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Roman de l’été : « Michael Jordan, The Life » (1)

La saison NBA est terminée, il va falloir chasser l’ennui et trouver de quoi s’occuper sur la plage cet été. Basket USA a pensé à vous ! Comme l’an passé, nous vous offrons une sorte de roman de l’été, de longs extraits d’un livre 100% basket américain.

Après « Un coach, onze titres NBA » de Phil Jackson, nous vous proposons le deuxième ouvrage dédié à la balle orange édité par Talent Sport : « Michael Jordan, The Life » de Roland Lazenby, un bouquin de plus de 700 pages qui retrace toute la carrière de « Sa Majesté ».

Nous avons passé les premiers chapitres – qui évoquent les aïeux, l’enfance et la carrière universitaire de Mike – pour attaquer sa première année sur les parquets pros, en 1984-85.

Le roman de l’été, c’est un épisode par semaine jusqu’en septembre. Bonne lecture !

 

Chapitre 14

La ruée vers l’or

En juillet, Michael Jordan choisit pour agent Donald Dell, de l’agence ProServ, basée à Washington. Avant cette embauche officielle, David Falk, qui travaillait avec Dell et ProServ, avait déjà étudié les options de Michael pour la draft à venir. Contrairement à ce que supposait le Tar Heel, le bilan de Philadelphie s’améliora un peu, tandis que les Chicago Bulls essuyèrent deux défaites en fin de saison, contre les New York Knicks, qui leur donnèrent une meilleure position pour la draft. Les critiques ont tiré à boulets rouges sur les Bulls, affirmant qu’ils se complaisaient dans une saison catastrophique supplémentaire, très certainement suivie de choix à la draft qui le seraient tout autant.

L’architecte de ces mauvais choix de draft successifs n’était autre que le general manager, Rod Thorn. Un homme ayant beaucoup d’autodérision, originaire du sud des Appalaches et qui admettait ouvertement que son équipe traversait une longue période de difficultés pour recruter et drafter des joueurs. En 1979, les Bulls avaient 50% de chances de drafter Earvin « Magic » Johnson, qui venait de mener Michigan State au titre NCAA. Là encore, ils eurent un bilan désastreux et durent jouer à pile ou face avec les Los Angeles Lakers pour obtenir les droits du choix numéro 1. Rod Thorn choisit face, suivant en cela le vote des fans. Ce fut pile.

Thorn perdit Magic Johnson sur un lancer de pièce puis passa à côté de Sidney Moncrief dans la draft elle-même, lui préférant David Greenwood qui sortait de UCLA. Bien qu’il fût gêné par des blessures, Greenwood effectua six bonnes saisons chez les Bulls. Il tourna à 14 points et 8 rebonds sur ses cinq premières années avec l’équipe. C’étaient de bonnes stats pour un ailier fort mais elles n’étaient pas comparables à celles de Magic Johnson, qui mena les Lakers à cinq titres de champion NBA, ni même à celles de Sidney Moncrief, cinq fois All-Star.

 

Un pile ou face à 200 M$

Bien sûr, si les Bulls avaient pris Moncrief, ils n’auraient peut-être pas eu besoin de drafter un autre arrière shooteur en 1984. Néanmoins, la sélection de Greenwood par Chicago serait toujours perçue comme un choix de draft malheureux. D’après le magazine « Forbes », la valeur des Lakers pendant la douzaine d’années passées par Magic Johnson dans l’équipe grimpa de 30 millions à 200 millions de dollars. À l’époque, Jonathan Kovler, copropriétaire des Bulls, avait plaisanté en disant que c’était un « pile ou face à 25 millions de dollars ». « Il s’avéra que c’était un pile ou face à 200 millions de dollars », dit-il plus tard.

Les choses empirèrent en 1982, quand Rod Thorn drafta l’arrière Quintin Daley, de l’université de San Francisco, peu de temps avant que l’on sache que Dailey avait agressé une étudiante infirmière à l’internat de la fac. Quand il arriva à Chicago, Daley refusa d’exprimer des regrets pour ses actes. Très vite, des femmes se rassemblèrent aux matches des Bulls pour protester. Lui et un autre Bull talentueux, Orlando Woolridge, furent mis publiquement en difficulté pour usage de cocaïne. De telles calamités ont failli conduire l’équipe à l’insolvabilité au printemps 1984.

