »

Aviez-vous un pressentiment positif avant ce match ? Sentiez-vous que c’était une soirée particulière ?

« Oui, je me sentais bien avant le match. Comme j’ai dit, je voulais arriver avec une mentalité de scoreur, avec beaucoup d’agressivité. Et puis, peu importe la tournure du match, je voulais être un leader pour l’équipe, ouvrir la voie en montrant l’exemple. »

Avez-vous été surpris que les Blazers n’envoient pas de prise à deux sur vous ?

« Oui, j’avoue que j’ai été un peu surpris. Surtout que j’ai connu ça depuis plusieurs semaines. J’étais clairement surpris mais j’ai surtout voulu en profiter. Et c’est ce que je dois continuer à faire à l’avenir. »

Vous sentez-vous obligé de prendre plus de responsabilités avec John Wall sur le flanc ?

« Oui et non. Je fais confiance aussi à mes coéquipiers pour créer du jeu. Et chaque joueur doit être capable d’élever son niveau de jeu. De plus, Tim et Tomas font du super boulot pour mettre en place l’équipe. Et ils vont continuer de le faire jusqu’à ce que John revienne. Je me mets certes un peu plus de pression pour faire davantage de choses pour l’équipe mais en même temps, on a de très bons joueurs qui peuvent faire le métier. »

Propos recueillis à Portland

Basket USA

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