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Magazine News Previews

[Previews] Le Jazz change de tempo

Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA. Chaque été, il y a des gagnants et forcément des perdants. Même si les dirigeants n’ont pas démérité, le Jazz est à ranger dans la deuxième catégorie puisque les coéquipiers de Rudy Gobert ont perdu deux titulaires, dont leur leader en la personne de Gordon Hayward.

À la place, débarque Ricky Rubio pour remplacer George Hill, tandis que le départ de Gordon Hayward sera comblé collectivement. Comme tous leurs adversaires directs se sont sérieusement renforcés, ce sera compliqué (mais pas impossible) d’enchaîner avec une deuxième saison en playoffs.

La vie sans Gordon Hayward

Avec une colonne vertébrale composée de Hill-Hayward-Gobert, le Jazz a retrouvé les playoffs, et s’est même permis de passer un tour, éliminant les Clippers (privés de Blake Griffin en cours de série). La suite fut bien plus compliquée puisque l’ogre Golden State a passé le balai, mais la saison 2016/17 restera comme une belle réussite, prometteuse pour la suite avec un vrai fonds de jeu, une défense redoutée de tous et un mix intelligent de joueurs confirmés et de jeunes talents.

Mais voilà, ce sera sans suite… Trop gourmand, George Hill est laissé libre, et les dirigeants récupèrent rapidement Ricky Rubio. Puis vient le tour des négociations avec l’un des principaux free agents de l’été, Gordon Hayward. Après avoir déjà failli partir aux Hornets il y a quelques années, l’ailier a cette fois-ci été au bout du processus puisqu’il a rejoint Brad Stevens aux Celtics. Le Jazz avait pourtant tout tenté pour le conserver, et même un contrat de cinq années au salaire maximum n’a pas suffi. Le Jazz prend un coup au plexus, et c’est tout un projet qu’il faut reprendre avec deux nouveaux titulaires.

Mais à Utah, comme chez le modèle San Antonio, on ne panique pas. On met les choses à plat, et on décide d’élaguer. Exit Boris Diaw et ses 7 millions de dollars. Exit Trey Lyles et Shelvin Mack. Un tiers de l’effectif qui s’en va. De quoi inquiéter les fans, mais le Jazz a déjà vécu des tremblements de terre (Deron Williams, Jerry Sloan…) et réagit vite.

Défendre pours survivre

Le départ de George Hill, certes titulaire, est le moins problématique. D’abord parce qu’il n’était là que depuis un an, mais aussi parce qu’il était fragile et souvent absent. À sa place, débarque un vrai meneur-passeur, et bon défenseur. Rubio semble taillé pour cette équipe, et il est entouré de joueurs susceptibles de profiter de ses caviars. Qu’il s’agisse de Rodney Hood sur transition, de Joe Ingles à 3-points ou bien sûr de Rudy Gobert sur les passes lobées. C’est une aubaine pour Quin Snyder de disposer d’un vrai passeur pour mettre en place ses systèmes.

Autre recrue : Donovan Mitchell. Peut-être le meilleur défenseur de cette draft, et il peut bousculer la rotation par son agressivité. Très bon en summer league, il entre parfaitement dans le moule. Dans le même genre arrive Thabo Sefolosha qui s’était un peu perdu aux Hawks, et dont l’expérience sera aussi précieuse en défense. Deux autres joueurs confirmés débarquent : Jonas Jerebko, un ailier polyvalent, costaud et bon shooteur mais aussi Ekpe Udoh, MVP du dernier Final Four d’Euroligue, idéal comme 3e rotation sous les panneaux.

Comme on peut le constater, le Jazz n’a pas remplacé Gordon Hayward, estimant que Rodney Hood est prêt à prendre le relais au niveau du scoring, tandis que Joe Ingles apportera son adresse et son intelligence de jeu. Cela permet de travailler dans la continuité même si le leadership, le volume de jeu et les qualités de « clutch player » d’Hayward feront défaut. Joe Johnson, épatant en playoffs, pourra toujours filer un coup de main lorsqu’il faudra planter des paniers importants.