En février, Thorn avait échangé le chouchou du public, Reggie Theus, cédé à Kansas City contre Steve Johnson et un tour de draft. Presque immédiatement, le jeu de Chicago empira. Mais sa chance tourna. Les Bulls terminèrent la saison avec un bilan de 27 victoires pour 55 défaites. Ils manquèrent les playoffs pour la troisième année consécutive, ce qui alimenta les rumeurs selon lesquelles l’équipe serait vendue et déménagée de Chicago. Avec cette fin de saison de misère, Thorn bénéficiait une fois encore d’un bon tour de draft.

 

« Ce garçon a quelque chose de spécial »

« Nous n’avons pas gagné beaucoup de matches cette année, déclara Bill Blair, un coach assistant des Bulls. Mais Rod m’a rappelé qu’il y avait un gars là-bas, à North Carolina, qui était un joueur fort, très fort. Il s’est focalisé sur Michael Jordan. Rod a toujours été positif. Il était certain que ce gars allait être l’un des plus grands joueurs de tous les temps. Beaucoup de gens disaient : “Il ne peut pas jouer meneur. Il ne peut pas jouer petit ailier.” Bobby Knight affirmait la même chose. Mais Rod disait : “Ce garçon a quelque chose de spécial.” » « Personne – pas même moi – ne savait que Jordan allait devenir ce qu’il est devenu, expliqua-t-il. Nous ne l’avions pas testé avant la draft mais nous l’avions entendu. Il avait confiance en lui. Il pensait qu’il allait être bon. Il était évident que Michael croyait en lui-même mais lui non plus n’avait pas idée de combien il allait être bon. »

Une fois la saison régulière terminée, Houston et Portland étaient ex aequo pour le choix numéro 1, suivis de Chicago. Les Rockets prévoyaient de choisir Hakeem Olajuwon, l’athlétique pivot de l’université de Houston, tandis que Portland avait des vues sur le pivot de Kentucky Sam Bowie, qui avait été embêté par des blessures. « Houston avait été clair depuis le départ, ils voulaient Olajuwon, poursuivit Thorn. Un mois environ avant la draft, j’ai eu une conversation avec Stu Inman, general manager de Portland à l’époque. Stu m’a dit qu’ils voulaient Sam Bowie. Leurs médecins leur avait dit que Sam était en bonne santé. Ils avaient besoin d’un pivot et n’envisageaient pas vraiment de prendre quelqu’un d’autre. »

Les Bulls avaient le choix de draft numéro 3. Houston avait gagné le choix numéro 1 à pile ou face contre Portland. Les Trail Blazers ont donc hérité du choix numéro 2. « Nous avons eu la quasi-certitude d’obtenir Jordan lorsque Houston a remporté le tirage au sort face à Portland, expliqua Irwin Mandel qui fut pendant longtemps le vice-président des Bulls. Si Portland avait gagné le tirage au sort, ils auraient pris Olajuwon et Houston aurait probablement choisi Jordan. Je me rappelle combien Rod était excité. Il était aux anges parce que dans son esprit, il y avait une différence majeure entre Jordan et Bowie. »

« Jordan ne va pas révolutionner cette franchise »

Conformément à ces attentes, le jour de la draft, Michael fut choisi par les Bulls avec le choix numéro 3. Il a reconnu qu’il s’était présenté à la draft avec l’espoir de jouer pour les Lakers, où James Worthy était en train de devenir une star. Mais Chicago lui convenait très bien, expliqua Jordan à l’automne. « Les Lakers sont tellement fournis que je ne leur aurais sans doute pas été d’une grande aide de toute façon. »

« Jordan était disponible et ils devaient le prendre, déclara Jeff Davis, un producteur de programmes de sports télévisés de Chicago. Ils n’avaient pas le choix. Bien sûr, ce gars avait été deux fois Joueur universitaire de l’année et il avait mené North Carolina au titre. Mais personne ne savait réellement combien il était bon. » Davis a rappelé que c’était une chance que Portland drafte Bowie car il semble que Thorn aurait pris le pivot de Kentucky s’il en avait eu l’opportunité. « On aurait aimé que Jordan fasse 2,13 m mais ce n’est pas le cas, avait répondu Rod Thorn au « Chicago Tribune » à propos de son choix de draft. Il n’y avait tout simplement pas de pivot de disponible. Que voulez-vous ? Jordan ne va pas révolutionner cette franchise. Je ne le lui demanderai d’ailleurs pas. C’est un très bon joueur offensif mais pas un joueur offensif supérieurement dominant. »

C’était un jugement bizarre de la part du general manager d’une équipe qui était censée essayer de vendre des billets. L’erreur de Portland s’avéra être l’une des plus grosses bourdes de l’histoire de la draft. Stu Inman expliqua plus tard que sa décision avait l’aval de son staff, dont le coach Jack Ramsay, membre du Hall of Fame. Inman laissa entendre plus tard que le système de Dean Smith à North Carolina avait masqué le talent de Jordan, une opinion relayée par Ramsay. Quoi qu’il en soit, les coaches et le staff de Portland avaient vu Michael pendant les sélections olympiques ce printemps-là et ils l’avaient quand même manqué.

Rick Sund, general manager des Dallas Mavericks, avait vu ce dont Jordan était capable. Sund offrit la jeune star montante des Mavs Mark Aguirre en échange de Jordan. Thorn déclina l’offre. « Rod n’a même pas hésité, se rappela Sund. Il savait. »

La présence de Bobby Knight

La draft étant établie, Jordan pouvait maintenant s’investir pleinement dans les tests de sélection puis les entraînements de l’équipe olympique, qui s’étendaient de la période précédant la draft à la veille des matches programmés à Los Angeles. Jordan n’a jamais été inquiété quant à sa participation à l’équipe olympique mais il n’avait toujours pas la confiance pleine et entière de Knight après que leurs équipes respectives se furent rencontrées en huitièmes de finale du tournoi NCAA. « Après ce match, je crois que Bob a dû penser que Michael n’était pas un shooteur, commenta Billy Packer. Et dans les tests pour l’équipe olympique, il n’avait pas si bien shooté que ça. »

Bobby Knight était encore plus un coach de système que Dean Smith. « On parle d’un gars qui a joué pour Dean Smith, qui a accepté de jouer son rôle, d’effectuer certaines tâches et de se plier à un système, poursuivit le commentateur sportif dans un rire. Et cet été-là, il part jouer pour Bob Knight qui est carrément plus rigide que Dean. » Smith pouvait très certainement être rusé et manipulateur mais il se comportait toujours avec un certain degré de diplomatie. Knight avait un tempérament abrupt et emporté, ainsi qu’un ego de la taille du Hoosier Dome à Indianapolis. De plus, il était d’une très grande grossièreté. Pour beaucoup de gens, c’était un tyran vulgaire. « Coach Smith est le maître de l’attaque des quatre coins et Coach Knight est le maître du mot de cinq lettres… », plaisanta Jordan.

Dès le premier jour, Knight fit savoir à ses collaborateurs et à ses joueurs qu’il attendait d’eux la perfection. « Je leur ai dit que je me fichais de savoir qui jouait ou quel était le score, expliqua Knight. Je leur ai dit : “Je veux que cette équipe donne le meilleur de ce qu’elle peut donner et je vous pousserai de toutes les manières possibles pour obtenir ce résultat.” »

Bobby Knight, un choix curieux pour les USA

Les joueurs et le coach étaient bien assortis. Jordan sonna le rassemblement des troupes, de sa contenance sévère et d’un claquement de mains qui montraient toute sa détermination. Knight fit de même avec ses mouvements d’humeur et son cabotinage. Au vu de son comportement erratique dans les rencontres internationales, le comité supervisant le basket amateur aux États-Unis avait fait un choix curieux en retenant sa candidature. Les instances de Porto Rico avaient émis un mandat d’arrêt contre lui après une altercation avec un agent de police en 1979, aux Jeux panaméricains. Il fut plus tard condamné par contumace pour violence aggravée. Mais à présent, Knight était en mission. Il voulait affirmer la domination américaine sur le basket international. À cette fin, il avait constitué un staff de 22 coaches assistants et avait mené des sélections très poussées impliquant plus de 70 joueurs.

