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Message PubliĂ© : 12 AoĂ»t 2017, 14:58 
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Petite anecdote : on pensait que c'était dans le marbre et que Tony Parker resterait définitivement le meilleur marqueur de l'histoire de l'Euro, devant Gasol et Nowitzki, qui avaient aussi dépassé Galis en 2015. Mais puisque ce bon Pau Gasol a décidé de poursuivre sa carrière avec la Roja, il va dépasser le Français.

Ce record devrait rester longtemps car l'Euro va devenir un événement organisé tous les 4 ans (au lieu de 2 ans) désormais.


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Message PubliĂ© : 12 AoĂ»t 2017, 15:27 
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[quote="LucAl"

Ce qui est terrible, c'est que c'est sans Parker et avec un super Heurtel que la France fait trembler les États Unis aux JO. Une preuve presque inéluctable.[/quote]
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Message PubliĂ© : 12 AoĂ»t 2017, 20:38 
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Il est presque aussi clutch que Parker. :mrgreen:
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Message PubliĂ© : 12 AoĂ»t 2017, 22:05 
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Parker n'est pas anti clutch mais, en Ă©quipe de France, il n'a pas un parcours exceptionnel dans les fins de match.

De mémoire, il fait un gros final contre l'Espagne en 2013 avec Diot et de Colo. Il est cuit en finale mais c'est lui qui marque les points qui rassurent en fin de match. En 2003, il est jeune et craque mais n'est pas aidé ceci dit. En 2005, il s'écroule avec Rigaudeau. En 2007, il craque face aux Russes, ce qui va entraîner les Bleus dans un précipice infernal jusqu'en 2009. En 2011, j'ai plus le souvenir de Nando dans les moments chauds. En 2012, il est cuit comme le reste de l'équipe contre l'Espagne. En 2015, plus trop de souvenirs mais il le semble que Collet lui donne tous les ballons (au détriment de Nando le mega clutch) et ça casse, avec Batum aussi (3 LF ratés consécutivement !!!).

En 2016, il sauve la France contre le Canada au TQO (où il avait été mauvais autrement), met le tir de la gagne maudit face à la Serbie.

Il a eu quelques bons moments en phase de groupe et dans d'autres rencontres décisives mais ça n'a pas la même saveur.


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Message PubliĂ© : 13 AoĂ»t 2017, 10:37 
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Bon, l'affrontement entre la Serbie et la Grèce a tourné à la démonstration des premiers.

La Grèce a dû faire sans Antetokounmpo et sans lui, cette équipe est tout simplement faible. J'ai regardé leur match contre le Monténégro aussi et ça ne produit vraiment bien que sur jeu rapide. Sur demi terrain, c'est faible et je me demande si ça va pouvoir progresser avec une star qui part faire de la pub au milieu de la tournée. À l'intérieur, c'est limité derrière un Bourousis vieillissant et toujours peu concerné par la défense. Ça repose beaucoup sur Printezis, Pappas et Papanikolaou sinon. Calathes n'y est pas pour le moment.

Il est encore tôt, cette équipe a clairement du potentiel mais les problèmes des précédentes campagnes semblent réapparaître, malgré le départ de Spanoulis et Zizis. Leur défense fait assez peur à voir.

La Serbie est d'autant plus impressionnante que ça jouait hier sans Teodosic ou encore Raduljica. Bogdanovic a fait un gros travail à la création pour compenser. Marjanovic apporte son écot. C'est assez impressionnant. Pour moi, ce sont clairement les favoris depuis que l'Espagne a perdu Llull et se pose des questions sur les lignes extérieures.

La Slovénie s'est inclinée de peu face à la Croatie qui continue son bon travail. Pourtant, Doncic a encore cartonné. Son tir à 3 points après le dribble lui permet d'être encore plus dangereux à la création. S'il continue comme ça, woh woh woh. Même si en NBA, il pourra être gêné par un physique pas extraordinaire. Disons qu'il pourrait être un Turkoglu - Ginobili en gros, ce qui est assez lourd, pas forcément assez pour être la superstar. Mais avec une autre star à côté et un bon collectif, il pourrait être énorme. S'il devient aussi bon shooteur que Steph Curry, il pourra être LA star. Autrement, plus un numéro 1 bis, comme Manu ou Turkoglu donc.

À côté de lui, Dragic a été un peu décevant, maladroit. Cette équipe n'a pas une profondeur exceptionnelle et ça pourrait la limiter quand même.

Pour la Croatie, c'est toujours le même schéma avec Saric, Bogdanovic et Simon pour faire le gros du travail. Ça semble déjà bien en place. La question porte aussi sur la profondeur d'effectif. Il faudra que les cadres ne défaillent pas dans les grands matchs en gros.


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Message PubliĂ© : 13 AoĂ»t 2017, 11:11 
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Comme tu dis la Croatie c'est un rouage assez bien huilé. Chacun à sa mission, c'est structuré. Pour ce type de compétition, c'est une qualité qui fait souvent la différence. Je trouve qu'il y a un certain QI basket, pas très inspiré mais pas idiot. Certes, pas beaucoup de banc mais sans trop de souci de fautes, ou de pannes physiques, ça sera chiant.

La Grèce c'est l'inverse, un peu. Une équipe qui se cherche, et avec Giannis cela ne va pas améliorer le jeu sur demie terrain, pourtant traditionnellement une valeur sûre chez eux. Le jeu va se vampiriser autour de lui. Je pense que grâce à lui l'équipe est limitée à un bon niveau mais quand il faudra passer une marche pour aller plus loin, ça va caler.

La Serbie sera redoutable, et ils le savent. Gare à l'excès de confiance, je pense que c'est le talon d'achille de cette équipe mais sinon ça peut faire mal. On connaît leurs leaders et ils sont en formes.

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Message PubliĂ© : 13 AoĂ»t 2017, 15:01 
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La Croatie a toujours plus ou moins eu une certaine régularité mais était finalement moyenne des deux côtés du terrain, manquait certainement de talent et de mise en place. Mais l'arrivée de Saric leur fait énormément de bien à la création, leur ancien point faible. Bogdanovic a aussi largement gagné en efficacité après des jeunes années d'arrosage à haute pression. Du coup, ça fait basculer cette équipe dans les outsiders sérieux. Ils ne semblent pas avoir le potentiel d'un vainqueur (ils l'auront peut-être un jour s'ils se renforcent en 5 avec Zubac et/ou Zizic). Mais si le vent va dans leur sens, ils peuvent aller loin.

La Grèce, il est tôt pour les enterrer mais ça ressemble aux symptômes que la France a eu avec le jeune Parker : la dépendance à un joueur, la vampirisation comme tu dis, l'acceptation de comportements qui ne devraient l'être. L'avantage, c'est que personne n'est là pour contester le statut de meilleur joueur, ce qui peut empirer les choses (scénario de la France en 2015 et 2016 avec de Colo, éventuellement Fournier qui en fait les frais aussi). Mais au vu de son âge, cette situation pourrait durer...

