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Après leur entame ratée, les Bleus veulent retrouver de la rigueur

Même si la France a désormais l’habitude de rater ses entrées dans les compétitions internationales, les Bleus se seraient bien passés de cette défaite inaugurale face à la Finlande. Déjà sous pression avant de défier la Grèce, les hommes de Vincent Collet vont devoir en revenir aux bases.

Pour le sélectionneur, ce premier revers est en effet à chercher dans les choses simples.

« C’est avant tout une défaite de fondamentaux avec des balles perdues qui, pour beaucoup, ne sont pas provoquées », explique le coach. « Beaucoup sont le fait de prises d’initiative individuelle impatientes, pas cohérentes. C’est arrivé souvent et les effets ont été redoutables. En première mi-temps, les Finlandais font 13/39 au tir, soit 33%. Ça veut dire qu’on a pas mal défendu sur pas mal de situations mais nous, on fait 10/21. Ça fait 18 tirs d’écart. Sur ces 18 tirs, y a dix balles perdues et six rebonds offensifs. Quand je parlais de fondamentaux, les rebonds en font partie. À la fin, on finit à égalité avec eux [au rebond] mais à différence de taille, normalement, on doit être au-dessus. Le problème, c’est que les premiers rebonds offensifs de la première mi-temps sont concédés par nos arrières, systématiquement. Dès la première action, on laisse Huff aller dunker et ça, c’est de la rigueur. On a cruellement manquer de rigueur. »

Cette après-midi, les Bleus ont eu droit à une séance vidéo en forme de débriefing, pour remettre les choses au clair.

« Dans notre montage vidéo, il y a quatre rubriques : les balles perdues, parce que c’est fondamental. Ceux qui les ont commises en particulier [5 pour Thomas Heurtel, 3 pour Vincent Poirier et Kevin Séraphin] doivent se rendre compte qu’ils avaient souvent le choix de faire autre chose et que leurs prises d’initiatives ont beaucoup coûté. Les rebonds parce qu’on n’a pas les bons comportements. On ne fait pas les boxouts [le fait d’écarter son joueur du cercle pour sécuriser le rebond] et on attend que quelqu’un d’autre prenne la balle et son propre joueur va prendre le rebond offensif. On a quand même pris une claquette de Sasu Salin… La troisième rubrique, ce sont les post-ups [travail poste bas]. On s’est fait cibler, souvent nos joueurs extérieurs, sur du post-up, et ça va se reproduire. Il faudra davantage lutter, se battre. Et la quatrième, ce sera l’attaque où on manque de rigueur sur certaines séquences. On n’a pas bien fait le switch entre la préparation et la compétition. Ce qui change en compétition, c’est la dureté, la contestation. Y en avait davantage et il y en aura encore plus sur d’autres matchs. La Finlande n’est pas connue comme étant l’équipe la plus dure. »

Un trio extérieur qui doit apprendre à partager le ballon

Tony Parker à la retraite, la France s’appuie désormais sur Nando De Colo, Evan Fournier et Thomas Heurtel en attaque. Dans Basket Le Mag, Vincent Collet parlait d’une transition entre « monarchie et démocratie ». Une transition pas toujours évidente, et qui peut connaître des soubresauts…

« On n’a pas été rigoureux sur les écrans et ce qu’il faut faire dans ces cas-là », admet le technicien strasbourgeois. « On a été léger, insouciant et on a souvent attendu que les joueurs aient la balle dans les mains pour faire quelque chose. On avait beaucoup plus de mobilité sur les derniers matchs, avec plus d’attention sur les écrans et les démarquages. »

Clé de la réussite des Bleus dans cette compétition, l’entente du trio extérieur a pêché hier soir.

« C’est clair qu’on a eu du mal dans nos relations extérieures », confirme Evan Fournier. « On était très fort dans les backdoors et, hier, ils nous l’ont totalement interdit. Le fait qu’ils sortent si fort sur le pick-and-roll, c’est la première fois que ça nous arrive depuis le début de la préparation mais c’était un bon test, parce que les autres équipes vont peut-être faire pareil. »

Pour gommer les « prises d’initiative individuelle » regrettés par Vincent Collet.

« Il y a eu un vrai manque de concentration dans ce match », conclut Nando De Colo. « On l’a vu par moment, où on était content de faire de belles choses et derrière, on oublie les petits détails. C’est une équipe qui nous a fait énormément bouger alors que nous, dans le premier quart-temps, on a trop voulu les attaquer en première intention. Il fallait davantage les faire bouger, comme on l’a fait en deuxième mi-temps. Quand il y a des consignes, il faut qu’on soit tous en accord avec ce qui est demandé. »

Propos recueillis à Helsinki

Basket USA

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