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Steven Adams, dix-huitième du nom

NBA: NBA DraftEn cette période de championnat du monde d’athlétisme, BasketUSA saisit la balle au bond pour vous présenter Steven Adams, le 12e choix de draft d’Oklahoma City. Pourquoi ce lien incongru ? Tout simplement parce que le beau bébé de 2,13m et 113 kg est le petit frère de la star du lancer du poids, Valérie Adams.

Une famille de géants, et une sœur monument de l’athlé

Sacrée championne du monde pour la 4e fois consécutive hier, Valérie est un monument de la discipline avec un palmarès exceptionnel puisqu’à ses 4 titres mondiaux, il faut ajouter 2 médailles d’or olympique, et une flopée de titres lors des championnats du Commonwealth et autres tournois internationaux. Ce n’est pas compliqué : depuis 2007, elle rafle tout !

L’histoire des Adams commence en fait une génération plus tôt avec leur père Sid Adams, un anglais de quasiment « 7 pieds » (2,13m) qui a fui son île native alors qu’il ne pouvait plus supporter les quolibets de l’Angleterre des années d’après-guerre. Dans les mots de Steven.

« Il a traversé beaucoup de périodes difficiles. Il a vécu quand les gens discriminaient les ‘bêtes curieuses’ [‘freak’ en anglais] : c’est ainsi qu’il s’appelait. Il était très, très grand et on se moquait constamment de lui ».

Du coup, Sid le géant s’installe au loin, dans les îles néo-zélandaises pour trouver un peu de quiétude et de compassion. C’est là qu’il va fonder une famille de 18 enfants (!), tous plus grands les uns que les autres. La moyenne familiale se situant à 2,08m pour les garçons et 1,96m pour les filles.

Valérie, en fait sa demi-sœur, est le modèle à suivre pour le jeune Steven. Mais à la mort de son père en 2006, Steven (alors âgé de 13 ans) pète les plombs.

« Quand j’ai perdu mon père, c’était un choc énorme pour moi. Je n’avais plus ce modèle parental et j’en ai un peu profité parce que j’étais un petit con. Je décidais de faire l’école buissonnière à plusieurs reprises ou j’y allais quand je voulais. Je mentais toujours à mes frères et sœurs. Ils ont finalement découvert la réalité… »

Six frangins internationaux de basket en Nouvelle Zélande

Résultat : Steven est envoyé chez son frère Warren à Wellington, l’un de ses 6 frères qui a été membre de l’équipe nationale de basket de Nouvelle Zélande. Et son destin bascule quand il s’inscrit à l’académie de basket. En 2011, frais bachelier, Adams quitte son île et part aux Etats Unis, d’abord pour un semestre au lycée de Notre Dame avant d’intégrer le programme de Pittsburgh à la fac.

« Je savais qu’il n’y avait aucune chance que je poste des statistiques impressionnantes pour ma première année. Le niveau de compétition est bien au-dessus du niveau en Nouvelle Zélande. Je n’étais pas habitué à jouer contre des joueurs de grande taille et aussi costauds. J’avais l’habitude de jouer contre des joueurs de rugby qui sont petits et râblés et donc je passais par-dessus. »

Après une seule année sur le campus de Pitt, il décide de sauter le pas et il s’inscrit à la draft 2013. Petit dernier d’une grande famille, il évoque deux raisons principales pour cette décision contestée.

« J’ai décidé de partir en NBA essentiellement pour aider financièrement certains membres de ma famille. Personne ne me l’a demandé au sein de ma famille, c’est une décision strictement personnelle. Et puis l’autre raison, c’est que je sais qu’il y a les meilleurs entraîneurs du monde en NBA, donc je ferai bien d’en profiter pendant que je suis jeune. Je suis un joueur qui apporte de l’énergie, qui aime bien courir. J’aime être physique et je voudrais travailler mon jeu au poste. C’est mon objectif premier. »

La prochaine bonne pioche du Thunder ?

Joueur décapant de décontraction et impressionnant par son physique hors-norme, Steven Adams est encore ce qu’on appelle un « prospect », au même titre que notre français Rudy Gobert au Jazz. Mais déjà plus costaud, il fait preuve d’une maturité qui aura certainement plu au staff du Thunder, spécialiste s’il en est pour dégoter des pépites du basket international.

Auteur de 9 points et 7 rebonds en 27 minutes de jeu (à 60% aux tirs) durant la ligue d’été d’Orlando, Adams a déjà prouvé qu’il pouvait rivaliser au niveau NBA. Surtout, et si l’on considère que le natif des lacs de Rotorua a commencé le basket il y a 6 ans seulement, sa marge de progression est énorme. Mobile à souhait et doté de bonnes mains, Steven Adams pourrait bien être une nouvelle bonne pioche pour le Thunder.

Basket USA

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