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Les Cavaliers face aux ruses de Golden State

On a déjà beaucoup parlé de la difficulté pour les adversaires de Golden State de contrôler leur attaque, faite de mouvements et de leurres. Kobe Bryant l’a très bien détaillé dans sa vidéo « Golden Democracy », expliquant que le jeu offensif des Warriors finit par épuiser ses adversaires, qui doivent communiquer à la perfection pour les contenir.

Dans un nouvel article, Ben Falk détaille comment l’équipe de Steve Kerr punit les Cavaliers, notamment sur jeu rapide.

Car le moindre mauvais choix est sanctionné.

Ce fut particulièrement criant lors du Game 1, où Kevin Durant s’est souvent retrouvé complètement seul dans la raquette. Les Cavaliers ont fait un meilleur travail lors du Game 2, avec des aides plus agressives qui ont poussé les Warriors à perdre davantage de ballons. Mais Golden State a plus d’un tour dans son sac, à l’image de ce subtil système.

Il s’agit ainsi d’une variation de la « Motion Weak Offense » que Steve Kerr a côtoyée chez les Spurs. À San Antonio, on l’utilise pour libérer directement un extérieur, qui passe dans la raquette puis remonte vers la ligne à 3-points.

Un écran avant le pick-and-roll pour supprimer l’aide

Lors du Game 2, les Californiens l’ont eux mise en place afin d’éliminer l’aide sur un pick-and-roll. Car alors que Stephen Curry transmet le ballon à Klay Thompson et que celui-ci le donne à Draymond Green, le meneur se dirige vers le centre de la raquette. Il remonte ensuite vers la ligne à 3-points, toujours suivi par son défenseur Kyrie Irving mais également par Zaza Pachulia, qui est chargé de jouer le pick-and-roll avec le double MVP dans la foulée…

La nuance, c’est que Kevin Durant est venu poser un écran sur Kevin Love, chargé du Géorgien, et que l’intérieur des Cavaliers ne peut pas suivre son joueur. Stephen Curry et Zaza Pachulia peuvent donc jouer un deux-contre-un à l’extérieur.

Ben Falk note d’ailleurs que le fait que les Warriors mettent en place différents écrans en même temps, lors de leurs actions offensives, empêche les Cavaliers de pouvoir aider correctement puisque tous les défenseurs sont mobilisés.

Des pistes pour Cleveland… mais aussi la fatigue de LeBron James

Tout n’est pourtant pas noir pour Cleveland, qui a trouvé quelques pistes de travail lors de ces deux premiers matchs. L’utilisation de Richard Jefferson sur le pick-and-roll a ainsi plusieurs fois bien libéré LeBron James, alors que les Cavaliers ont également su utiliser la menace de Kyle Korver pour piéger à leur tour la défense de Golden State.

En demandant au King d’attaquer le cercle dès que possible, Cleveland a également réussi à bien débuter le Game 2, provoquant les fautes de Kevin Durant, Draymond Green ou encore Klay Thompson en première mi-temps.

Le problème, c’est que si cette stratégie a permis aux Cavaliers de s’accrocher pendant les 24 premières minutes, elle a semblé épuiser le quadruple MVP. Alors qu’il avait pris 13 tirs dans les deux premiers quart-temps, tous dans l’attaque du cercle, il n’en a pris que 7 après la pause, dont seulement trois en attaquant le panier. Lorsqu’il est sorti, à la fin du troisième quart-temps, il semblait d’ailleurs à court de souffle et paraissait totalement exténué.

Est-il encore un peu malade, après avoir été gêné dans la série face à Boston ? Ou est-ce simplement le rythme imposé par les Warriors qui l’a mis sur les rotules ? En tout cas, les Cavs auront besoin qu’il soit à 100% demain, pour le Game 3.

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