Pour la Serbie, il y a un point faible qui est la défense, même si la vitesse qui leur manque un peu est moins gênante en FIBA. En les jouant physiquement, je pense qu'ils peuvent fatiguer et ralentir en attaque. Aussi les faire douter en restant dans le match longtemps. Sur P&R, ils ne sont pas invincibles. C'est un vaste programme mais ça peut passer avec une bonne Espagne, une Grèce avec un Antetokounmpo très dominant. La France au complet pourrait le faire mais je crains qu'on n'aie pas le physique assez fort cette saison, surtout à l'intérieur (en tout cas la taille).


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Message PubliĂ© : 17 AoĂ»t 2017, 22:48 
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La Serbie vient de perdre Miroslav Radljica, blessé au genou. De quoi un peu les affaiblir à l'intérieur. Malgré tout, il leur reste une raquette Macvan, Bircevic, Marjanovic, Stimac et Kuzmic. Du très solide... Dire qu'il doivent faire sans Bjelica, Jokic et Milutinov dans la peinture... Markovic et Nedovic sont absents sur les arrières, même si ce dernier a encore un petit espoir de revenir.


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Message PubliĂ© : 19 AoĂ»t 2017, 16:56 
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Gros coup de bambou pour la Grèce le greek freak manquera l'Euro
http://www.eurohoops.net/en/eurobasket/ ... urobasket/


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Message PubliĂ© : 19 AoĂ»t 2017, 19:54 
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La fédé grecque crie au scandal et a la premeditation en disant que les Bucks ont planifié cela depuis le debut et que cette annonce depuis la Chine leir permet de "cacher" le joueur.

D'un coup la Grece fait bien moins peur et tous les postes 3 physiques disparaissent...ce qui arrange l'EdF :)))

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"Play hard; play smart; play together" - Dean Smith


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Message PubliĂ© : 19 AoĂ»t 2017, 22:13 
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C'est clair que la Grèce sans lui, ce n'est plus la même chose du tout. Après, je pense qu'il vaut mieux que ce forfait soit annoncé maintenant qu'à 3 jours de l'Euro. Et vu comment ça se présentait, l'équipe sera peut-être bien meilleure sans lui qu'avec. Car incorporer une telle pièce sans match de préparation ou presque, c'est un coup à flinguer tout le collectif.

Et effectivement, ça se sentait. Le joueur dit qu'il est vraiment mal. J'aimerais bien savoir la réalité des choses. Il paraît que la fédération va compléter son communiqué plus tard.


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Message PubliĂ© : 20 AoĂ»t 2017, 18:19 
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Teodosic out également, c'est l'hécatombe pour la Serbie et pour l'euro en terme de talents.


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Message PubliĂ© : 20 AoĂ»t 2017, 19:16 
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C'est pas possible ! C'est des magouilles pour faire gagner l'Espagne encore... :rougefaché:


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Message PubliĂ© : 20 AoĂ»t 2017, 21:25 
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Ou pression des Clippers, comme les Bucks sur Giannis...


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Message PubliĂ© : 20 AoĂ»t 2017, 23:00 
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En tout cas, ça arrive l'année qu'il signe en NBA. Coïncidence ?

Mais bon, j'ai jamais trouvé Teodosic indispensable à la Serbie. Trop dans la recherche de l'exploit à mon goût. Pas sûr que ce soit une grosse perte, surtout qu'il n'a pas du tout participé à la préparation et que ça tourne très bien sans lui. En plus, Nedovic qui a mal à l'épaule va éviter l'opération et pourrait en être.

La Serbie a écrabouillé l'Allemagne cet après-midi d'ailleurs. On va les voir contre la France la semaine prochaine mais je les trouve bien faibles sur ce que j'ai vu d'eux jusqu'ici. Schröder est enfin arrivé mais il fait des stats dans une équipe bien faible, qu'il n'arrive pas à faire tourner. Une bonne répétition de l'année qui vient avec les Hawks ?

L'Allemagne me semble un bon candidat au titre de l'équipe nationale qui perd en misant tout et trop autour d'un joueur. La Grèce a fait forfait dans cette course à la succession de la France.

Mais pour revenir à la Serbie, ne vous inquiétez pas. Elle reste extrêmement forte et bien organisée. Ils sont au pire au niveau de la France.


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Message PubliĂ© : 21 AoĂ»t 2017, 10:13 
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je suis d'accord sur l'Allemagne. Avant c'était la même chose mais c'était Dirk. Là c'est une gamme en dessous. Du coup oui l'Allemagne va s'empêtrer surtout si Schroder est pas dans un bon jour ou alors un peu marqué de près.

D'accord aussi pour la Grèce, meilleure sûrement pas mais elle évite le piège d'une Giannis dépendance voir d'un monople ou d'un clivage dans le vestiaire. y'a du caractère aussi dans cette équipe.

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Message PubliĂ© : 25 AoĂ»t 2017, 15:51 
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Les choses ne s'arrangent pas pour la Grèce puisque Ioannis Bourousis et Nikos Pappas se sont battus à l'hôtel, dans la salle à manger... Ambiance. Deux autres coéquipiers s'étaient déjà écharpés après un match.


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Message PubliĂ© : 25 AoĂ»t 2017, 17:32 
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Eh béh, ça doit se frotter les mains du coté de l'Espagne... :x


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Message PubliĂ© : 25 AoĂ»t 2017, 22:54 
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La Serbie surtout. Mais la Grèce, ça fait longtemps qu'on sait que ça allait mal aller.


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Message PubliĂ© : 27 AoĂ»t 2017, 10:03 
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LucAl a Ă©crit :
Les choses ne s'arrangent pas pour la Grèce puisque Ioannis Bourousis et Nikos Pappas se sont battus à l'hôtel, dans la salle à manger... Ambiance. Deux autres coéquipiers s'étaient déjà écharpés après un match.

ah ah j'avais pas vu ! Ah chaude ambiance !

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Message PubliĂ© : 27 AoĂ»t 2017, 16:27 
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Au fait, je vous prépare un gros topic sur l'Euro !


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Message PubliĂ© : 28 AoĂ»t 2017, 15:28 
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LucAl a Ă©crit :
Au fait, je vous prépare un gros topic sur l'Euro !


Ok, tiens moi au jus ! 8-}

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Message PubliĂ© : 29 AoĂ»t 2017, 12:41 
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LucAl a Ă©crit :
Au fait, je vous prépare un gros topic sur l'Euro !

Ah moi aussi j'ai hâte de te lire à ce sujet !

