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Message PubliĂ© : 05 Octobre 2012, 10:22 
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Message PubliĂ© : 20 DĂ©cembre 2012, 08:47 
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76ers Liberty Baller
7421
Début de saison des Sixers new-look
Par Sam D. & Namikaze


Après un recrutement upgradé de « B » à « A+ » avec l’arrivée d’Andrew Bynum, les fans des Sixers avaient de quoi se réjouir à l’aube de cette nouvelle saison. Bien sûr, les vieux démons -pas si vieux que ça- du géant natif de la région ont largement modifié les plans de la franchise pennsylvanienne.
Après le premier quart de la saison, quelles conclusions peut-on tirer de ces Sixers version 2012/2013 où pas moins de 9 nouveaux joueurs sont arrivés ?

PARTIE I : LES RECRUES
Andrew Bynum, Jason Richardson, Dorell Wright, Nick Young, Royal Ivey, Kwame Brown, Damien Wilkins, ainsi que les 2 rookies Maalik Wayns et Arnett Moultrie. 120min par match en cumulé pour toutes ces recrues, soit la moitié du temps imparti sur le terrain, inutile de dire que les performances de l’équipe sont largement dépendantes du rendement de ces nouveaux joueurs. Inutile également de dire que faire jouer 50% du temps des joueurs qui n’ont aucun automatisme avec les autres, ce n’est pas chose aisée.
Evitons l’élément qui fait mal, Bynum, qui n’a toujours pas joué une seule minute, et passons à l’autre recrue majeure : J-Rich. Que nous apporte-t-il ? A la fois beaucoup, et pas assez. Le premier point où Richardson est une vraie bouffée d’oxygène, c’est le fait de posséder un shooteur à 3pts dans le 5 majeur. L’autre point, c’est qu’il peut également se créer son propre shoot. En résumé, il apporte ce que le regretté Andre Iguodala n’a jamais réussi à maitriser. Si l’on ajoute les menaces extérieures de Wright et Young, voire même la force de pénétration de ce dernier, on peut dire que la « perte offensive » d’Iguodala et de Louis Williams a parfaitement été comblée. Malgré un départ catastrophique, Nick Young se révèle être un dynamiteur de grand talent, et Wright, en dépit d’une baisse de régime sur les derniers matches, nous a fait beaucoup de bien à 3pts et montre régulièrement une volonté défensive plus qu’agréable.

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Mais l’apport des 3 principaux atouts de Philly parmi les recrues n’est pas non plus optimal, loin de là. Impossible de passer sous silence les pourcentages de Wright (32%) et Young (38%), ainsi que le relatif faible impact de Richardson. A bientôt 32ans, et dans une équipe sans gros scoreur, on pouvait attendre mieux de la part d’un joueur qui a dépassé les 20pts/match plusieurs fois en carrière. En effet, ses 12.5pts en 30min par match ne le place que 4ème scoreur de l’équipe, derrière Holiday (17.6), Young (14.9) et Turner (14.9). L’autre point négatif de ces recrues est la faible volonté d’aller au contact, avec au final très peu de lancers-francs : entre 4 et 5 LF provoqués par match pour les 3 réunis ! L’un des objectifs de Collins pour cette saison est clairement raté.
Royal Ivey est déjà passé par Philadelphie, on le connait, on sait qu’il sera utile en défense, et on peut compter sur lui pour ne pas faire n’importe quoi à la mène. Pour l’instant, il remplit plutôt bien son rôle, 0.25tos en 12min de jeu et une défense solide, il répond présent dans la limite de ses capacités. L’autre meneur remplaçant, le rookie Maalik Wayns est en revanche l’exact opposé d’Ivey. Il ne se pose aucune question, en attaque comme en défense. Résultat, il provoque beaucoup, mais son immonde 25% au shoot handicape les Sixers plutôt qu’autre chose pour l’instant… Plus généralement, l’apport des « petites » recrues est malheureusement inexistant voire négatif. Wilkins shoote à 28%, 25% également pour Moultrie (qui lui, au moins, réussit à prendre quelques rebonds par-ci par-là), et le fameux Kwame Brown continue de s’enfoncer dans sa médiocrité avec des stats à la hauteur de son apport sur le terrain : quasi-inexistant.
Quand on fait le bilan, entre la blessure de Bynum, l’apport inexistant des petites recrues, et l’apport mitigé de la part du trio Richardson-Young-Wright, ce premier bilan des recrues n’est pas très positif. Mais comme dit précédemment, autant de nouveaux joueurs dans un système de jeu –normalement- basé sur la défense, là où les automatismes sont extrêmement importants, une parfaite alchimie aurait été étonnante.


