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Gary Trent Jr., au nom du père

Surnommé le « Shaq de la MAC », Gary Trent Sr. a connu une carrière NBA respectable. Plus de 500 matchs à 8 points et 4 rebonds, de Portland à Minnesota, en passant par Dallas et Toronto. Mais ce n’est rien à côté de ce qu’il a dû surmonter en dehors des parquets. 

Dealer de crack à 12 ans

« [Ma mère] m’amenait à un coin de rue et me déposait », se souvient Trent dans l’Undefeated. « Je me souviens du tableau de bord de sa [Cadillac] Fleetwood et il était 3h17 du matin. Je sortais de la voiture. Et elle me disait, je te vois quand tu rentres à la maison. J’ai ramené 180 dollars avant de rentrer. Il était environ 5h du matin. Je me suis endormi sous le porche. Et chaque nuit, c’était la même chose. Ma mère faisait sa cuisine et coupait [le crack]. Elle me réveillait vers 3,4 ou 5h du matin… »

A 12 ans, Gary Trent vendait du crack dans les rues de Columbus, en Ohio. Son père derrière les barreaux, et sa mère accroc à la cocaïne, le jeune Gary a rapidement dû se blinder. Avec un grand-père mort alcoolique et une grand-mère qui a tué son propre fils, Trent Sr. s’est construit seul. En voulant échapper à ce chaos…

« Je n’ai pas honte de ma famille. Ils ont simplement choisi d’être des gangsters. »

Fuyant cette atmosphère toxique, Trent ira d’abord chez sa tante en dehors de la ville. Mais, elle aussi accroc et utilisant la paye de son neveu (alors employé de fast food) pour acheter du crack, Trent n’a qu’une envie : partir !

Son voeu est exaucé par un coup de fil du coach de l’Université d’Ohio qui lui offre une bourse pour venir renforcer son équipe de basket. Déjà très costaud, Gary Trent devient monstrueux et gagne ainsi son surnom de « Shaq de la MAC » (Mid-Atlantic Conference)…

« Je me disputais avec ma tante un soir car elle était défoncée. Elle me prenait mes chèques et mes coupons alimentaires pour acheter de la drogue. J’étais en train de pleurer et coach Hunter m’a appelé. Je ne l’avais jamais rencontré, jamais même parlé. Je lui ai demandé si son équipe était en Division I, si elle jouait contre Ohio State et Michigan, si elle jouait ce tournoi de fin d’année… Je ne savais même pas comment ça s’appelait ! Il m’a dit que oui, ajoutant même qu’on pourrait gagner le titre si on trouvait les bons joueurs. Je lui ai demandé si on passerait à la télé. Il a répondu : si on se qualifie pour le tournoi. J’ai alors donné mon accord, sur le champ, au téléphone, sans avoir jamais rencontré le mec. Je ne savais même pas où le campus était… »

Gary Trent Jr., futur étudiant à Duke

Récupéré à la petite cuillère, Gary Trent Sr a connu des hauts et des bas durant sa carrière. Mais ce qu’il a toujours défendu bec et ongles, c’est sa relation privilégiée avec son fiston : Gary Trent Jr. Ce dernier a donné son accord pour évoluer à Duke l’an prochain.

Parmi les meilleurs lycéens du pays, Trent Jr. a décroché des sélections au McDonalds All-American Game, au Jordan Brand Classic et au Nike Hoop Summit. Bref, le gamin suit les traces de papa… sans les heurts d’une vie infernale en dehors des parquets.

« Il parle tout le temps de son enfance. Quand mes frères et moi, on commence à se plaindre de quelque chose, il dit toujours que lui n’avait pas ci ou ça. Il nous raconte des histoires folles, qu’on a encore du mal à croire. Mais heureusement, on n’a pas eu à grandir dans de telles conditions. Il a travaillé dur pour mettre sa famille à l’abri de tout ça. Et je l’en remercie ! »

Rapidement mis au parfum, dès l’âge de 6 ans, avec des tours de piste un ballon en main pour apprendre à maîtriser son dribble, Trent Jr. a grandi dans les meilleures écoles et pour sa dernière année de lycée, il est tout simplement devenu un des meilleurs joueurs du pays.

« Gary est déjà mûr physiquement », estime Mike Krzyzewski. « Il est costaud et peut scorer. Mais il peut aussi défendre. Et c’est ce qui m’a le plus impressionné : il veut défendre sur le meilleur extérieur adverse tout en continuant à scorer. Il veut devenir un joueur exceptionnel. Il aime progresser et ne veut pas sauter d’étapes. »

De toutes manières, le paternel ne sera jamais très loin derrière pour remettre son fiston dans le droit chemin. Après un tel parcours du combattant, Gary Trent Sr. ne risque pas de laisser son Junior dilapider ce bel héritage… Pour le papa qui dealait du crack à 12 ans, avoir un fiston étudiant à Duke, c’est plutôt pas mal !

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