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Message PubliĂ© : 29 AoĂ»t 2017, 14:25 
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L'Ă©tat des lieux avant l'EuroBasket

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La préparation s'est achevée pour toutes les équipes ce week-end et voici ce que j'en retiens. Je fais un classement avec une sorte de découpage entre les équipes. Pour ne pas être influencé du tout, je n'ai pas été consulter d'autres classements, comme celui de la FIBA.


Les poids lourds
Un résultat différent d'un podium serait une déception

1. Espagne

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On a envie de les voir plus faibles, de se dire que sans Rudy Fernandez, Nikola Mirotic, Serge Ibaka (reviendra-a-t-il un jour d'ailleurs ?), Felipe Reyes, Sergio Llull et Victor Claver, c'est-à-dire beaucoup de cadres du passé, l'Espagne aura du mal à être aussi dominante. On peut aussi se dire que la dernière fois que la fratrie Gasol a démarré, elle a fini au tapis. Mais c'est oublier que la France a joué une partition parfaite ce jour-là, que l'équipe était un peu en dilettante face à un adversaire qu'elle avait matraqué une semaine plus tôt. Et puis les frangins ont évolué depuis, acceptent enfin de montrer leur tir à trois points en match. Les règles FIBA ne les désavantagent pas, leur permettent de camper dans la raquette plus facilement. Pour les déstabiliser, il faut jouer vite et large, ce qui n'est pas à la portée de beaucoup d'équipes européennes, d'autant plus cet été avec beaucoup d'absents dans la plupart des équipes. Sur le banc, l'Italien Sergio Scariolo a retrouvé un peu d'imagination l'été dernier et continue de tenter des choses puisqu'on l'a vu démarrer en mode très grand avec Ricky Rubio, Fernando San Emeterio, Juancho Hernangomez, Pau et Marc Gasol. Il faudra bien car le secteur arrière en a pris un coup avec la grave blessure de Sergio Llull. Il y a encore du talent avec Ricky Rubio (bien affûté cet été), Sergio Rodriguez, Juan Carlos Navarro (qui peut toujours envoyer de loin et faire de bonnes passes), Alex Abrines (qui va pouvoir faire autre chose que du catch&shoot avec une intensité physique moins forte qu'en NBA) et Fernando San Emeterio (enfin responsabilisé comme il faut). Mais c'est moins dense que d'habitude puisque Guillem Vives et Joan Sastre complètent les extérieurs. À l'intérieur, à la fratrie Gasol (dont un Marc très affûté physiquement) s'ajoute celle Hernangomez (assez complémentaire entre eux puisque Willy est un 5 de devoir alors que Juancho est un 4 plus polyvalent) et le moins réputé Pierre Oriola pour compléter. C'est grand et plutôt complet. Avec une certaine expérience, le tout sera bien solide, au moins dans les matchs qui comptent. La préparation est difficile à juger puisque les adversaires étaient tous notoirement faibles à l'exception de la Lituanie (victoire d'un point) lors du dernier match et de la Belgique (qui les a incroyablement giflés le soir de la blessure de Llull) plus tôt. Beaucoup de larges victoires mais peu d'opposition donc.

2. Serbie

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On annonce à droite et à gauche que la Serbie est diminuée, que ça va être difficile. Certes, il manque Nikola Jokic, Nemanja Bjelica, Milos Teodosic, Stefan Markovic, Miroslav Raduljica, Nikola Milutinov ainsi que les derniers coupés pour blessure Nemanja Nedovic et Nikola Kalinic. Mais il reste du très lourd ! Stefan Jovic et Vladimir Lucic sont solides en préparation, Bogdan Bogdanovic est en grande forme et se charge d'une grande partie de la création collective au vu des forfaits. Ça c'est pour les extérieurs. À l'intérieur, il reste Milan Macvan, toujours pesant et capable de marquer à toutes les distances, comme Stefan Bircevic. Boban Marjanovic est bien meilleur en FIBA qu'en NBA avec son énorme physique, Vladimir Stimac et Ognjen Kuzmic complètent bien le poste 5. 6 joueurs étaient en Euroleague, un en NBA. Il y a une connexion entre 4 joueurs de l'Etoile rouge de Belgrade. Sur le banc, c'est tout simplement l'ancien meneur de jeu Sasha Djordjevic. C'est dire l'énorme réservoir que les Serbes ont construit depuis leur beau Mondial 2010, d'autant plus pour un pays de 7 millions d'habitants, 10 fois moins que la France. En préparation, ils ont battu plus ou moins facilement la plupart de leurs adversaires qui n'étaient pourtant pas des peintres (Grèce, Monténégro, Pologne ou Russie). En attaque, c'est toujours très collectif et propre. En défense, ça manque un peu de qualités athlétiques mais il y a de la taille sur tous les postes, ce qui est toujours très utile en FIBA. La rotation est très mouvante, une habitude de Djordjevic. De quoi s'adapter à tous les adversaires. On peut se dire qu'il manque peut-être de stars capables de tenir l'équipe en solo, qu'il y a finalement empilement de très bons joueurs pas dominants à eux seuls. Mais collectivement, il faudra sacrément les dérégler pour qu'ils soient réduits à cette option. Et Bogdanovic, c'est une belle assurance dans le dur. Plus que le très instable Teodosic qui sera en Californie pour supporter ses habituels équipiers. Leur régularité au plus haut niveau laisse penser qu'un résultat autre qu'un podium est assez inimaginable.


Les gros outsiders
La finale est possible (le titre paraît quand même difficile à imaginer) tout comme un arrêt précoce sur un trou d'air

3. France

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Niveau absences de marque, la France n'est pas mal non plus : Rudy Gobert et Nicolas Batum pour les habitués, Ian Mahinmi, Moustapha Fall, Adrien Moerman, Fabien Causeur ou Timothé Luwawu Cabarrot parmi les potentiels appelés. Une concentration sur les postes 3 et 5 qui n'aide pas du tout le poste 4, structurellement le plus faible dans le réservoir existant et pour lequel il aurait déjà fallu compenser au complet. Malgré tout, la France n'est pas sans arguments cet été. Sur les arrières, c'est royal : Thomas Heurtel, Nando de Colo, Evan Fournier (quasi exclusivement utilisé en 3 pour cette campagne) démarrent les matchs et sont principalement relayés par Antoine Diot, Edwin Jackson et Axel Toupane qui offrent une certaine complémentarité. Même si ce n'est pas exceptionnel en défense, c'est on ne peut plus solide en attaque, très créatif. Certainement ce qui se fera de mieux à l'Euro. À l'intérieur, c'est nettement moins impressionnant. Boris Diaw, Joffrey Lauvergne, Kevin Séraphin, Vincent Poirier et Louis Labeyrie ou Kim Tillie seront d'abord chargés de défendre puisque les extérieurs feront le gros de la marque. Mais ce n'est pas leur force première. Diaw vieillit et ralentit. Lauvergne et Séraphin manquent de taille pour des 5. Poirier est inexpérimenté à ce niveau, comme Labeyrie. Tillie a toutes les peines du monde à s'exprimer en sélection. S'il y a eu du mieux en fin de préparation, voire du très encourageant, il reste des craintes légitimes sur la capacité de cette raquette (qui n'a jamais joué un match ensemble au complet) à faire face à celle du duo de favoris Serbo-Espagnol, plus grand et technique. Dans un grand jour (en attaque, ça peut tout-à-fait arriver vu le talent) ça peut éventuellement passer. Mais enchaîner les victoires (ce qu'il faudra peut-être bien faire pour lever le trophée) face à ces deux équipes semble assez difficilement imaginable.