PARTIE II : LE JEU
C’est ici où l’optimisme reprend le dessus. Malgré de gros passages à vide et quelques absences au shoot, le jeu des Sixers a non seulement évolué, mais s’est aussi amélioré par rapport à l’année dernière. Nettement.
Comme dit dans la partie I, l’apport à 3pts du trio Richardson-Young-Wright est une bouffée d’oxygène. Et au niveau individuel, le contraste est saisissant avec l’année dernière. Cette année, Richardson, Nick Young, Turner, Holiday peuvent se la jouer solo sur une action et scorer efficacement, ce qui permet aux Sixers d’être plus dangereux à l’extérieur, plus dangereux qu’ils ne l’ont été depuis bien longtemps. Bien sûr, avec les pourcentages plus que décevants de N. Young, Wright, et des pourcentages tout justes corrects pour Turner ou J-Rich, l’efficacité offensive n’est pas au rendez-vous dans les statistiques. Mais la puissance offensive des Sixers, même sans Bynum, est bien supérieure à l’année dernière.
A l’intérieur, Thaddeus Young fait sûrement sa plus belle saison en carrière, en étant terriblement efficace malgré l’absence totale d’une seconde menace dans la raquette (Brown comme Allen étant inexistants dans la raquette adverse). Et c’est ici que l’on regrette encore plus l’absence d’Andrew Byum… Un scoreur comme Bynum permettrait à l’équipe entière de profiter de la menace offensive qu’il représente, que ce soit au niveau des pénétrations ou des décalages à 3pts…
Défensivement, les Sixers sont plutôt au rendez-vous, y compris statistiquement. La perte individuelle d’Iguodala fait mal, mais sur certaines séquences Richardson le remplace plus qu’honnêtement. Collectivement, la mobilité des joueurs permet de compenser le relatif manque de physique, sauf au rebond. C’est bien simple, à part Turner, il n’y a pas le moindre joueur talentueux au rebond dans cette équipe. Le constat est dur mais simple. Young, Hawes, Allen, Brown, tous les intérieurs peinent dans ce domaine, et à moins d’1 rebond près, Turner serait le meilleur rebondeur de l’équipe, un small forward de 2.01m… Là encore, Bynum serait le perfect fit. « Serait ».
Au niveau des satisfactions, impossible de ne pas parler de Turner et d’Holiday. Avec Young, ils forment le trio « presque-star » de Philly, peu cotés mais pourtant terriblement efficaces. Holiday, 17.6pts 8.9asts, fait tout simplement partie aujourd’hui des 6 ou 7 meilleurs meneurs de la ligue. Quant à Turner, il passe enfin un cap, en s’approchant de très près du 15-7-4 de moyenne, ligne de stat minimum que seul LeBron James est assuré de réaliser dans la ligue. Turner devient également petit à petit le joueur décisif de l’équipe, devant Holiday. Il prend confiance, et son jeu en 1-contre-1 est de plus en plus important dans le système de jeu de Philadelphie.

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AU FINAL, les Sixers ne sont ni flamboyants ni décevants. Un bilan légèrement inférieur à l’équilibre, des satisfactions et des déceptions, incorporer autant de nouveaux joueurs tout en jonglant avec l’absence de celui qui devait être le franchise player, Doug Collins a du boulot. D’autant plus que le calendrier était jusqu’ici plutôt favorable, avec beaucoup de matches à domicile (15 sur 25), on aurait pu s’attendre à un bilan légèrement supérieur. Mais le talent est là, la jeunesse est là, l’envie est là.
Avec le retour de Bynum (début 2013 ?), et l’alchimie grandissante entre ces nouveaux joueurs, les Sixers peuvent devenir un sérieux contender à l’Est. Peuvent. Et c’est bien le problème des Sixers, depuis de nombreuses années. Ils ont le potentiel, mais restent seulement une équipe avec du potentiel. A eux de l’exploiter, enfin.



Si vous voulez réagir, c'est ici : viewtopic.php?f=17&t=287&start=80


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Message PubliĂ© : 23 DĂ©cembre 2012, 13:38 
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Spurs
7647
Focus sur le début de saison des Raptors
by Nibali

Le début de saison raté (4 victoires seulement lors des 23 premiers matchs) des Raptors est très loin des ambitions et des espérances affichées par la franchise canadienne. Retour en arrière…

Une saison 2011-2012 et un recrutement plein de promesses

Si, à première vue la saison 2011-2012 de Toronto fut médiocre sur le plan statistique (23 victoires pour 43 défaites, 11eme à l’Est à 12 victoires des playoffs), les fans des Raptors avaient des raisons de croire à une bonne saison 2012-2013.
D'abord grâce à l’arrivée du coach Dwane Casey il y a un an, champion avec Dallas en 2011 (assistant coach spécialiste de la défense) embauché par Brian Colangelo pour tourner définitivement la page de l'attaque à tout va installée par Sam Mitchell en 2004 et perpétuée par Triano jusqu'en 2011, ensuite par les bons résultats affichés par l'équipe lors de l'exercice précédent lorsque l'effectif était au complet.

