Matchs
ce soir
Matchs
ce soir
BRO116
ATL104
OKC
MIN1:00
LAL
NOR3:30
Magazine News Reportages

Au coeur de la parade des Golden State Warriors

stephen-curry-paradeDu jaune et du bleu partout, quelques maillots de Jason Richardson et Monta Ellis au coeur de la marée « Curry » et une odeur persistante de marijuana. C’est sous le soleil et au milieu des sourires que la ville d’Oakland a célébré ses héros.

En voiture, sur des bus ou des chars en forme de tramway, les légendes (Rick Barry…), les membres de l’organisation, quelques invités (Marshawn Lynch) et bien sûr les champions NBA ont paradé au coeur de la ville, devant environ 500 000 personnes. Sur les trottoirs, des vendeurs à la sauvette proposaient toutes sortes de T-Shirts ou des hot dogs dans des barbecues improvisés. Le tout dans une ambiance joyeuse qui tranchait franchement avec les craintes qui ont suivi le Game 6, les médias rappelant les débordements qui ont fait suite au titre des San Francisco Giants, l’an passé.

Près d’un demi-million de personnes dans les rues d’Oakland

« C’était à San Francisco », précise Traci en levant les yeux au ciel. « Là-bas, quand ils fêtent quelque chose, ils aiment retourner les voitures et brûler des choses. Oakland aime juste faire la fête ».

Aux Etats-Unis, la ville a pourtant mauvaise réputation. Gangrenée par les gangs, elle est toujours classée parmi plus dangereuses du pays. Durant la parade, trois personnes ont ainsi été blessés par un tireur à quelques centaines de mètres du défilé. Mais Jane, qui a grandi à Detroit avant de déménager dans la Baie, confirme l’avis de Traci.

« J’ai célébré le titre des Pistons à Detroit en 2004 et c’était la même ambiance qu’aujourd’hui. Les familles étaient venues avec les enfants pour faire la fête et voir les joueurs. À Michigan State [l’université du Michigan], il y a toujours des débordements lorsqu’il y a des victoires, avec des voitures brûlées et des affrontements avec la police. C’est une mentalité différente, un peu comme entre Oakland et San Francisco ».

Des fans qui ne veulent pas d’un déménagement à San Francisco

Le long des barrières, Jim tient d’ailleurs une pancarte « Stay In Oakland ». Il s’époumone lorsque Joe Lacob et Peter Guber, les deux propriétaires, passent en voiture et saluent la foule, le premier répétant que l’ambiance est dingue pendant que le second promet d’autres titres. Seront-ils toujours fêtés à Oakland ? Les deux hommes ont en effet pour intention de déménager la franchise à San Francisco, de l’autre côté du Bay Bridge, à l’horizon 2018.

« C’est juste pour le marketing et l’image », se lamente Jim. « C’est plus classe de dire qu’on joue à San Francisco. La franchise pourra ramasser beaucoup plus d’argent avec tous les yuppies de la ville. Mais les vrais fans des Warriors sont à Oakland ».

Pour l’heure, ces considérations sont néanmoins bien loin de l’immense majorité de la foule, qui alterne entre les « Let’s Go Warriors » et « MVP ! MVP ! MVP ! » à l’approche du bus qui transporte Stephen Curry et Andre Iguodala. Pour ces milliers d’anonymes venus célébrer leurs héros sportifs, il est pourtant bientôt l’heure de rejoindre les parkings ou le métro. La foule se morcèle et l’ardeur commune se transforme en souvenirs individuels. Bien plus tenaces que l’odeur de marijuana.

Basket USA

à lire aussi

Commentaires Forum (et HS)  |  +  |  Règles et contenus illicites  |  0 commentaire Afficher les commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *