Matchs
ce soir
Matchs
ce soir
BRO116
ATL104
OKC
MIN1:00
LAL
NOR3:30
Magazine News Previews

[Previews] Des Lakers en pleine métamorphose

Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA. Cette saison encore, les Lakers squattent la deuxième moitié de classement de l’Ouest et ce malgré de nets signes d’amélioration symbolisés par le retour de Magic Johnson au sommet de la hiérarchie de la franchise, et l’arrivée de Lonzo Ball, un rookie promis à une carrière d’exception.

Les premiers moves de l’ancien chef d’orchestre du « Showtime » en tant que big boss des Lakers sont cohérents, au moins autant que ceux que son protégé a laissé entrevoir sur les parquets en summer league. Suffisant pour accrocher les playoffs dans une conférence d’un tel niveau ? Sans doute pas.

Le retour de Magic, une lueur dans la nuit

Ce n’est pas leur faire injure que d’affirmer que les Lakers ont vécu l’exercice 2016-2017 dans un quasi-anonymat. Comment aurait-il pu en être autrement après le départ à la retraite en grande pompe de Kobe Bryant, légende de sa génération, marqueur indélébile de l’histoire de son sport, au terme de 20 ans de bons et loyaux services en « Purple & Gold » ? Même le retour de la lumière dans les gradins du Staples Center n’a pas rameuté les stars du tout Hollywood dans l’arène où ils avaient pris leurs habitudes lorsque le « Black Mamba » réalisait ses plus beaux exploits.

On promettait l’enfer à la relève incarnée par le trio encore un peu frêle Russell-Randle-Ingram et à son coach, Luke Walton, intronisé entraîneur en chef après un apprentissage à vitesse réelle plus que réussi pendant deux ans chez les Warriors. À l’arrivée, si le bilan comptable reste catastrophique (26v-56d, soit la quatrième saison consécutive sous les 30 victoires, du jamais vu dans l’histoire de la franchise), coach Walton peut tirer quelques satisfactions sur le plan du jeu, après avoir notamment développé un basket porté sur l’offensive qui a permis aux plus jeunes de confirmer leur potentiel.

Mais clairement, c’est depuis les coulisses qu’est venue la première lueur d’espoir avec un renfort de poids. Pour compenser le « Mamba Blues », il fallait au moins le retour dans le staff de l’une des icônes de la franchise californienne, ce qu’a réussi Jeanie Buss en rappelant Earvin « Magic » Johnson à la rescousse le 22 février dernier, moins d’un an après l’avoir démis de son rôle de conseiller spécial. Aujourd’hui, la reconstruction est définitivement enclenchée aux Lakers avec le départ de l’emblématique GM, Mitch Kupchak, remplacé par l’ancien agent de Kobe, Rob Pelinka, et l’éclosion très attendue de Lonzo Ball, meneur de jeu multi-facettes, choisi en 2e position de la dernière draft. Les trades qui ont suivi durant l’été, du recrutement peu médiatisé de Kentavious Caldwell-Pope à l’arrivée récente d’Andrew Bogut (sous contrat non garanti pour l’instant) offrent à Luke Walton un roster complet et pour le moins… intéressant.

 En attendant juillet 2018…

Les Lakers veulent se rapprocher du Top 8 de l’Ouest en misant sur un mix de joueurs confirmés et de jeunes talents, mais Magic Johnson et ses adjoints ont déjà 2018 en tête. En juillet prochain, ils auront assez d’argent pour se payer deux superstars, et outre Paul George, qui veut jouer à Los Angeles, on évoque carrément la venue de LeBron James…

Pour les Lakers, il s’agit donc d’une année pour créer les fondations pour la venue de superstar(s) pour ensuite viser le titre très rapidement. La pression sera importante sur les épaules de Julius Randle et de Brandon Ingram. Ils ont vu partir D’Angelo Russell, et ils savent qu’aux Lakers, la patience dure un temps. Pour Ingram, il s’agit de franchir un cap au poste 3 et de flirter avec les 20 pts de moyenne. Pour Randle, il s’agit d’être régulier, meilleur rebondeur et défenseur. Il doit devenir une machine à double-double, et de sa complicité avec Brook Lopez dépendra beaucoup de la bonne tenue des Lakers.

Quant à Kentavious Caldwell-Pope, il a décroché un énorme contrat sur… un an. Lui aussi devra franchir un palier pour prouver qu’il a sa place dans cet ambitieux projet. Sur le banc, il y a des éléments revanchards comme Jordan Clarkson et Luol Deng, ou encore Larry Nance Jr. Il manque juste un bon deuxième meneur de jeu pour dépasser le cap des 30 victoires, et pourquoi pas s’inviter dans la course aux playoffs face à des formations comme le Jazz, les Nuggets et les Pelicans.

