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Karl Malone, un seul titre vous manque…

Karl MaloneDeuxième meilleur scoreur de l’histoire de la Ligue avec près de 37 000 points, Karl Malone (53 ans ce 24 juillet) a été élu deux fois MVP sous le maillot d’Utah.

Membre de la Dream Team (la vraie !), l’acolyte de John Stockton n’a jamais connu la consécration malgré trois Finales. Basketteur au physique de déménageur, véritable intimidateur des raquettes, le « Mailman » est parti incognito après un dernier échec chez les Lakers.

L’un des meilleurs ailiers-forts de l’histoire

L’histoire est décidément cruelle. Karl Malone aura passé toute sa vie de joueur NBA à courir après un titre qu’il n’a jamais obtenu. Sa fille Cheryl Ford, elle, s’est imposée dès sa première tentative en WNBA avec le Detroit Shock, en 2004… Cette même saison, on n’imagine pas le titre NBA échapper aux « 4 Fantastiques » de Los Angeles. Avec un quatuor Payton-Bryant-Malone-O’Neal, les Lakers doivent nécessairement faire main basse sur le trophée. C’est sans compter sur les Pistons qui vont donner une leçon de collectif à toute la Planète basket. Déjà battu deux fois en Finales durant son séjour au Jazz, Karl Malone ne gagnera donc jamais, lui non plus, une bague de champion. Une injustice pour l’un des meilleurs 4 de l’histoire, un cran en-dessous le jeune retraité Tim Duncan à ce poste, et peut-être un poil au-dessus les Nowitzki, McHale ou encore Garnett et Barkley.

Quand il débarque dans la Ligue en 1985 comme 13e choix de draft, Malone ne joue pas encore les gros bras. Il arrive de Louisiana Tech avec des stats très correctes mais rien qui sorte de l’ordinaire : 18.7 points et 9.3 rebonds après trois années de college. John Stockton, drafté un an plus tôt par Utah, apprend vite à connaître le bonhomme. Avec ces deux-là, Jerry Sloan tient les parfaits exécutants du pick and roll. « Stockton to Malone » constituera le tube indémodable du Jazz pendant 13 ans. Le génial passeur qu’est Stockton gave Malone de caviars. « The Mailman » (le Facteur) n’a plus qu’à poster les missives. La formule est peut-être dénuée de génie mais elle est terriblement efficace. Elle envoie deux fois Utah en Finales NBA contre les Bulls. Pour son malheur, la paire Stockton-Malone croise la route du meilleur basketteur de tous les temps.

Une réputation de « sale joueur »

Membre de la fameuse « Dream Team » de 1992 à Barcelone, Malone peut se consoler avec un titre olympique aujourd’hui légendaire (il fut aussi de l’aventure 1996 à Atlanta). Mais il ne sont pas forcément nombreux à vouloir parler du bon vieux temps avec lui, car cette authentique grande gueule ne s’est pas fait que des amis sur le circuit… Bâti comme un déménageur, le natif de Summerfield (Louisiane) s’est montré capable des pires exactions tout au long de sa carrière. Sa spécialité : le dirty play qui fait mal, très mal, avec le genou ou le coude en avant… Sous l’uniforme du Jazz, Malone a collectionné les paniers comme les mauvais coups. Rien qui permette de soigner la cote de popularité d’une franchise particulièrement mal-aimée outre-Atantique.

Un obstacle : Michael Jordan et les Bulls

Au faîte de sa gloire, en 1997, King Karl cumule déjà 25 000 points et 10 000 rebonds. Le Jazz se pointe en playoffs avec un record de 64 victoires pour seulement 18 défaites. Ce premier titre de MVP n’est même pas contesté par Michael Jordan qui lui donne rendez-vous en Finales NBA. Dans une série fermée à double tour, Malone, qui a pris l’habitude de se rendre à la salle en bécane, se révèle le meilleur atout offensif du Jazz (23.8 pts) mais un Jordan pourtant malade vient calmer tout le monde à Salt Lake City lors du Game 5 (victoire des Bulls 90-88). La série sera bouclée par un 4-2.

Le remake a lieu la saison suivante avec les mêmes protagonistes. Malone n’a rien perdu de sa dureté en défense et de son agressivité en attaque. Mais une fois de plus, Jordan et les Bulls imposent leur implacable domination. Le shoot de « MJ » sur la tête de Bryon Russell (façon de parler puisque celui-ci, pris à contrepied, est à terre) dans le Game 6 à Salt Lake City passe à la postérité. Victoire 87-86 de Chicago. A Jordan la gloire éternelle, à Malone la traversée du désert. Il devra patienter six ans avant de retourner en Finales.

MVP l’année du lock-out

Le fidèle complice de John Stockton s’adjuge un nouveau titre de MVP de la Ligue au terme de la saison 1998-99, hachée par le lock-out suite aux revendications des joueurs qui réclament une amélioration globale des salaires. Malone est « tombé » à 23.8 points et 9.4 rebonds dans un championnat écourté (50 matches) mais il s’est montré le plus régulier dans une franchise qui n’a perdu que 13 rencontres. Le Jazz connaît un gros flop en demi-finales de Conférence contre Portland (2-4). C’est le début de la fin pour Utah qui disparaît des places fortes de la Conférence Ouest. Le double champion olympique passera encore quatre ans à Salt Lake City. Suffisant pour inscrire son nom dans le livre des records du Jazz. Points, rebonds, matches débutés, minutes jouées, lancers francs tentés et réussis : voilà autant de catégories frappées de son sceau.

En larmes au Hall Of Fame

Lorsque Stockton se retire en 2003, Malone n’a plus le même feeling avec sa franchise de toujours. L’appel du pied de Shaquille O’Neal à Los Angeles ne le laisse pas insensible. Impossible de dire non à une équipe sacrée trois fois de suite championne au début de la décennie. L’échec qui suit n’en est que plus cuisant. Blessé, Malone ne finira même pas la Finale contre Detroit. Remplacé par le très obscur Stanislas Medvedenko, « the Mailman » quitte la scène la mine assombrie après un troisième désastre.

« Je me considérerai toujours comme un Jazzman », explique l’ailier fort bodybuildé qui avait plus d’ennemis que d’amis en NBA.

Aujourd’hui, on entend peu parler de Malone. C’est toujours à Salt Lake City qu’on le retrouve aujourd’hui pour s’occuper des jeunes intérieurs du Jazz, ou passer des coups de fil à Kevin Durant qu’il conseille. Un rôle à mi-temps qui lui permet de continuer de chasser le gibier et de se balader sur un gros cube.

Tout juste est-il sorti de son camion de « facteur » pour recevoir la célèbre veste du Hall Of Fame. Ce jour-là, en larmes, il a ému toute la planète basket.

PALMARES

MVP : 1997, 1999

All-Star : 14 fois

MVP du All-Star game : 1989, 1993

Champion olympique : 1992, 1996

All-NBA First Team : 11 fois

All-Defensive First Team : 1997, 1998, 1999

All-Rookie Team : 1986

Nombre de points en carrière : 36 928 (2ème de l’histoire)

Moyennes en carrière : 25 pts, 10.1 rbds, 3.5 pds/m

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