Charles Barkley, Sam Perkins, John Stockton, Karl Malone, Chris Mullin, Chuck Person et des douzaines d’autres joueurs de tout premier ordre enchaînèrent les entraînements, tandis que Knight supervisait les événements du haut de sa tour. Illuminant le parquet, en attaque comme en défense, par ses brillantes qualités physiques et techniques balle en main, Barkley était sans conteste le deuxième meilleur joueur de ces sélections derrière Jordan mais il semblait plus soucieux d’éblouir les recruteurs des équipes professionnelles que de réussir un gros coup avec Knight, qui ne voyait d’ailleurs en l’ailier fort d’Auburn qu’une masse de 125 kg.

Barkley, Stockton et Malone figurent parmi les légendes du basket écartées par Knight durant ces sélections. Stockton, déconcerté et en colère, dit à Barkley et Malone qu’il adorerait faire équipe avec eux et aller défier les douze joueurs que Knight avait sélectionnés. Ces douze sélectionnés dans l’équipe olympique étaient Michael Jordan, Sam Perkins, Patrick Ewing, Chris Mullin, Wayman Tisdale, Leon Wood, Alvin Robertson, Joe Kleine, Jon Koncak, Jeff Turner, Vern Fleming et Steve Alford. Jordan se vit attribuer le numéro 9 du Team USA qui remplaça son traditionnel numéro 23.

 

« Knight voulait dominer le monde du basket »

Le coach d’Indiana sentait qu’il avait l’équipe dont il avait besoin pour peser sur la scène internationale. Il dit à son ami Packer qu’il se fichait que sa formation marque 90 points dans un match aussi longtemps qu’elle n’en concédait que 30. « Il était incroyablement concentré, se souvint Packer. À l’instar de Michael, Bob était un incroyable compétiteur. Il était extrêmement bien préparé. Les gens ont oublié comment il a sélectionné cette équipe olympique. Tous les éléments du basket universitaire qu’il a rassemblés du point de vue du coaching. Il a utilisé le processus de sélection pour faire adhérer tout le monde. Bien évidemment, pour les joueurs, c’était : “Voilà la manière dont nous allons nous y prendre et de quelle façon j’attends que vous jouiez.” Et c’est ainsi qu’ils ont été dominants dans ces matches. Il ne visait ni n’espérait gagner une médaille d’or. Il voulait dominer le monde du basket. Et c’est ce qu’ils ont fait. »

Ce sont véritablement les matches exhibitions avant les Jeux, contre des joueurs NBA, qui ont permis à Packer de voir l’émergence de Michael Jordan de l’intérieur. Ses nombreuses années de retransmissions télévisées et son amitié avec Knight lui firent bénéficier d’une place au bord du terrain lors des neuf matches fascinants qui précédèrent les Jeux de Los Angeles, organisés par Larry Fleisher, le directeur juridique de la NBA. « Ce qui arrive quelquefois quand vous disputez un match exhibition avec des gars de NBA, déclara Packer, c’est qu’ils font juste acte de présence cet après-midi-là. Ils enfilent un maillot et jouent en marchant. Mais là, ç’a été une rivalité d’enfer pendant une période de trois à quatre semaines. »

Knight et Jordan ont été les figures de proue de cette montée en puissance. La tournée exhibition commença fin juin à Providence, au Rhode Island, et fit étape à Minneapolis et Iowa City avant de se poser à Indianapolis pour un match devant une foule monstre, le 9 juillet. « Quand nous sommes arrivés à Indianapolis, la sélection olympique avait gagné quatre matches, ajouta Packer. Les pros voulaient mettre un terme à cette série victorieuse ce soir-là. Larry Fleisher ne voulait pas voir la NBA perdre contre une bande de gamins de fac. »

 

Jordan prend le contrôle

Fleisher enrôla Larry Bird, Magic Johnson, Isiah Thomas et plusieurs autres stars, ce qui contribua à rendre électrique l’atmosphère dans les gradins du Hoosier Dome, remplis par des milliers de fans. Pete Newell, l’ancien mentor de Knight et l’un des coaches assistants du Team USA, était passé au vestiaire des Olympiens avant le match. Puis il était allé voir Packer. « Ma parole, je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi frénétique de ma vie ! », confia Newell à Packer à propos de Knight. Malgré l’effectif prestigieux de leurs adversaires professionnels, les Olympiens l’emportèrent une nouvelle fois à Indy.

Le véritable test s’est déroulé à Milwaukee, poursuivit Packer. « Je n’avais jamais vu Michael réaliser une vraie grosse performance offensive avant ce soir-là, à Milwaukee, contre la sélection NBA. C’était la première fois que je le voyais jouer à ce niveau offensivement. Il a reçu un coup sur le nez de Mike Dunleavy Sr, qui attaquait le panier. Ce match était incroyablement brutal. Oscar Robertson coachait l’équipe NBA. Bobby Knight s’est fait éjecter à la suite de cette action. Michael saignait du nez. Dans le même temps, le ballon a rebondi jusqu’à Knight. Ce dernier l’a mis dans son dos et a refusé de le redonner aux arbitres. Alors, ils l’ont exclu du match. Oscar et lui se défiaient vraiment l’un, l’autre. Dans ce match, on avait adopté la règle de la non-exclusion pour cinq fautes. Les vieux briscards de NBA ont vraiment matraqué les petits jeunes de la sélection olympique. »

Un temps mort a été demandé tandis que les coaches assistants tentaient de s’organiser après le départ de Knight, se souvint Packer. « Ils sont revenus sur le parquet et Michael a pris le match à son compte, comme si les gars de la NBA allaient le laisser faire. C’était incroyable ! C’était la première fois que je voyais Michael Jordan, le véritable grand attaquant, même si je l’avais vu jouer avant, au lycée et pendant trois ans à l’université. Je n’avais jamais vu cette facette de lui, qui lui permettait de prendre le contrôle d’un match. Bobby non plus sur le banc. Michael était sorti de sa boîte et il semblait nous dire : “Je me fiche du système, je prends ce match à mon compte.” Et il l’a fait. »

 

Bobby Knight et Pat Riley bluffés

La sélection olympique arriva à Phoenix, pour le dernier match exhibition, avec un bilan de 8 victoires pour 0 défaite. « Et contre des équipes NBA, dit Packer. Ce n’était pas des équipes de bric et de broc. Au moment de l’exhibition de Phoenix, Bob et moi avons eu une conversation. Il s’était mis à croire dur comme fer en Michael. Il m’a dit : “Je vais te dire le fond de ma pensée sur Michael. Avant, j’avais des doutes sur lui mais je suis convaincu qu’il va devenir le plus grand basketteur qu’on ait jamais vu.” » Knight ne disait rien de ses joueurs olympiques aux journalistes car il ne voulait pas mettre en péril l’équilibre de l’équipe avec des problèmes d’ego. Il avait tout de même admis devant eux après les matches exhibitions : « Michael est un très grand joueur de basket. »

La sélection olympique gagna le dernier match à Phoenix 84-72. Jordan marqua 27 points en plantant notamment un dunk sur contre-attaque, poursuivi en vain par Magic Johnson. Sur une autre séquence, il glissa le ballon à Patrick Ewing poste bas, côté gauche, puis réussit à bondir côté droit, monter au cercle et convertir, sur une seconde chance, le tir raté par Ewing. Action après action, Jordan faisait du grand spectacle. « Les gars de NBA se tenaient là, debout, à le regarder », dit son coéquipier Jon Koncak à un journaliste. Le coach des Lakers, Pat Riley, qui était sur le banc des stars NBA ce jour-là, affirma après coup : « C’est le joueur le plus doué que j’aie jamais vu jouer au basket. »

Michael confia plus tard que le défi physique de ces matches exhibitions l’avait préparé à foncer bille en tête dès sa première saison en NBA. Packer fit remarquer que l’effectif de Knight n’avait pas de véritable meneur mais plutôt un agrégat de joueurs polyvalents, dont le plus polyvalent était Jordan, capable d’évoluer à trois postes : meneur, second arrière et petit ailier.

A suivre…

 

Roland Lazenby, « Michael Jordan, The Life », 726 pages, 32 euros, 13,99 euros en format numérique (ePub).

En vente en librairie, dans les grandes surfaces et sur les sites de vente en ligne.

Talent Sport

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Autres livres de basket disponibles

> Phil Jackson, « Un coach, onze titres NBA » (sorti le 14 mai 2014)

> Jack McCallum, « Dream Team » (sorti le 8 juin 2016)

> Kent Babb, « Allen Iverson, not a game » (sorti le 9 novembre 2016)

> Jackie MacMullan, « Larry Bird-Magic Johnson, quand le jeu était à nous » (sorti le 31 mai 2017)

 

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