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Nicolas Batum se souvient de ses débuts en NBA…

À l’automne 2008, un frêle mais prometteur Nicolas Batum posait ses valises à Portland pour faire de son rêve NBA une réalité. Neuf saisons et trois contrats plus tard, le rookie a endossé le rôle du vétéran bienveillant, distillant à ses jeunes coéquipiers une sagesse forgée au fil des années.

Désormais chevronné dans l’univers NBA, le Français se remémore pour Basket USA son arrivée dans la grande ligue. Quelles étaient ses appréhensions ? Sur qui a-t-il pu compter pour apprendre les rouages d’un mode de vie unique ? Car jouer au basket n’est pas le problème, ce sont tous les à-côtés qu’il faut savoir maitriser pour durer face au calendrier titanesque auquel les joueurs NBA se retrouvent confrontés.

Le conseil de Brandon Roy

« Quand je suis arrivé en NBA, j’avais la grande appréhension de savoir comment j’allais pouvoir gérer l’accumulation des matchs et le rythme de la saison. C’était ma seule grosse crainte, » nous explique Nicolas Batum. « En tant que rookie, c’est vraiment difficile de gérer cet aspect-là parce que tu ne sais pas comment t’y prendre. Les voyages, les back-to-backs, les cinq matchs en sept jours dans cinq villes différentes. C’est vraiment ça le plus dur à apprivoiser. Maintenant, neuf ans plus tard, je ne dirais pas que c’est facile, mais j’ai appris à gérer la succession des matchs et des déplacements. »

Rookie de Brandon Roy à son arrivée chez les Blazers, le produit du MSB se souvient du premier conseil de son vétéran. Cette leçon a toutefois mis du temps à germer dans l’esprit de son protégé. Avec le recul, Nicolas Batum confirme pourtant volontiers que celui qui faisait à l’époque partie des cinq meilleurs arrières NBA avait entièrement raison.

« Dès mon arrivée à Portland, dès le début, il m’a donné un conseil clef : prendre la nutrition au sérieux, » partage-t-il avec un sourire en coin. « Le seul problème, c’est que quand tu as 18, 19, 20 ans, tu peux manger n’importe quoi, tu arrives quand même à vite récupérer. Par contre au bout de quatre, cinq années en NBA, tu commences vraiment à sentir la fatigue qui s’accumule. J’étais pas très bon dans le domaine de la nutrition et c’est vraiment à ce moment-là que j’ai commencé à faire attention. Ça m’a permis d’enchainer les saisons et d’éviter les grosses blessures. »

Monty Williams, son vrai mentor

Si l’ailier de Charlotte a également pu observer les habitudes d’entrainement de son ainé, c’est surtout sa rencontre avec Monty Williams, alors assistant de Nate McMillan, qui a marqué son début de carrière. L’ancien entraineur des Pelicans, aujourd’hui dans le staff de Gregg Popovich à San Antonio, est d’ailleurs toujours dans le coin du Français en cas de besoin.

« On a vite développé une relation très très forte, et il a eu une grande influence sur moi. Encore aujourd’hui, c’est la personne vers qui je me tourne si j’ai des questions ou quand je suis dans une mauvaise passe alors que ça fait cinq ans qu’il ne me coache plus. »

Au détour de rencontres fortuites, et évidemment grâce à son talent et ses performances, Nicolas Batum a donc eu la chance d’acquérir très tôt les enseignements nécessaires à sa longévité en NBA. À l’instar d’un Tony Parker ou d’un Boris Diaw, il est également devenu, par la force des choses, un témoin privilégié de la passation de pouvoir entre la génération des Kobe Bryant, Tim Duncan, ou encore Kevin Garnett à celle des LeBron James, Dwyane Wade et maintenant celle de Stephen Curry et Russell Westbrook.

Entre temps, la NBA a également considérablement étendu son influence internationale, et Nicolas Batum y trouve une relation directe de cause à effet sur les stars de demain.

« Je parlais de ça avec mon assistant GM, et je lui disais que toutes les prochaines superstars de la NBA, il n’y a en aucune qui est américaine. Bon, à part quelques exceptions comme Booker, » nous fait-il remarquer. « Entre Anthony-Towns, Embiid, Porzingis, Antetokounmpo qui est encore très très jeune, Booker va être vraiment fort… Il y a plein de jeunes qui montent. J’allais oublier Wiggins et LaVine, et même Saric qui est un peu dans l’ombre d’Embiid, mais qui va faire très mal. Je trouve que c’est une bonne chose. Ça prouve une nouvelle fois que le basket continue de se développer dans le monde entier. »

Propos recueillis à Oakland

Basket USA

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