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Que retenir du premier tour des playoffs ? Dwyane Wade, Stephen Curry et les autres…

curry-wadeAlors que les demi-finales de conférence viennent tout juste de débuter, Basket USA vous propose un bilan du premier tour des playoffs. Il faut dire que les premières séries ont été animées, même s’il n’y a eu qu’une seule surprise.

Mais entre les blessures, les performances individuelles et les embrouilles, il s’en est passé des choses.

La performance de Dwyane Wade lors du Game 6

Le Heat est mené 3-2 et doit aller s’imposer à Charlotte pour rester en vie dans cette série. Après trois victoires consécutives, les Hornets mettent à nouveau la pression aux Floridiens dans un « money time » étouffant. Avant le match, Dwyane Wade avait expliqué qu’il ne savait pas vraiment comment son équipe allait réagir.

Sans Chris Bosh, avec un groupe assemblé depuis le départ de LeBron James, « Flash » avait des doutes sur le mental de ses coéquipiers et leur capacité à se transcender, ou juste à ne pas se faire écraser par la pression de ces instants.

Mais chambré par un supporter un peu trop véhément, Dwyane Wade va prendre en main cette fin de match tendue. Avec deux tirs à trois points puis un fadeaway face à la très bonne défense de Courtney Lee, il fait basculer la série et rappelle à tout le monde qu’il est dans le Top 5 des meilleurs arrières de l’histoire de la ligue. Lui qui n’avait pas rentré un tir de loin depuis plus de quatre mois surprend tout le monde et s’offre un bon shoot d’adrénaline. Ainsi qu’à ses fans.

Les blessures de Stephen Curry

Le titre 2016 se jouera-t-il sur une flaque de sueur lituanienne ? MVP en titre et sans doute double MVP dans quelques jours, Stephen Curry a d’abord vu ses chevilles lui jouer de nouveaux tours. De retour lors du Game 4, le meneur s’est ensuite fait une entorse du genou, glissant sur la traînée de sueur laissée sur le parquet par Donatas Motiejunas…

Depuis, l’expert du tir à trois points multiplie les messages optimistes, vise le Game 3 contre Portland et son équipe assure en son absence, Klay Thompson démontrant qu’il est bien plus qu’un simple lieutenant.

Mais sans un Stephen Curry en pleine possession de ses moyens et en rythme, les Warriors peuvent-ils passer l’obstacle Spurs, qui semble destiné à se dresser sur leur route ? C’est sans doute la question que se posent beaucoup de fans.

La poisse éternelle des Clippers

13087111_10154841511744251_3838793678725319652_oDeux victoires bien acquises à domicile, Stephen Curry qui se blesse à côté et on commence à se demander si ce n’est pas l’année des Clippers…

Et puis patatras ! Chris Paul s’emporte le doigt dans le maillot de Gerald Henderson, la cuisse de Blake Griffin rechute et voilà l’autre franchise de Los Angeles privée de ses deux stars. Forcément, la suite de la série sera un long chemin de croix, même si les remplaçants de Doc Rivers lutteront jusqu’au bout, les armes à la main.

Dans le dernier match, Austin Rivers laissera d’ailleurs ses tripes sur le terrain, et pas mal de sang. Ouvert à l’arcade, le fils du coach a terminé le match avec 11 points de suture de fortune, gagnant le respect de beaucoup de critiques. Dans cette situation, les Clippers ont peut-être découvert le supplément d’âme qui semblait leur manquer jusqu’à présent. Ou peut-être que ce remake de MASH est le dernier épisode pour ce groupe.

LeBron James en mode playoffs

À 31 ans, après être arrivé en NBA à 18 ans et avec cinq Finales consécutives au compteur, LeBron James a appris à ménager la monture. Commençant la saison tranquillement, le King est depuis monté en puissance avec des Cavaliers qui n’ont pourtant pas connu une saison de tout repos et qui se sont remis en question après les défaites face à Golden State.

À l’Est, le King a néanmoins sa couronne solidement vissée sur la tête. L’intrépide Stanley Johnson pensait être dans sa tête, les Pistons ont tenté de la jouer physique mais le quadruple MVP ne pense qu’au titre et il a beaucoup trop d’expérience pour se laisser déstabiliser à ce stade des playoffs. Le résultat, c’est une série à 22.8 points, 9 rebonds et 6.8 passes de moyenne où il a surtout cherché à mettre Kyrie Irving et Kevin Love en confiance pour la suite des évènements.

Chaque détail a son importance et, du côté de l’Ohio, LeBron James tient solidement les comptes.

La grâce de Paul George

En NBA, certains joueurs sont parfois des comètes, consumées beaucoup trop vite par les blessures. Derrick Rose en est un exemple et lorsque l’ailier des Pacers s’est brisé la jambe, lors du camp de Team USA, beaucoup se demandaient s’il pourrait jamais totalement revenir à son meilleur niveau.

Deux ans plus tard, la réponse est clairement oui. Même s’il a finalement été éliminé par les Raptors, PG-13 a clairement montré qu’il était le meilleur joueur sur le terrain. Royal dans le Game 1, toujours aussi fluide et gracile, l’ancien MIP s’est réaffirmé dans son statut de superstar de la ligue. Il ne manque plus qu’à Larry Bird à mieux l’entourer pour que ses duels face à LeBron James retrouvent leur saveur.

On pourra alors définitivement tirer un trait sur ce 1er août 2014 noir.

Les Raptors face à leurs démons

Deuxième de leur conférence, enfin solide défensivement avec un banc renforcé et capable de prendre le relais des titulaires, Toronto a longtemps mis la pression à Cleveland en tête du classement à l’Est.

Face à des Pacers pourtant limités offensivement, et quasi-exclusivement portés par Paul George, les Raptors ont pourtant galéré et ont manqué de peu de passer à la trappe. Il a fallu qu’un rookie, Norman Powell, rentre quelques tirs décisifs et gêne bien l’ailier adverse, pour offrir de l’air à des Canadiens comme asphyxiés par la pression.

Brillant en saison régulière, le duo Kyle Lowry – DeMar DeRozan a encore toussé et Dwane Casey a sans doute eu très chaud. Après avoir été éliminé par Brooklyn il y a deux ans puis sweepé par Washington l’année dernière, chaque fois avec l’avantage du terrain, Toronto a évité de justesse une nouvelle élimination en tant que favori. Après le match, le coach a d’ailleurs sorti une vieille technique sioux, tapant sur la presse, accusée d’avoir enterré trop vite son équipe.

Un moyen de remobiliser son équipe avant d’affronter Miami, qui a aussi eu chaud aux fesses.

Les Mavericks dans la tête du duo Westbrook/Durant

Si les séries Toronto – Indiana et Miami – Charlotte ont été très disputées, le reste du premier tour a par contre respecté la logique, avec notamment quelques séries à sens unique, comme du côté de San Antonio.

À Dallas, ce fut un peu particulier. Diminués et largement dominés dans le duel athlétique, les Mavericks ont décidé de pourrir le jeu face au Thunder du duo Russell Westbrook – Kevin Durant. Entre les provocations de Charlie Villanueva, les coups et les déclarations de Mark Cuban, les Texans ont tenté de rentrer dans la tête des deux stars adverses. Ce n’était d’ailleurs pas loin de fonctionner, la paire d’OKC ayant souvent paru sur les nerfs dans cette ambiance délétère.

Au final, c’est pourtant bien le Thunder qui s’est imposé pour obtenir le mot de la fin.

« Il [Charlie Villanueva] a beaucoup parlé mais maintenant, il peut rentrer chez lui, faire ce qu’il a à faire, se préparer pour la saison prochaine, à rester assis pour regarder 82 matchs sur le banc, comme il l’a fait cette année », expliquait Russell Westbrook. Et Kevin Durant de conclure : « Il ne sera peut-être même plus dans la ligue ».

Basket USA

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