4. Croatie

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La Croatie, c'est souvent décent mais jamais très solide. À chaque fois, la défense est un peu trop limitée pour compenser un apport offensif qui tend à plafonner un peu rapidement, faute de vrais créateurs. Toutefois, les données pourraient être différentes cet été. S'il y a un certain nombre d'absences (Mario Hezonja, Ante Tomic, Luka Babic, Damjan Rudez, Ivica Zubac, Ante Zizic, Miro Bilan, Rock Stipcevic notamment), il reste quand même les habituels cadres Bojan Bogdanovic, Dario Saric et Krunoslav Simon qui s'occupent du gros de la marque et de la création. Roko Ukic et Marko Popovic sont des valeurs sûres à la mène, comme Filip Kruslin et Marko Tomas en 2. Le poste 5 qui ne leur a pas toujours réussi s'est un peu renforcé avec le soutier Darko Planinic, les plus technique Luka Zoric et Ivan Buva et le shooteur prometteur Dragan Bender. La défense n'est pas exceptionnelle du fait des qualités athlétiques limitées mais en attaque, c'est mieux que jamais jusqu'ici. Le collectif semble enfin émerger sous l'impulsion de Dario Saric qui fait vraiment forte impression. De quoi pousser les gros dans leurs retranchements ? Ça semble quand même encore un peu juste, notamment à l'arrière. Mais il y a de quoi écarter beaucoup d'équipes avant les demi-finales, surtout que la régularité semble enfin au rendez-vous.


Les outsiders moins référencés
Finir au-delà des quarts de finale serait une belle réussite

5. Slovénie

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La Slovénie ne s'est pas vraiment illustrée ces dernières années. Pourquoi espérer cet été ? Déjà, il n'y a pas vraiment d'absents de marque à part Zoran Dragic, éventuellement Alen Omic ou Jaka Klobucar. Le meneur de jeu du Heat Goran Dragic sera bien présent (pour la dernière fois puisqu'il part en retraite internationale ensuite) avec sa vivacité, sa créativité. Surtout, il sera accompagné de lieutenants plus solides que par le passé. Luka Doncic n'a que 18 ans mais quelle classe... Ce n'est pas juste de suivre la mode que de le dire. Il est en train de trouver un tir à 3 points, notamment après le dribble, vraiment dévastateur du fait de sa taille et du danger qu'il représente en pénétration. Son duo avec Dragic peut mettre le feu à de très nombreuses défenses tant il est complet. À l'intérieur, la Slovénie a choisi la voie de la facilité en naturalisant l'Américain du Real Madrid Anthony Randolph, joueur athlétique et long, qui colle bien aux qualités des deux arrières créatifs. Le reste est moins clinquant. Edo Muric, Jaka Blazic et Klemen Prepelic complètent les lignes extérieures avec plus ou moins de succès. Gasper Vidmar démarre au poste 5 dans un style traditionnel. Les autres joueurs ont un rôle plus limité. Ça joue donc sur une rotation assez réduite (8 joueurs en général), ce qui peut être gênant sur la durée, surtout que ça joue vite et au large. Offensivement, ça marche pas mal mais la défense reste limitée. Il y a de quoi faire des coups mais l'enchaînement de matchs décisifs réussis semble assez utopique. En préparation, ce fut ainsi un peu les montagnes russes. Toutefois, présente dans le groupe A, cette équipe croisera une autre du faible groupe B. De quoi avancer dans le tableau final.

6. Lettonie

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Et si c'était le début de quelque chose de grand ? La Lettonie a démarré sa préparation sans gloire mais l'a bien terminée. Les absents ne sont pas trop nombreux, notamment les intérieurs expérimenté Kaspars Berzins et Rolands Freimanis et le jeune Anzejs Pasecniks. Surtout, la superstar nationale, l'intérieur élégant et polyvalent des Knicks Kristaps Porzingis est bien présent, en grande forme qui plus est, avec la volonté d'évacuer la frustration de la pathétique saison de sa franchise. Il est bien accompagné à l'intérieur par le tireur d'élite des Spurs Davis Bertans (pas forcément en grande forme cet été toutefois), Rolands Smits, Andreas Grazulis et Martins Meiers. Les extérieurs ne sont pas en reste avec le meneur complet Janis Strelnieks, l'arrière Dairis Bertans bien en phase avec son jeu de finisseur en préparation et Janis Timma, solide créateur collectif. L'expérimenté arrière shooteur Janis Blums est toujours présent. Le tout est donc très jeune et prometteur. Le scoring est assez solide avec une armée de tireurs extérieurs et quelques talents supérieurs. En défense, ça tient à peu près la route car si les qualités physiques ne sont pas exceptionnelles chez tous les joueurs, la taille est omniprésente. Bref, il faudra se méfier de cette équipe, qui sera dans le groupe D assez fort.

7. Lituanie

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Malgré ses 3 millions d'habitants, la Lituanie est une grande nation de basket, le sport numéro un sur place. Toutefois, bien que les résultats comptables récents ne l'indiquent pas vraiment, cette équipe à perdu en classe. Le pivot à l'ancienne Jonas Valanciunas reste une sorte d'énigme, qui marque souvent un bon quota de points et prends ses rebonds mais ne semble pas vraiment s'intégrer dans le collectif offensif, voire défensif. Autour de lui, il y a du talent et pas mal de taille mais le jeu semble trop arrêté pour être vraiment dangereux. Peut-être à cause du manque de qualités athlétiques pour pénétrer fortement ? On trouve notamment le meneur Mantas Kalnietis, toujours très solide et polyvalent, l'ailier des Knicks Mindaugas Kuzminskas, également très polyvalent et utilisé en sortie de banc, Jonas Maciulis, ailier titulaire de qualité, le lourd et fuyant Donatas Motiejunas, pour le moins irrégulier et parfois désarçonnant. Après ces cadres, c'est moins clair. Le poste 2 est instable entre Martynas Gecevicius, Arturas Milaknis et Marius Grigonis, qui semblent assez interchangeables du fait d'un apport relativement limité. Arturas Gudaitis est un jeune pivot intéressant à la marque en relai de Valanciunas mais découvre le haut niveau. Globalement, il y a donc un certain nombre d'arguments intéressants pour voir cette équipe aller loin. Mais la préparation n'a pas ôté les doutes qui l'entourent puisque le bilan de 4 victoires pour 5 défaites n'est pas reluisant, même si elles ont été généralement concédées face à de belles équipes. Dainus Adomaitis a pris le pouvoir cet été sur le banc et à la chance de compter sur un réservoir amputé du seul Domantas Sabonis. Saura-t-il effacer les déceptions de son prédécesseur ? En tout cas, placée dans un groupe B, la Lituanie continue de surfer sur sa chance lors des tirages au sort. De quoi se faire la main avant les gros matchs.

