Matchs
hier
Matchs
hier
MIL89
TOR92
MEM96
SAS103
Histoire News Portrait

Julius Erving, le premier virtuose du dunk

L’idole de Michael Jordan, c’est lui, Julius Erving (67 ans ce 22 février). L’homme qui inventa le dunk une main, plus connu sous le surnom de « Doctor J ». Un chirurgien du basket avant-gardiste qui ne sera sacré qu’une seule fois MVP. La NBA en général et les nouvelles générations lui doivent beaucoup.

Le cinéaste Jonathan Demme lui a offert son propre rôle dans le film « Philadelphia » avec Tom Hanks et Denzel Washington. C’est dire si Julius Erving, plus connu sous le nickname de « Dr. J », est indissociable de la cité de l’amour fraternel. La grande classe ! Personne n’a oublié sa coupe afro, ses bras interminables, ses Converse All-Star blanches et rouges, ses tomahawks, alley-oops fous et autres dunks venus de nulle part…

Véritable équilibriste du basket, « Dr. J » a ouvert la voie à tous les dunkeurs des années 90, à commencer par Michael Jordan qui s’est toujours référé au Maître.

« C’était mon idole, c’est à lui que je voulais ressembler », lâchait régulièrement Mike 1er durant ses interventions médiatiques.

Joueur culte de la défunte ABA dont il termina trois fois meilleur marqueur (en 1973, 74 et 76), Erving inventa le basket spectacle. Le Slam Dunk Contest, créé par l’ABA puis repris par la NBA, va définitivement asseoir sa célébrité. En 1976, pour le dernier All-Star Game de la défunte ligue à Denver, le Docteur affronte David Thompson en finale du concours de smashes, comme on dit à l’époque.

Pour gagner, « Dr. J » doit prendre tous les risques. Il réussit un windwill dunk en prenant appel à la ligne des lancers francs. Quel dunk Jordan reprendra-t-il à son compte pour s’imposer dans le même type d’exercice face à Dominique Wilkins, la dunking machine d’Atlanta ?

L’arrivée de Julius Erving aux Philadelphia Sixers en 1976 permet de remplir les salles NBA. Il va remonter, à lui seul, la cote du basket professionnel américain, alors à la dérive. Les années 80 auraient dû le consacrer. Seulement, il voit débouler Magic Johnson et Larry Bird…

Tour à tour, les deux lascars lui volent la vedette. En 1980, c’est Magic, alors rookie, qui écœure le Spectrum de Philadelphie en Finales NBA avec 42 points, 15 rebonds, 7 passes et 3 interceptions dans le Game 6. L’année suivante, Julius est élu MVP de la saison mais le Boston de Bird écarte les Sixers en 7 matches en finale de Conférence Est avant de l’emporter face aux Rockets. Erving attendra donc d’avoir 33 ans pour connaître l’ivresse, le bonheur de soulever le trophée suprême. Son association avec Moses Malone, le nettoyeur des raquettes, lui permet de pulvériser 4-0 en Finales des Lakers très diminués par les absences de Kareem Abdul-Jabbar, James Worthy et Bob McAdoo.

Ensuite, Bird retrouvera sa route mais cette fois-ci, ils en viendront aux mains. En ce jour de novembre 1984, la légende raconte ainsi que Bird chambrait Erving sur son nombre de points…

Julius Erving s’agace, et à la fin du 3ème quart-temps, il fait obstruction sur Bird. Les deux s’accrochent, et Bird se retrouve au sol.

Mais la suite devient épique. Pendant que Charles Barkley, alors rookie, et Moses Malone retiennent Bird, Julius Erving lui décroche plusieurs droites.

S’en suit une mêlée mémorable mettant aux prises 18 joueurs !!!

A l’arrivée, la NBA va distribuer 30 500 dollars d’amende, dont 7 500 rien que pour Bird et Dr. J. Un record pour l’époque.

Un mois plus tard, ils se retrouveront pour l’affiche de Noël avec un David Stern angoissé pour ses premières semaines à la tête de la NBA.

Avant l’entre-deux, Dr J. fera le premier pas vers Bird pour calmer les esprits.

« Le différend est derrière nous, racontera Erving. Les deux équipes vont encore jouer quatre fois l’une contre l’autre, sans compter les playoffs. Et les deux veulent jouer, et non entamer une guerre des gangs ou reproduire ce qui s’est passé. On n’a pas besoin de ça. »

Pour sa part, Bird utilisera une jolie formule.

« Je me suis toujours battu avec mes frères, et ça ne veut pas dire que je ne les aime pas. »

Deux saisons plus tard, à 36 ans, « Dr. J » prendra sa retraite avec une dernière saison à 17 pts de moyenne. Le cheveu grisonnant, il est ensuite devenu un ambassadeur de la NBA à travers le monde. Un « sage » qui demeure une référence absolue, un avant-gardiste du basket qu’on connaît aujourd’hui.

Titre de MVP : 1981

Champion NBA : 1983

All-Star game : 11

Nombre de matches NBA : 836

Moyennes en carrière : 24.2 pts, 8.5 rbds et 4.2 pds/m

 

TOP 10 EN CARRIERE

Basket USA

Contenus Sponsorisés

Commentaires Forum (et HS)  |  +  |  Règles  |  0 commentaire Afficher les commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *