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Comment Boston a piégé l’agressivité défensive des Wizards

Dans sa dernière vidéo, Coach Daniel revient sur un phénomène très intéressant lors de la série entre Boston et Washington. En effet, alors qu’ils avaient initialement décidé de couvrir le pick-and-pop entre Isaiah Thomas et Al Horford de façon classique lors du Game 1, les Wizards ont vite changé leur fusil d’épaule, l’espace laissé au pivot ayant été contre-productif.

À partir de la fin du Game 1, Washington a donc décidé d’envoyer un troisième joueur sur Al Horford (ou tout autre intérieur fuyant capable de poser un écran puis de s’écarter). Les Wizards misaient ainsi sur le fait de ne pas laisser d’espace à leurs adversaires, puis sur leurs rotations pour ensuite couvrir d’éventuels décalages dans leur dos.

Mais comme dans une partie d’échecs, Brad Stevens et ses hommes se sont petit à petit adaptés.

Court-circuiter l’aide sur Al Horford

Lors du Game 7, ils ont d’ailleurs décidé de punir l’agressivité des Wizards sur le pick-and-pop. Ainsi, en comparant le nombre de possessions qui se sont terminées par une coupe vers le cercle et le nombre de possessions qui ont fini par un tir extérieur suite à une pénétration dans les différents matchs de la série, on repère vite le changement de stratégie.

On voit clairement que lors du Game 7, Boston a en effet multiplié les coupes vers le cercle. En effet, les Celtics se sont servis du troisième homme, envoyé par les Wizards pour couvrir le pick-and-pop, afin de créer un surnombre ailleurs.

L’action suivante l’illustre d’ailleurs parfaitement. On y voit Isaiah Thomas et Al Horford jouait un pick-and-pop classique, défendu par Bradley Beal et Marcin Gortat. Le Polonais bloque la pénétration tandis que Markieff Morris vient en aide sur le pivot qui s’écarte, afin de ne pas lui laisser l’espace pour dégainer, s’il est servi.

À ce moment-là, Kelly Olynyk coupe lui vers la ligne de fond. C’est ce qu’ont systématiquement fait les joueurs de Brad Stevens dans la fin de la série, et notamment lors du dernier match. Au lieu de rester dans leurs spots habituels en attendant que le ballon circule derrière la ligne à 3-points, avec le risque que les rotations des Wizards ne parviennent à compenser l’agressivité initiale, Boston a donc décidé de court-circuiter l’aide en prenant la défense dans son dos.

Grand bonhomme du dernier match avec 26 points, Kelly Olynyk a ainsi grandement bénéficié de cette stratégie.

Les autres pièges de Brad Stevens

Dans une vidéo précédente, Coach Daniel était également revenu sur les systèmes de Brad Stevens en sortie de temps mort. Très inventif, le coach de Boston n’hésite ainsi pas à utiliser Isaiah Thomas en poseur d’écrans, comme Golden State aime le faire avec Stephen Curry. Une technique qui surprend toujours l’adversaire et qui pose souvent problème.

D’autant que l’entraîneur aime aussi varier les plaisirs avec également des faux écrans des meneurs. On voit ainsi souvent Marcus Smart venir placer un écran dans la raquette… afin de recevoir le ballon pour en fait poster.

Bref, l’attaque des Celtics regorge donc de fausses pistes et de subtilités, qui lui permettent de s’adapter à quasiment toutes les situations. À partir de ce soir, on verra si cela suffit pour tenir le choc dans la finale de conférence Est face à LeBron James et aux Cavaliers, qui n’ont eux pas besoin de toutes ces variantes pour torpiller leurs adversaires.



Lexique : un pick-and-pop est une action au cours de laquelle le joueur qui pose l’écran s’écarte ensuite vers l’extérieur pour recevoir le ballon et pouvoir ainsi shooter de loin, par opposition au pick-and-roll, où le joueur qui pose l’écran « roule » en direction du cercle pour marquer près du panier

Basket USA

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