8. Turquie

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La Turquie a mal démarré sa préparation avec deux défaites très décevantes pendant un stage à Cagliari. Depuis, ça va nettement mieux. 5 succès consécutifs dont deux contre la Slovénie et Israël. De quoi avoir de belles ambitions alors que leur Groupe D puis les matchs décisifs se dérouleront à Istanbul. D'autant plus que la Turquie à domicile, c'est toujours nettement meilleur qu'en déplacement, en témoigne leur superbe Coupe du monde 2010. D'ailleurs, leur deux seuls absents de marque de cet été étaient parmi les héros de ce Mondial : le 4 polyvalent Ersan Ilyasova et le lourd pivot Omer Asik. Il reste malgré tout du très solide dans cette équipe. Une majorité de joueurs est estampillée Euroleague. Le meneur scoreur vétéran Ali Muhammed aka Bobby Dixon est toujours en place, assisté à la marque par l'arrière très créatif Sinan Guler. Cedi Osman (qui rejoindra les Cavs en NBA ensuite) fait un super travail polyvalent sur les ailes. Le vétéran Semih Erden démarre au poste 5 et semble trouver un meilleur rythme qu'en club dans son style classique près du cercle. En rotation, le nouvel arrière des Sixers Furkan Korkmaz apporte pas mal de points et de minutes avec polyvalence en association avec Melih Mahmutoglu. Le reste est plus faible. Les meneurs remplaçants ne sont pas géniaux, assez irréguliers. Mais le pire vient des intérieurs. Furkan Aldemir est terriblement décevant. Sertac Sanli n'est pas terrible. Ce qui veut dire que le poste 5 dépend de 3 joueurs peu fiables actuellement, malgré le mieux de Erden. Au poste 4, il n'y a que Baris Hersek qui démarre actuellement et sert surtout à écarter le jeu quand il joue. Autrement, c'est donc small ball avec Cedi Osman et des arrières. En attaque, les résultats sont plutôt satisfaisants, ça fait tourner le ballon mais ça dépend beaucoup de l'adresse extérieure et il y a bien trop de ballons perdus. En défense, ça va à peu près mais ce n'est pas une force non plus. Il faudra se méfier de la Turquie mais sa rotation un peu courte pourrait lui coûter en bout de course, surtout dans un groupe D assez dense.

9. Israël

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Pays hôte du groupe B, Israël n'a pas eu à se qualifier pour l'Euro. Toutefois, cette équipe ne fait pas du tout tâche dans le plateau. L'effectif est composé de quelques joueurs de grande classe et dans la force de l'âge. De quoi avoir quelques ambitions, surtout dans un groupe très ouvert, après une belle préparation : 9 victoires, 2 défaites. Certes, il n'y a pas eu que des cadors en face. Mais ce n'est pas négligeable non plus de battre la Slovénie, la Pologne ou la Russie. Cette équipe tourne beaucoup autour de son ailier complet Omri Casspi, très en forme jusqu'ici. Mais il n'est pas seul. Lior Eliyahu est toujours présent dans la peinture pour scorer et un peu créer. Richard Howell joue en 5 à ses côtés dans un style également proche du panier. Le créatif et remuant Gal Mekel tient la mène. Yotam Halperin crée du jeu au poste 2 également. Shawn Dawson n'est pas une mauvaise rotation sur l'aile, comme Guy Pnini. Tous les joueurs convoqués semblent à même de contribuer à l'effort et le scoring ne pose pas trop problème dans cette équipe, malgré qu'elle ne soit pas exceptionnelle collectivement, et plutôt dispendieuse avec le ballon. C'est plus en défense que les questions se posent puisque le secteur intérieur manque cruellement de taille, personne ne mesurant plus de 2,06m, ce qui limite le potentiel à ce niveau de la compétition. Une équipe à ne pas sous-estimer donc.

10. Russie

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La Russie est entrée en crise à l'issue des JO de 2012. Le bronze obtenu a marqué la fin de l'ère Kirilenko - Kkryapa - Blatt, qui fut un succès (or en 2007 à l'Euro, bronze en 2011). La crise fut sévère : équipes bricolées, moyens réduits, dispute sévère avec la FIBA... Cela a amené le jeune retraité des parquets Andrei Kirilenko de se recycler rapidement en président de fédération depuis 2015 dans le but de remettre de l'ordre dans la maison. Le travail accompli semble payer puisque la campagne de qualification 2016 fut une franche réussite et la préparation 2017 laisse entrevoir des choses intéressantes. Du côté des joueurs, on trouve beaucoup d'expérience et de taille. Dmitry Khvostov mène le jeu correctement aux côtés du très créatif et talentueux Aleksei Shved, arrivé tardivement dans l'équipe mais déjà en forme. Vitaliy Fridzon est toujours présent mais peine à trouver son rythme jusqu'à présent sur les ailes, un peu comme Nikita Kurbanov. À l'intérieur, c'est encore plus vieux puisque les trentenaires Andrey Vorontsevich (4 assez polyvalent) et Timofey Mozgov (pivot lourd à l'ancienne) jouent le gros des minutes. La rotation est déjà assez courte et peu de joueurs derrière ceux-ci jouent. Cela n'est évidemment pas idéal avant de démarrer une compétition intense. Pourtant, il y a peut-être des joueurs intéressants à exploiter comme le jeune Mikhaïl Kulagin. Cette rotation courte n'aide pas cette équipe à jouer intensément en défense et ça se paye au prix de cartons encaissés régulièrement alors qu'en attaque, ça reste insuffisant pour le moment, même s'il y a quelques bons signaux collectifs. Au final, il est difficile de vraiment juger cette Russie, qui ne paraît pas si loin d'être compétitive mais ne donne pas de certitudes non plus. Ce qui est plus inquiétant est le manque de renouvellement puisque l'effectif en place est clairement hérité des derniers succès d'il y a 5 ans alors que seules quelques absences (Sergey Karasev notamment) sont à déplorer. Et dans un fort groupe D, il ne faudra pas de retard à l'allumage.

11. Grèce

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La magnifique équipe grecque des années 2000 s'est progressivement délitée depuis 2010. L'échec au TQO en 2016 a donné lieu à un déballage d'histoires et les anciennes stars Vassilis Spanoulis et Nikos Zisis ont préféré dire stop alors que le sélectionneur a été débarqué. Il faut donc reconstruire sur des bases plus saines. L'effectif est rajeuni et seuls les intérieurs Georgios Printezis et Ioannis Bourousis ont plus de 30 ans. Toutefois, le nouveau départ est pour le moins chaotique. Le monstre physique Giannis Antetokounmpo a joué à la diva en début de préparation et les Bucks l'ont finalement poussé à se retirer sur blessure, rejoignant donc Kostas Koufos chez les absents. Quasiment deux semaines de théâtre pour rien... Mais l'annonce définitive de son retrait n'a pas fait cesser les difficultés : des joueurs se fâchent violemment en cours de match puis, en bouquet, un échange de coups se fait entre Ioannis Bourousis et Nikos Pappas... Inutile donc de dire que la Grèce n'a pas résolu ses problèmes en interne, attisés par une préparation aux résultats décevants. C'est dommage car le talent ne manque pas, même en l'absence du Greek Freak, qui aurait certainement eu tendance à vampiriser le jeu. Les arrières Nick Calathes, Nikos Pappas et Kostas Sloukas savent se servir d'un ballon et sont de bons créateurs. L'ailier Kostas Papanikolaou a connu des difficultés à se remettre de son difficile passage en NBA mais reste un joueur capable de se glisser dans une équipe grâce à sa polyvalence. Georgios Printezis est toujours fantasque mais constitue un 4 moderne de qualité. Ioannis Bourousis dispose de superbes mains pour un pivot de 2,13m. Derrière ces joueurs très utilisés, on trouve des joueurs un peu moins référencés mais pas incapables. Thanasis Antetokounmpo est un gros physique sur les postes 4 et 5. Georgios Papagiannis est un 5 de grande taille avec quelques qualités... Il y a donc du matériel mais les pièces ne collent pas vraiment. Si la défense est globalement dans les clous, avec un ensemble de joueurs très grands, l'attaque reste encore légère. Ça tire encore trop à 3 points sans succès. Il manque aussi un peu de percussion et de rythme. Ça peut se corriger mais le temps presse. Le groupe A ne sera pas facile avec la France et la Slovénie. Toutefois, il y a de l'espoir car le croisement avec le groupe B ne fournira probablement pas un adversaire imbattable, même en cas de 3e ou 4e place. Et ensuite...

12. Pologne

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La Pologne arrive avec une image d'équipe affectée par la retraite de leur solide pivot Martin Gortat. Au vu de la préparation, ce n'est pas vraiment le cas. Il reste quelques joueurs très solides pour le niveau international et les espoirs de bien figurer ne sont pas illégitimes. AJ Slaughter et Lukas Koszarek se partagent la mène avec un certain succès. Les ailes sont peuplées de gros scoreurs avec Mateus Ponitka et Adam Waczynski. Aaron Cel est un bon 4 complet. En 5, Damian Kulig (qui sait s'écarter) et le jeune gros physique de Przemek Karnowski tiennent la route. Le tout manque un peu de taille et de profondeur mais ça reste très acceptable pour un pays sans grande tradition basket, qui a dû passer par des qualifications sans souci pour en être là. Le collectif est en place des deux côtés du terrain, même si rien n'est particulièrement impressionnant. Il y a donc de quoi espérer passer le 1er tour, même si le tirage dans le groupe A n'est pas du tout un cadeau.


Les équipes à prétentions limitées
Passer le premier tour sera déjà une réussite

13. GĂ©orgie

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Le nom Géorgie ne fait pas vraiment peur sur le papier. C'est cependant être dans l'erreur que de voir cette équipe comme peu dangereuse. Elle dispose de réels arguments à faire valoir. Déjà sur le plan de l'effectif. Si la rotation n'est pas super longue et amputée de Viktor Sanikidze (blessé), elle contient des joueurs référencés, surtout en FIBA. Le meneur Mike Dixon (futur strasbourgeois !) assure un minimum de création et de scoring, tout comme son comparse Giorgi Tsintsadze. Le poste 1 est donc solide. Duda Sanadze n'a pas été très bon en préparation mais reste un contributeur honnête en 2 ou 3, comme Manuchar Markoishvilli, qui n'a pas joué cette saison mais revient correctement. Le meilleur est à l'intérieur. Tornike Shengelia est en grande forme actuellement et apporte à la fois taille et polyvalence en 4. Zaza Pachulia est le 5 de cette équipe, un joueur solide et traditionnel, qui marche bien en Europe. Sa cheville blessée ne devrait plus le gêner à l'Euro a priori. Sa rotation principale Giorgi Shermadini est un pivot long (2,17m) et avec des mains de qualité. L'ensemble est assez grand et plutôt expérimenté, habitué à travailler collectivement. Il en résulte une défense assez solide qui permet à une attaque un peu faiblarde de ne pas être rédhibitoire. Car si la volonté de faire tourner le ballon est bien présente mais, pour le moment, ça reste trop dispendieux avec beaucoup de pertes de balles. En préparation, les efforts ont été récompensés par un bilan très solide de 7 victoires (dont la seule subie de l'été par la Serbie, la Lituanie, la Grèce, la Lettonie) pour deux défaites (Autriche et Italie), qui illustrent cependant le manque de régularité de l'équipe. Située au sein du limité groupe B, la Géorgie a de bonnes chances de jouer les matchs couperets. Elle pourra alors tenter des coups. En effet, les limites athlétiques de cette équipe semblent l'empêcher de se rêver très grande.

14. Italie

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Le TQO de Turin a révélé une fois de plus les faiblesses de la sélection italienne, trop dépendante de ses artilleurs fous passés par la NBA Danilo Gallinari, Andrea Bargnani, Marco Belinelli, Luigi Datome. Est-ce la raison du changement de philosophie de cet été ? Oui et non. Si on peut penser que Ettore Messina a voulu rééquilibrer la sélection pour sa dernière campagne sur ce banc, il convient de noter que si Gallinari et Bargnani sont absents, c'est parce qu'ils sont blessés, le néo-Clipper se mutilant avec classe en début de préparation. Il reste donc de ce quatuor l'arrière talentueux mais plutôt soliste Belinelli, qui ne fait pas un mauvais été jusqu'ici, et l'ailier complet Datome, qui déçoit terriblement pour le moment. Autour, c'est relativement limité. Le poste 1 est tenu par l'expérimenté mais irrégulier créateur Daniel Hackett, relayé par deux autres vétérans Andrea Cinciarini (plutôt en vrac cet été) et Ariel Filloy. Pietro Aradori complète les postes 2 et 3 avec son agressivité et semble trouver récemment du rythme. Awudu Abass et Christian Burns sont surtout des prototypes physiques sur les ailes, ce qui est nouveau chez les Transalpins. À l'intérieur, les 4 apportent des points de manière irrégulière avec Nicolo Melli et Davide Pascolo. En 5, Messina cherche avant tout de la défense avec l'athlétique Paul Biligha et le revenant Marco Cusin, qui avait été coupé en cours d'été avant de revenir à la place de Riccardo Servi. Le tout est donc plus équilibré que d'habitude mais le potentiel offensif en a pris un coup alors que la défense ne donne toujours pas vraiment de garanties, même si c'est nettement mieux que par le passé. La combativité semble ainsi être en hausse. Cela permettra peut-être de gagner en assurance pour passer le groupe B pas très compliqué. Toutefois, cela ne devrait certainement pas permettre à cette équipe d'aller très loin ensuite.

