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[Previews] Indiana tourne la page

Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA. On reste à l’Est avec une équipe qui a tout simplement perdu ses deux meilleurs éléments : Paul George et Jeff Teague. Même si l’effectif reste dense, ça fait beaucoup pour les Pacers qui restent sur deux revers au premier tour des playoffs.

Le début d’un nouveau cycle

Comme les Hawks et les Bulls, pourtant qualifiés en playoffs la saison passée, les Pacers entament une nouvelle ère. Paul George leur ayant annoncé qu’il souhaitait rejoindre les Lakers dans un an, les dirigeants ont paniqué, et l’ont envoyé au Thunder. Contrairement aux Cavaliers qui ont attendu la meilleure offre pour se séparer de Kyrie Irving, les Pacers ont décidé d’agir vite et ils ont récupéré Victor Oladipo et Donatas Sabonis. Un package bien modeste, et même très cher payé quand on pense au contrat d’Oladipo, qui sonne comme une transition plutôt qu’une vraie reconstruction. D’autant que George n’est pas le seul à avoir quitté le navire. Il est accompagné d’un autre All-Star, Jeff Teague, parti aux Wolves, mais aussi de Monta Ellis, Rodney Stuckey ou encore C.J. Miles. Au total, ce sont 10 joueurs qui quittent Indianapolis, et c’est tout le secteur extérieur qui a fait ses valises. Résultat, c’est désormais Myles Turner qui apparaît comme le nouveau « franchise player ». On met des guillemets car Turner n’a pas encore démontré qu’il était le type de joueur autour duquel on pouvait construire un effectif. Ce n’est pas Anthony Davis ou Blake Griffin mais il va devenir le go-to-guy et il peut franchir un cap.

Des spécialistes du banc responsabilisés

Pour entamer ce nouveau cycle, les Pacers ont donc choisi de miser sur le duo Oladipo-Turner. Leur complémentarité ne saute pas aux yeux, et de leur entente dépendra beaucoup de la réussite de l’équipe. Il faudra que Oladipo, qui retrouve son terrain de jeu universitaire, épure son jeu en attaque, tandis que Turner devra devenir régulier, et s’imposer au rebond. Physiquement, c’est du costaud et ils peuvent donner le ton en défense. Pour les entourer, les dirigeants ont choisi des joueurs d’expérience confirmés, habitués à sortir du banc. Pas des pointures mais de bons pros, comme Darren Collison et Cory Joseph à la mène, et Bojan Bogdanovic et le revenant Lance Stephenson sur les postes 2 et 3. Ce dernier espère redevenir le joueur qu’il était, et il y a une grosse prise de risque de la part de ses dirigeants. Stephenson est un « playmaker », et Nate McMillan pourrait lui donner les clés de l’équipe.

A l’intérieur, on prend donc les mêmes et on recommence avec un Al Jefferson sur une pente savonneuse, un Thaddeus Young sérieux mais pas exceptionnel et donc Turner et Sabonis. Le rookie T.J. Leaf aura du mal à trouver du temps de jeu derrière ce quatuor, et il n’aura pas un passeur de la qualité de Ball pour le mettre en valeur. Plus généralement, c’est en attaque que Indiana risque de souffrir, et ce n’est pas certain que la défense, spécialité de coach McMillan, lui permette d’accrocher les playoffs.

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Victor Oladipo et Domantas Sabonis (Thunder), Darren Collison (Kings), Cory Joseph (Raptors), Bojan Bogdanovic (Wizards), Damien Wilkins, T.J. Leaf, Ike Anigbogu

Départs : Jeff Teague (Wolves), CJ Miles (Raptors), Paul George (Thunder), Georges Niang, Kevin Seraphin (FC Barcelone), Aaron Brooks, Lavoy Allen, Monta Ellis, Rakeem Christmas, Rodney Stuckey.

LE JOUEUR À SUIVRE : Victor Oladipo

Plus que Myles Turner, c’est Victor Oladipo qui nous semble avoir les clés de l’avenir des Pacers. De retour dans l’Indiana, l’ancien arrière du Magic et du Thunder débarque avec un énorme contrat : 85 millions sur quatre ans ! C’est démesuré au regard de ses faits d’armes, et il lui faudra donc justifier ce salaire de superstar. Il aura d’autant plus de pression qu’il prend la place de Paul George avec un profil identique de « two-way player ». Sauf qu’il est deux crans en-dessous avec un shoot extérieur suspect et une fâcheuse tendance à perdre des ballons. On l’a quitté transparent face aux Rockets, et on va le retrouver en possible patron d’une franchise qui se reconstruit. Le tout aux côtés d’un Stephenson au creux de la vague et de deux meneurs de jeu habitués à jouer les doublures. En clair, Oladipo a une chance en or de s’imposer comme patron, mais il devra ne pas en faire trop. Pour l’instant, il n’y est jamais parvenu…

LE CINQ DU DÉBUT DE SAISON

LE BANC

Meneurs : Cory Joseph, Joe Young

Arrières : Lance Stephenson, Damien Wilkins

Ailiers : Glenn Robinson III, Ben Moore

Ailiers forts : Domantas Sabonis, TJ Leaf, Alex Poythress

Pivots : Al Jefferson, Ike Anigbogu

MOYENNE D’ÂGE : 26.1 ans
MASSE SALARIALE :  90.4 millions de dollars (22e sur 30)
SI TOUT VA BIEN

Jouer sans Paul George, les Pacers l’ont déjà expérimenté, et c’était il y a trois saisons. Ça ne s’était pas trop mal passé… puisqu’il avait remporté 38 matches ! Sur le papier, Nate McMillan a une équipe qui lui ressemble avec des joueurs revanchards et d’anciens remplaçants qui ne demandent qu’à jouer. S’il parvient à construire une identité défensive, les Pacers peuvent être une équipe gênante à défaut d’être géniale, et ils peuvent parfaitement se mêler dans la course à la 8e place. L’ensemble est sérieux, solide, et c’est déjà pas mal lorsqu’on veut tourner la page.

SI TOUT VA MAL

Successeur de Frank Vogel, Nate McMillan ne nous avait pas convaincus la saison passée, et sans Paul George, ni Jeff Teague, ça tourne au cauchemar. Incapable de canaliser Oladipo et de trouver des systèmes pour Turner, McMillan manque d’imagination, et les Pacers ont bien du mal à dépasser les 90 points par match. Autre problème : l’absence de hiérarchie au sein de son groupe. Collison et Joseph ont le même profil, et aucun des deux ne se détache à la mène. Stephenson est toujours aussi indiscipliné, et forcément ça coince dans une équipe en quête de repères. A l’arrivée, les Pacers font à peine mieux que les Hawks, et ils se retrouvent derrière des Nets plus disciplinés et plus collectifs.

 

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