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[Previews] Phoenix en stand by

Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA. Il y en a certaines pour qui les saisons se ressemblent à s’y méprendre. Phoenix en fait partie.

Englués dans les tréfonds de la conférence Ouest depuis deux saisons, les Suns vont selon toute vraisemblance vivre une nouvelle saison sans saveur. Rien n’a changé dans l’Arizona et c’est normal : on mise sur la jeunesse et le long terme. Impliquée dans certaines rumeurs cet été, notamment autour de Kyrie Irving, la franchise n’a pas bougé et ses fans devront donc patiemment regarder grandir leurs jeunes pousses une année de plus.

Trust The Process

Croyez-le ou non, voici ce que nous écrivions il y a un an en préambule de notre preview des Suns : « L’an dernier, tout est allé de travers dans l’Arizona. La franchise, qui voulait se baser sur une colonne vertébrale solide avec Eric Bledsoe et Tyson Chandler, a sombré au rythme des blessures de ses cadres. C’est l’ancien Clipper qui a mis le clignotant en premier, après deux mois de compétition. Ce n’était pas mieux du côté du pivot vétéran, qui a loupé trente matches la saison dernière. Si l’on ajoute à cela les absences de Brandon Knight, ça fait beaucoup. »

Si on inverse l’ordre de passage à l’infirmerie entre Bledsoe et Chandler, c’est exactement le résumé de la saison qui s’est terminée en avril dernier. Et c’est assez terrible pour les jeunes Suns qui, avec une année de plus au compteur, n’ont gagné qu’une petite victoire de plus. « Trust The Process » diront certains, mais il y a de quoi s’impatienter car si les reconstructions de Philly et Phoenix sont comparables, Dragan Bender n’est pas Dario Saric et Marquese Chriss n’est pas Joel Embiid. Au sein même de la franchise on se pose des questions, la rumeur insistante envoyant Kyrie Irving à Phoenix le prouve. Lâcher Eric Bledsoe ? Pas de soucis. Ajouter Josh Jackson dans le package ? Hors de question. La jeunesse prime dans l’Arizona.

Rien ne sert de courir, il faut tirer à point

Le 4e choix de la dernière draft vient ajouter du potentiel dans le réservoir déjà bien rempli du club, mais à la différence de ses camarades un peu plus âgés, Josh Jackson est « NBA ready » et devrait avoir un impact immédiat sur le jeu des Suns. Ce qui est une bonne chose. Mais comment espérer qu’un groupe qui n’a pas bougé d’un iota, dirigé par le même entraîneur, sera meilleur avec 5 mois et un rookie de plus au compteur ? Ce sera peut-être le cas si tout le monde reste en bonne santé – pendant que Brandon Knight passera la saison à l’infirmerie – et que les jeunes travaillaient comme des beaux diables cet été.

Ce serait bien aussi qu’Earl Watson ait potassé son système durant l’intersaison. Son équipe était la deuxième plus rapide l’an passé, pareil en terme de tirs tentés, mais dans les derniers du classement en pourcentage de réussite. Avec toujours autant d’attaquants dans l’effectif, il faudra travailler sur la sélection de tirs afin de gagner en efficacité à la table de marque mais aussi pour limiter les efforts en défense. S’ils avaient le 22e ratio offensif l’an passé, les Suns étaient 28e de l’autre côté. La défense est donc aussi à revoir pour l’entraîneur qui peut, tout de même, déjà compter sur un Josh Jackson prêt à tous les sacrifices. Mais tout ne peut pas reposer sur ses très jeunes épaules et une vraie identité défensive doit se construire autour de Tyson Chandler. Tout cela fait partie du processus de maturité qui doit mener les Dragan Bender, T.J Warren et Marquese Chriss à confirmer leur potentiel.

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Josh Jackson (4e choix de draft), Davon Reed (32e choix), Mike James (Panathinaikos)

Départs : Leandro Barbosa, Alex Len (?)

LE JOUEUR À SUIVRE : Josh ‘action’ Jackson

De la même manière que le rookie Lauri Markkanen est l’homme à suivre à Chicago, les regards seront tournés vers Josh Jackson cette année dans l’Arizona. L’ancien de Kansas tournait à 16.3 points et 7.4 rebonds l’an passé à la fac dans un poste d’ailier fort, avec des pourcentages très corrects : 54.9% dont 37.8% de loin. Des stats confirmées en Summer League avec 17.4 points et 8 rebonds, mais 42.5% de réussite aux tirs. Rien d’alarmant. La grande différence étant que le rookie commencera les matches comme ailier en NBA, avec pas mal de missions défensives en perspective. Un vrai profil « 3-and-D », très recherché aujourd’hui en NBA. Eric Bledsoe, Devin Booker et Josh Jackson peuvent-ils devenir les John Wall, Bradley Beal et Otto Porter Jr. de l’Ouest ? Le talent est là. Maintenant il faut apprendre à jouer ensemble et à se sacrifier.

LE CINQ DU DÉBUT DE SAISON

LE BANC

Meneurs : Brandon Knight (out pour la saison), Tyler Ulis
Arrières : Elijah Millsap, Peter Jok, Davon Reed
Ailiers : T.J. Warren, Derrick Jones Jr.
Ailiers forts : Dragan Bender, Jared Dudley
Pivots : Alex Len (?), Alan Williams

MOYENNE D’ÂGE : 24.7 ans
MASSE SALARIALE :  81 millions de dollars (29e sur 30)
SI TOUT VA BIEN

Avec ce groupe soudé et qui grandit ensemble depuis plusieurs années, Earl Watson parvient enfin à créer une alchimie qui fait faire des miracles aux Suns. A 100% physiquement, Eric Bledsoe assume son rôle de leader sur le terrain et met sur orbite les Dragan Bender, Marquese Chriss, T.J. Warren et autres Josh Jackson, autant de joueurs qui exploitent pleinement leur potentiel athlétique et technique. Dans l’esprit, le Phoenix 2017/18 se rapproche d’une équipe universitaire.

Devin Booker est évidement le leader offensif de cette escouade et figure parmi les meilleurs marqueurs de la ligue. L’ancien Wildcat multiplie toujours les cartons, mais plus pour rien : le garçon porte son équipe, y compris dans le money time comme son modèle Kobe Bryant. Comme chez les Sixers la saison passée, on ne va plus à Phoenix pour une victoire facile : les Suns sont devenus les poils à gratter de la conférence Ouest.

SI TOUT VA MAL

Ça part dans tous les sens à Phoenix. Tout le monde peut, et veut faire la différence seul, mais Booker, Bledsoe et Jackson n’arrivent pas à se partager le ballon. On se regarde jouer en attaque, et on regarde les adversaires jouer en défense. La confiance a complètement disparu dans le groupe, ce qui ne fait pas les affaires des plus jeunes. La progression est nulle.

Eric Bledsoe passe encore par l’infirmerie, Earl Watson est (enfin) viré à mi-saison, et la draft est encore le moment le plus attendu de l’année dans l’Arizona. Juste devant les highlights de Josh Jackson et les gros coups de chaud inutiles de Devin Booker.

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