15. Monténégro

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Déjà une 3e participation pour ce jeune pays de moins de 700 000 habitants, soit 100 fois moins que la France ! Autant dire que la culture basket y est forte, ce qui n'est pas étonnant pour une nation des Balkans. L'équipe penche à l'intérieur où règne Nikola Vucevic, le pivot très complet du Magic, accompagné en rotation par le capitaine Boban Dubljevic voire Marko Todorovic, qui peine cependant à trouver son rythme cet été. À l'extérieur, c'est moins reluisant. Tyrese Rice qui prend la place du naturalisé mène le jeu mais n'est pas motivé par la sélection. En instance de divorce avec Barcelone qui l'a forcé à faire l'Euro, il n'apporte que ponctuellement sa vivacité et sa création. Or, il semble être la clé de la réussite de cette équipe qui n'a pas grand chose en alternative au poste 1, même si le jeune Nikola Ivanovic n'est pas ridicule. Vladimir Mihailovic et Suad Sehovic partagent le poste 2 et mettent plus ou moins de points, comme Nemanja Djurisic et Dino Radoncic en 3. Bref, si le Monténégro réussit, ce sera sûrement parce que les stars à l'intérieur auront performé en attaque et que la défense aura tenu. En effet, le scoring est assez problématique car il n'y a pas énormément de menaces créatives. Quant à la défense, elle est assez limitée à la taille correcte des joueurs. Ce ne sera pas facile mais le groupe C est particulièrement ouvert.

16. Allemagne

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La sélection allemande a failli rester à quai l'été dernier lors des qualifications... Certes, il n'y avait pas la star locale Dennis Schroder, qui fait un énorme travail au poste 1 pour scorer, même s'il le fait souvent au détriment des équipiers. Mais ça prouve que le talent ne déborde pas outre Rhin. Car s'il manque Paul Zipser et Tibor Pleiss, les absents ne sont pas très nombreux. Il y a bien quelques joueurs intéressants comme le meneur remplaçant Maodo Lo et surtout les intérieurs Johannes Voigtmann (qui shoote de loin et est long), Robin Benzing, Danilo Barthel et Daniel Thies, voire l'ailier Patrick Heckmann. Mais il y a des incertitudes autour de Karsten Tadda et Lucca Staiger à l'arrière. Le tout est très jeune puisque personne n'a plus de 28 ans. La préparation a été assez difficile avec 3 victoires pour 5 défaites dont plusieurs lourdes. Certes, le dernier match contre la France donne de l'espoir avec un groupe qui se rapproche du complet, un état inconnu de bout en bout de l'été. Mais partir de loin avec un ensemble de talent limité, c'est très dangereux. En défense, c'est pas génial alors que le jeu offensif est très centré autour d'un Schröder pas vraiment distributeur. Il y a moyen de sortir du faible groupe B mais probablement pas d'aller très loin ensuite.

17. Finlande

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Avec un bilan d'une victoire (contre la Turquie) pour 7 défaites, on pourrait penser que la Finlande s'apprête à vivre une compétition difficile, surtout qu'elle se situe dans un groupe A bien piquant (France, Slovénie et Grèce notamment). Toutefois, tout n'est pas noir. Déjà, beaucoup de défaites ont été concédées sur une petite marge contre des adversaires pas ridicules. Ensuite, la Finlande aura la chance d'accueillir ses adversaires au 1er tour, ce qui n'est pas un désavantage quand on sait la ferveur du public scandinave. Enfin, le groupe est composé d'une armée de tireurs à longue distance, qui peut se révéler très dangereuse dans un bon jour. Ainsi, il faudra principalement regarder les meneurs Jamar Wilson, Teemu Ranniko et Petteri Koponen, les arrières Sasu Salin et Mikko Koivisto, l'ailier Shawn Huff, l'intérieur de Strasbourg Erik Murphy, le jeune et très talentueux 4-5 drafté par les Bulls Lauri Markkanen et l'autre pivot Gérald Lee (le seul qui ne tire pas du groupe). Le reste est moins utilisé. Globalement, le sélectionneur (l'ancien coach de Strasbourg d'ailleurs) Henrik Dettman a réussi à mettre en place un certain jeu collectif. Toutefois, la volonté de faire du jeu amène énormément de balles perdues, qui plombent l'équipe. Du coup, les adversaires en profitent pour mettre beaucoup de points faciles. Si ce point est corrigé, il y a peut-être de quoi faire un coup ou deux. Sinon, ce sera difficile au vu d'un niveau global de talent et de physique assez moyen voire faible.

18. Belgique

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Aisément qualifiée la née dernière, la Belgique va présenter un visage assez différent à cet Euro puisque la moitié de l'effectif est renouvelé, même si beaucoup font leur retour en sélection. Globalement, cette équipe est assez homogène. La marque est très répartie entre les joueurs, même si certains joueurs sont plus réguliers tels les arrières Sam Van Rossom, Jonathan Tabu ou Jean Salumu. On surveillera aussi le jeune meneur Manu Lecomte, intéressant en préparation. À l'intérieur, c'est le vétéran Axel Hervelle qui contribue le plus avec Pierre-Antoine Gillet. Si la balle circule plutôt bien, l'attaque reste assez peu productive, faute de créateurs vraiment incisifs. En défense, c'est en place mais le manque de taille et de qualités athlétiques se fait vraiment sentir (2 pivots à 2,06 et 2,08m notamment). Dans un groupe C ouvert, la Belgique pourra quand même espérer rallier les matchs à élimination. Mais il ne faudra pas commettre d'impair pour cela car il n'y a vraiment pas de marge. Toutefois, Eddy Casteels fait du travail sérieux depuis de nombreuses années avec cette sélection et il y a donc un espoir.

19. Tchéquie

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Septième du dernier EuroBasket avec des cadres assez jeunes, on pouvait penser que la Tchéquie était sur la pente ascendante. Malheureusement pour elle, les absences de marque se sont multipliées cet été : Blake Schilb, Petr Benda, Ondrej Balvin et Jan Vesely notamment. Ça fait beaucoup... Il reste bien le meneur de grande taille des Wizards Tomas Satoransky, plutôt en forme, l'arrière créatif vétéran Jiri Welsch, le scoreur arrière Jaromir Bohacik, l'ailier shooteur Vojtech Hruban, les intérieurs fuyants Martin Pterka et Patrick Auda. Mais ce n'est pas vraiment suffisant pour avoir de réelles ambitions sur un EuroBasket, même au sein de faible groupe C (qui semble quand même offrir une opportunité avec la Hongrie). La préparation n'incite pas à l'optimisme en tout cas : 2 victoires en 9 matchs, quelques claques... En attaque, c'est bien limité collectivement et ce n'est pas particulièrement hermétique de l'autre côté. Il faut dire que ça manque de taille à l'intérieur (personne au-delà de 2,07m) et de qualités athlétiques. L'objectif sera donc avant tout de limiter la casse.


Les équipes sans réel objectif
Gagner un ou deux matchs sera déjà une bonne chose

20. Hongrie

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La qualification a été acquise l'été dernier avec une certaine classe. Malheureusement, il n'a pas été possible de capitaliser dessus cet été. Pris dans un gros imbroglio avec les Spurs, Vitoria et Barcelone, l'ailier star (gros physique pour défendre et pénétrer) de l'équipe Adam Hanga n'a pu rejoindre l'équipe qu'à une semaine de l'Euro... Pas idéal quand on est une équipe déjà très juste en talent. En effet, derrière Hanga, on trouve surtout le meneur naturalisé DeAndre Kane, sa doublure Krisztian Wittman, les deux arrières David Vojvoda et Zolton Perl, les intérieurs Rosco Allen et Akos Keller. Le reste est plus limité et ça fait une rotation très courte, qui penche à l'extérieur. Offensivement, c'est assez limité, peu de points, un collectif faiblard. En défense, ce n'est pas la joie non plus et le retour de Hanga n'a rien arrangé, au contraire. Il n'y a donc pas de quoi être optimiste, même si dans le groupe C, il y a un espoir de qualification.

21. Grande Bretagne

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La fédération britannique a mis en place des structures pour construire une équipe acceptée de justesse aux JO de Londres de 2012 en tant que pays hôte. S'il y a bien eu une sorte de dynamique impulsée par Luol Deng et Pops Mensah Bonsu à ce moment, il est clair 5 ans plus tard que le basket n'est vraiment pas le sport national britannique. Les défaites se sont enchaînées en préparation sur des scores plus ou moins lourds. Elles reflètent les espérances limitées de cette équipe. Elle est emmenée par les arrières Andrew Lawrence, Luke Nelson et Teddy Okereafor, les intérieurs Daniel Clark et Gabe Olaseni. Pas de quoi pavaner... Aucun joueur NBA ou Euroleague. Il y a beaucoup de jeunes, ce qui peut laisser penser que cet euro sera l'occasion de se roder pour l'avenir. Mais c'est bien plus le talent qui manque que l'expérience. Les déficits se font sentir des deux côtés du parquet et il est difficile de voir une force à cette équipe, à part éventuellement son sélectionneur Joe Prunty qui a un pedigree intéressant.

22. Islande

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2e EuroBasket consécutif pour l'Islande, qualifiée difficilement l'été dernier. C'est toutefois une performance remarquable pour un pays de 300 000 habitants. Cette équipe est assez limitée en taille (seuls 3 joueurs de plus de 2m, un seul de plus de 2,02) et en talent. On trouve quelques noms ayant fait carrière hors de l'île comme l'intérieur polyvalent Haukur Palsson, l'arrière Martin Hermannsson, le meneur Hordur Vilhjalmsson ou le jeune et talentueux pivot de grande taille Tryggvu Hlinason. Mais si ces expatriés tendent à mener l'équipe, celle-ci souffre au plus haut niveau. Marquer des points semble bien difficile malgré une volonté de jouer collectif. Le déficit physique en défense se fait sentir. Placée dans un fort groupe A, l'Islande aura bien des difficultés à gagner un match. Reste à sauver l'honneur et se battre coûte que coûte.

23. Ukraine

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Dernière équipe qualifiée, l'Ukraine pouvait avoir des arguments à faire valoir si elle n'avait pas été amputée de la plupart de ses joueurs majeurs. Manquent à l'appel Sergi Gladyr, Pooh Jeter, Kyrylo Fesenko ainsi que les jeunes talents Alex Len, Sviatoslav Mykhailuk et Joel Bolomboy. Évidemment, c'est gênant pour un pays (de 42 millions d'habitants quand même !) qui connaît des problèmes politiques et ne peut raisonnablement investir dans un sport qui n'est pas le numéro un dans la culture locale. Denys Lukashov, Olexandr Mishula, Maksym Pustozvonov tiennent la corde à l'extérieur, Vyacheslav Bobrov, Vyacheslav Kravstov et Artem Pustovy à l'intérieur. Globalement, ça joue pas mal sur le secteur intérieur et ça défend rudement. Mais ça risque bien d'être trop juste à l'Euro, même si le groupe B est très ouvert.

24. Roumanie

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Le bilan de la préparation est catastrophique pour la Roumanie : 1-9. Seule la Tunisie n'aura pas été capable de battre cette équipe en grande difficulté cet été, y compris face à des équipes qui ne feront par l'Euro comme l'Estonie ou le Portugal. Il faut dire que le talent ne déborde pas. L'intérieur (passé par la ProA) Vlad Moldoveanu emmène l'équipe en attaque, ce qui n'est évidemment pas suffisant pour le top niveau international. Il reçoit principalement l'aide du meneur Giordan Watson, de l'arrière Andrei Mandache, de l'ailier Raduljica Paliciuc et du pivot Alexandru Olah. C'est incroyablement limité partout. Comment expliquer la présence de cette équipe à l'Euro alors ? Le groupe C se jouera au pays, à Cluj ! Ce qui donne automatiquement le droit aux Roumains de participer à leur première compétition internationale depuis... 1987 !


Bonne lecture et n'hésitez pas à réagir !!


Dernière édition par LucAl le 29 Août 2017, 15:42, édité 1 fois.

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Message PubliĂ© : 29 AoĂ»t 2017, 14:36 
Franchise Player
3777
J'espere qu'on tombera pas trop sur des Ă©quipes ou sa shoote beaucoup de loin; on a souvent du mal a s'ajuster

Apres on va vraiment decouvrir des selections genre la Roumanie qui est pour moi le seul vrai inconnu de ceet Euro les autres équipes ont a plus de l'habitude de les voir, meme si je pense que les Anglais vu l'équipe qu'ils ont ca va etre bien dégueu

_________________
DAT 3 : PG : John Stockton, SG : RAy Allen; SF : Paul Arizin, PF : Karl Malone, C : Wes Unseld
Remplaçants : D. Bing, R.Theus, A.Robertson, A.English, Granmama, B.Jones, Y.Ming Coach : A.Hannum


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