Parmi les joueurs restants, il va falloir sans doute faire le ménage car il y a embouteillage. Alec Burks revient de blessure et peut prétendre à une place de titulaire. Dante Exum doit absolument franchir un palier s’il ne veut pas rejoindre le camp des « bides ». Enfin, il y a Derrick Favors qui, à 100%, peut devenir une vraie machine à double double et le parfait complément de Gobert. L’ensemble est donc costaud. Avec neuf joueurs internationaux, ça respire le basket et le message de Quin Snyder devrait passer. Le vrai souci, ce sera en attaque. On ne remplace pas Gordon Hayward d’un claquement de doigts, et l’absence d’un leader offensif peut s’avérer problématique.

Mouvements de l’été

Arrivées : Donovan Mitchell, Tony Bradley, Ricky Rubio (Wolves), Ekpe Udoh (Turquie), Jonas Jerebko (Celtics), Thabo Sefolosha (Hawks)

Départs : Trey Lyles (Nuggets), George Hill (Kings), Gordon Hayward (Celtics), Shelvin Mack (Magic), Boris Diaw

Le joueur à suivre : Ricky Rubio

C’est une année décisive pour Ricky Rubio. D’abord parce qu’il prend les rênes d’une équipe de playoffs, et c’est nouveau pour lui. Le Jazz est allé le chercher et c’est une belle marque de confiance. À lui de ne pas les décevoir.

Ensuite, parce que le meneur espagnol, titulaire depuis le début de sa carrière, va devoir franchir un palier. Minnesota l’a laissé partir contre un premier tour de draft, lui préférant Jeff Teague. Passeur génial, très bon intercepteur et intelligent dans le jeu, Ricky Rubio n’est plus un espoir, et on attend donc de lui qu’il se comporte en leader. Son duo avec Ricky Gobert peut faire des étincelles, et élever tout le niveau d’une équipe qui a besoin de repères. Un axe 1-5 efficace, c’est déjà une très bonne base, et ça permettra sans doute d’offrir plus de solutions à Quin Snyder.

 LE CINQ DE DEPART EN DEBUT DE SAISON

 LE BANC

Meneurs :Dante Exum, Raul Neto
Arrières : Donovan Mitchell, Alec Burks
Ailiers : Joe Johnson, Thabo Sefolosha
Ailiers forts : Jonas Jerebko, Joel Bolomboy
Pivots : Ekpe Udoh, Tony Bradley

MOYENNE D’AGE : 26.6 ans
MASSE SALARIALE : 111.2 millions de dollars (16e sur 30)
SI TOUT VA BIEN

Le fonds de jeu, c’est essentiel, et le Jazz a une longueur d’avance sur les Nuggets, les Wolves ou encore les Pelicans et les Clippers. Rudy Gobert, reposé, progresse encore, et dans son sillage, Utah débute parfaitement la saison et s’accroche au wagon de tête. Sa défense est encore plus étouffante que la saison passée. Rodney Hood, débarrassé de Gordon Hayward, tourne à plus de 20 points de moyenne, et le Jazz se qualifie finalement sans encombres pour les playoffs.

SI TOUT VA MAL

On ne perd pas un All-Star comme Gordon Hayward sans douleur, et l’attaque du Jazz bafouille vraiment son basket. Ricky Rubio est un super passeur mais l’équipe a besoin de pénétration et de danger extérieur de sa part pour libérer de l’espace pour Rudy Gobert et Derrick Favors. Utah souffre aussi du manque de points en sortie de banc avec un effectif finalement beaucoup trop défensif, où la hiérarchie n’est pas si lisible que ça. Face aux attaques de feu de la côte Ouest, ça se paie cash et le Jazz finit aux portes des playoffs dans une année de transition.

PREVIEWS : les équipes déjà présentées
30 – Chicago Bulls (15e Est)
29 – Phoenix Suns (15e Ouest)
28 – Atlanta Hawks (14e Est)
27 – Indiana Pacers (13e Est)
26 – Brooklyn Nets (12e Est)
25 – Sacramento Kings (14e Ouest)
24 – Orlando Magic (11e Est)
23 – New York Knicks (10e Est)
22 – LA Lakers (13e Ouest)
21 – Dallas Mavericks (12e Ouest)
20 – Philadelphie Sixers (9e Est)
19 – Detroit Pistons (8e Est)
18 – Charlotte Hornets (7e Est)
17 – Memphis Grizzlies (11e Ouest)
16 – New Orleans Pelicans (10e Ouest)
15 – Utah Jazz (9e Ouest)
Basket USA

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