 Mouvements de l’été

Arrivées : Lonzo Ball (draft), Josh Hart (draft), Thomas Bryant (draft), Brook Lopez (Nets), Kyle Kuzma (draft), Alex Caruso (G-League, 2WC), Kentavious Caldwell-Pope (Pistons), Vander Blue (G-League), Briante Weber (Hornets), Andrew Bogut (Cavaliers)

Départs : D’Angelo Russell (Nets), Timofey Mozgov (Nets), David Nwaba (Bulls), Metta World Peace, Thomas Robinson, Tarik Black (Rockets), Nick Young (Warriors)

Le joueur à suivre : Lonzo, l’an I

Avec cette gueule, ce shoot si particulier, et surtout autant de talent, l’histoire de Lonzo Ball était faite pour s’écrire à LA, dans sa ville et son club de cœur. Les quelques semaines qui ont précédé la draft ont été vécues comme un véritable feuilleton, rythmé par les facéties du papa, LaVar Ball. Et au terme d’une suspense digne de l’attribution des Jeux Olympiques, Lonzo est devenu un Laker. La hype, une des plus dingues pour un rookie sur ces dix dernières années, n’est toujours pas retombée. Attendu comme le Messie et présenté comme tel par son père, Lonzo Ball semble avoir un mental d’acier, et être insensible à la pression, comme sûr de sa force.

Sur les parquets, son histoire (déjà racontée dans une real-TV à la mode Kardashian) est déjà digne d’un scénario hollywoodien. Avec une première action sensationnelle (alley-oop pour Ingram) mais un premier match raté (2/15 au tir dont 1/11 à 3-pts). Un affront vite essuyé par le fils Ball qui a ensuite gratifié le public de Vegas de deux triple double avant de rafler le titre de MVP de la summer league (16.3 pts, 9.3 pds et 7.6 rbds par match), sans même jouer la finale.

Contrairement à Brandon Ingram, Lonzo Ball, doté d’une vision de jeu au dessus de la moyenne, paraît « NBA ready » dès cette saison. Les Lakers n’ont aucun doute sur la maturité de son basket et sa productivité à court-terme. Le trade de D’Angelo Russell vers les Nets en est le plus beau témoin.

 LE CINQ DE DEPART EN DEBUT DE SAISON

 LE BANC

Meneurs : Tyler Ennis, Briante Weber
Arrières : Jordan Clarkson, Josh Hart, Vander Blue
Ailiers : Luol Deng, Corey Brewer
Ailiers forts : Larry Nance Jr, Kyle Kuzma
Pivots : Andrew Bogut, Ivica Zubac, Thomas Bryant

MOYENNE D’AGE : 24.6 ans
MASSE SALARIALE : 106,3 millions (17e sur 30)
SI TOUT VA BIEN

Lonzo Ball est la superstar que les Lakers attendaient, dans le sens où il parvient à rendre ses coéquipiers meilleurs. À ses côtés, Ingram, Randle et les autres profitent des espaces pour exploser littéralement. Les jeunes Californiens pratiquent un basket plaisant, alimenté de contre-attaques et de shoot en première intention, comme les Warriors chers à Luke Walton.

Et quand les matchs se tendent, Brook Lopez est là pour assurer sur jeu placé. Dans la lignée de ses trois dernières saisons, le nouveau pivot californien tient le choc de la saison régulière sans blessures et permet à sa nouvelle franchise de repartir de l’avant avec un exercice encourageant (aux alentours d’un bilan à l’équilibre, conférence Ouest oblige). De quoi attirer encore une ou deux superstars durant l’été qui suit…

SI TOUT VA MAL

Lonzo Ball a du talent mais le reste de l’effectif peine à suivre. Le meneur de LA doit devenir un leader, celui qui porte son équipe dans les moments difficiles et dont le shoot, aussi bizarre soit-il, ne tremble pas. Et comme il n’a pas de mentor dans l’équipe, il est livré à lui-même. De plus, l’exigence de la conférence Ouest n’aide pas ces jeunes angelinos encore en quête de repères. La concurrence est rude et apprend la patience au rookie programmé pour briller. Au final, comme pour Ingram, Lonzo Ball passe par une saison d’apprentissage, et les Lakers n’arrivent toujours pas à retrouver l’équilibre.

PREVIEWS : les équipes déjà présentées
29 – Phoenix Suns
Basket USA

à lire aussi

Commentaires Forum (et HS)  |  +  |  Règles et contenus illicites  |  0 commentaire Afficher les commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *