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La course au meilleur rookie : Ben Simmons, leader d’une énorme cuvée

Quelle cuvée ! On demande souvent de la patience pour analyser l’impact des rookies mais cette saison, en une vingtaine de matches seulement, les meilleurs éléments ont déjà convaincu. Le chef de cette génération, Ben Simmons, est même sur les bases d’une saison historique, quand les soldats du second plan affichent, eux, des performances très solides.

Sans compter ceux comme qui n’ont pas nécessairement un impact chiffré, mais sont titulaires ou précieux pour leurs équipes respectives, comme OG Anunoby, Frank Ntilikina, Josh Jackson ou encore Bogdan Bogdanovic.

1. Ben Simmons – Philadelphie (18.6 points à 50 % de réussite, 9.4 rebonds, 7.2 passes, 2.3 interceptions)

Pour mieux saisir le début de saison du meneur des Sixers, il suffit d’ouvrir les livres d’histoire : un seul rookie a compilé 15 points, 9 rebonds et 7 passes de moyenne. C’est Oscar Robertson, en 1960-1961 ! Comment contester sa première place sur le podium alors qu’il domine le classement des rookies au scoring, rebond, passe (avec Lonzo Ball) et interception ? Voilà pour les chiffres, toujours un peu froids, mais qui traduisent son énorme domination.

Les doutes étaient grands cet été sur sa position de meneur au sein des Sixers : ils les a balayés complètement. Son entente avec Joel Embiid est déjà précieuse et précise et sa liberté dans le jeu – qui rappelle énormément LeBron James en 2003-2004 – lui permet d’exploiter ses qualités athlétiques et son sens du jeu à merveille. Il ne lui manque qu’un shoot extérieur plus fiable pour devenir une terreur.

2. Kyle Kuzma – LA Lakers (16.7 points à 50 %, 38 % à 3-pts, 6.1 rebonds)

Et si c’était le « steal » de cette draft ? L’ailier des Lakers n’a été choisi qu’en 27e position, alors qu’il est actuellement le second meilleur marqueur chez les rookies ainsi que le meilleur marqueur de son équipe.

Kyle Kuzma est un joueur sobre, adroit de loin, qui ne force pas. Déjà très bon en sortie de banc en début de saison, il a gagné sa place de titulaire après la blessure de Larry Nance Jr. et s’est durablement installé dans le cinq majeur. Lonzo Ball cherche encore son basket, son efficacité et sa régularité. Kyle Kuzma, lui, a déjà trouvé tout ça.

3. Jayson Tatum – Boston (13.7 points à 49 %, 48 % à 3-pts, 5.3 rebonds, 1 interception)

Parmi tous les rookies, Jayson Tatum a peut-être le rôle le plus compliqué à assumer. Il évolue chez un candidat au titre et suite à la blessure de Gordon Hayward après cinq minutes de jeu dans le match d’ouverture, il a été propulsé titulaire et doit désormais grandir plus vite que les autres. En somme, il a le droit d’apprendre mais pas d’échouer.

Finalement, il s’en sort très bien. Il est déjà régulier et efficace au scoring (49% de réussite, 48% à 3-pts), affiche une complicité intéressante avec Jaylen Brown et ses efforts défensifs sont précieux pour les Celtics.

4. Donovan Mitchell – Utah (16.4 points à 40 %, 37 % à 3-pts, 3.3 passes, 3.1 rebonds, 1.3 interception)

Véritable boule d’énergie, Donovan Mitchell fait énormément de bien au Jazz, orphelin de Gordon Hayward, en attaque avec ses pénétrations tranchantes et ses tirs de loin. Son match à 41 points, certes réalisé en décembre, est le parfait exemple que cet arrière a un talent fou.

Certes, il manque parfois de maîtrise – rookie oblige – et connaît des trous d’adresse mais il a déjà montré de belles choses dans le money-time, ce qui n’est jamais négligeable pour un jeune premier. Il n’a peur de rien et ça ne devrait pas changer avec la confiance et l’expérience prochainement accumulées.

5. Lauri Markkanen – Chicago Bulls (14.5 points à 40 %, 34 % à 3-pts, 8 rebonds)

Dans le marasme de Chicago, entre soucis internes, attaque catastrophique et mauvais résultats, Lauri Markkanen a saisi sa chance et c’est un superbe rayon de soleil pour la franchise aux six bannières.

L’intérieur finlandais a encore des soucis d’adresse, même s’il est devenu le premier rookie de l’histoire à planter 10 tirs à 3-points sur ses trois premiers matches de la saison, mais sa présence au rebond est importante pour les Bulls, qui sont parmi les équipes qui laissent le plus de rebond à leur adversaire. Le Finlandais a déjà, et dans le même temps, conquis LeBron James et réussi une action décisive face aux Hawks. C’est prometteur.

Mentions : Mike James, Dennis Smith Jr., John Collins, De’Aaron Fox, Lonzo Ball…

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