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[Coaching] Les deuxièmes écrans des Celtics sur le pick-and-roll

Le pick-and-roll est devenu l’arme de destruction massive en NBA, la plupart des équipes basant leur jeu offensif sur cet écran entre le porteur du ballon et un intérieur, en utilisant les réactions de la défense pour trouver des brèches.

Forcément, c’est également devenu la priorité des défenses et les attaques se doivent de proposer quelques variations.

La meilleure efficacité de la ligue sur les shoots après écran

En voici certains aperçus depuis le début de la saison à Boston. En effet, les hommes de Brad Stevens sont devenus des spécialistes pour libérer leurs camarades grâce à des écrans, notamment sur les côtés du terrain. Les Celtics sont encore loin des Warriors, dont le jeu d’écrans est de loin le plus sophistiqué de la ligue puisqu’ils ont déjà shooté plus de 100 fois après un écran depuis le début de la saison, alors que la moyenne se situe à 45…

Du côté de Boston, on n’a tiré que 36 fois après un écran mais ce qui est intéressant, c’est que l’équipe a la meilleure efficacité de la ligue avec 1.472 point par possession. En comparaison, les Warriors sont à 1.127 point par possession.

Ce qui nous intéresse aujourd’hui, ce sont ces écrans qui piègent les défenses sur le pick-and-roll. Face aux Spurs ou aux Knicks, on a ainsi vu les Celtics se faire des échanges de passes dans l’axe avant que leur intérieur ne remonte vers le porteur du ballon. C’est un schéma courant en NBA et, en général, il débouche sur un pick-and-roll classique après avoir fait bouger la défense. Sauf que là, le but est uniquement de « fixer » l’intérieur adverse, qui reste derrière son camarade chargé du porteur de balle, pour aller poster un écran pour un autre extérieur.

En se plaçant pour couvrir le pick-and-roll, Pau Gasol et Kristaps Porzingis ne peuvent pas intervenir sur ce deuxième écran.

Deuxième exemple face aux Sixers. Daniel Theis vient jouer le pick-and-roll avec Shane Larkin et Dario Saric veille à rester entre le meneur adverse et le cercle, tout en contrôlant l’intérieur allemand. Sauf que le but de ce dernier n’est pas d’aller au cercle mais de placer un deuxième écran pour libérer Terry Rozier à 3-points.

Ben Simmons n’a pas du tout vu venir le piège et se retrouve donc complètement surpris par l’écran.

Même si ce n’est pas sur pick-and-roll, cette action face à Miami s’inscrit dans cette même logique. On y voit ainsi Semi Ojeleye poser un écran pour permettre à Jayson Tatum de traverser la raquette et de se placer poste bas. En fait, l’intérieur se retourne immédiatement pour placer un deuxième écran qui permet à Marcus Smart de remonter. Grâce à un autre écran d’Al Horford, et même si Kelly Olynyk a reconnu le système, le meneur peut shooter et marquer.

Là encore, il s’agit de monopoliser deux joueurs sur un premier écran, afin ainsi de neutraliser un adversaire sur un deuxième écran dans la foulée. Ici, Justise Winslow reste d’abord dans la peinture pour veiller sur Jayson Tatum, et il ne peut donc plus intervenir sur la remontée de Marcus Smart vers la ligne à 3-points sur le deuxième écran de son joueur.

LEXIQUE

Pick-and-roll : action pour un intérieur de venir poser un écran (pick) pour le porteur du ballon puis de « rouler » (roll) vers le cercle dans la foulée

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