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Dwane Casey, nouveau coach pour un nouveau cycle

Pour sa 1ère saison, Casey rempli son contrat, faisant des Raptors l’une des 10 meilleures défenses de la NBA alors que l’équipe était parmi les 4 plus mauvaises défenses de la League la saison précédente.
Le recrutement malin à l’intersaison de Kyle Lowry, meneur à tout faire des Rockets, de Landry Fields, révélation des Knicks dans sa 1ere année et l’arrivée du rookie Jonas Valanciunas au poste de pivot suffisent à donner espoir aux fans de voir leur équipe se battre pour l’accession en playoffs. Des playoffs qu’ils n’ont connu uniquement sous l’ère Vince Carter (2000, 2001, 2002) et Chris Bosh (2007, 2008).

Etat des lieux.

Les vieux démons resurgissent

Après une pré-saison quasiment parfaite (6 victoires, 1 défaite), c’est avec beaucoup d’espoirs mais peut être aussi beaucoup de pression que les Raptors entament leur saison 2012-2013. Et les vieux démons vont resurgir.
Les faiblesses défensives, pourtant gommées par Casey, refont surface pour frapper de plein fouet une équipe qui se transforme en gruyère sur les phases défensives. Le déficit athlétique du roster des Raptors a toujours été pallié par la défense 2-3 zone si chère à Dwane Casey, mais une zone avec des nouveaux joueurs qui n’arrivent pas à l’assimiler, cela laisse des tirs ouverts part dizaine à chaque match et le résultat se paie cash, 45.6% de réussite aux tirs pour les adversaires alors que Toronto peine en attaque avec un faible 43.0% aux tirs.

Là où la zone devient catastrophique, c’est qu’elle ne permet même pas aux Raptors d’être dominateur dans la raquette. Les points dans la peinture pour les adversaires se cumulent (43.5 pts encaissés par match, contre 37.0 pts inscrits par match) et la bataille aux rebonds est fréquemment perdue (10 fois remportée, 17 fois perdue pour un bilan de 73.2% de rebonds défensifs pris contre 75.5% pour l’adversaire).

Autre faiblesse défensive, le jeu en transition. A partir du moment où l’adversaire se lance très vite en contre-attaque, la défense collective est dépassée, laissant de multiples choix aux contre-attaques adverses de se concrétiser (14% des pts encaissés le sont en contre-attaque). Afin de résoudre ce problème au maximum, les Raptors affichent un tempo lent (10e tempo le plus lent de la NBA), mais qui a pour conséquence un nombre de points « facile » en contre-attaque extrêmement réduit (9% des pts inscrits, 16 des 27 matchs se sont terminés avec moins de 10 pts inscrits en contre attaque).

Déséquilibre récurrent

Si le roster des Raptors parait équilibré sur le papier, sur le terrain le constat est tout autre. La présence dans la raquette se limite à Jonas Valanciunas dans le 5 de départ, Bargnani dézonant constamment derrière la ligne à 3 pts. Inutile de dire que le rookie, esseulé, est très souvent en difficulté sur les phases offensives et défensives.

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Jonas Valanciunas esseulé près du cercle, symbole récurrent du manque de présence des Raptors dans la raquette

Un déséquilibre qui se corrige avec la 2nd unit, portée par Amir Johnson et Ed Davis, véritable bâtons de dynamite qui n’hésitent pas à livrer la bataille sur chaque ballon qui traine dans la raquette et près du cercle. Néanmoins l’apport des deux « big men » en sortie de banc ne suffit pas à régler le problème offensif majeur des Raptors, à savoir le jeu au poste bas.

Peu ou pas de menace intérieure, cela oblige les artilleurs longue distance à user et abuser de tirs à 3 pts (26.5% des tirs tentés sont à 3 pts, contre 23.0% pour l’adversaire) et quand on est une équipe en plein doute, la réussite n’est que très rarement au rendez-vous (32.8% contre 36.4% pour l’adversaire).

Calderon/Lowry, il faut choisir

Autre constat, la difficile cohabitation de Kyle Lowry et José Calderon au poste de meneur. Les deux joueurs pouvant prétendre à une place de titulaire, c’est Lowry qui bénéficie de ce statut puisque le GM, Brian Colangelo, ayant clairement affiché son ambition pendant l'été de tourner la page Calderon aux Raptors.
Mais l’espagnol, meilleur passeur de l’histoire des Raptors, n’est pas du genre à se laisser faire sur le banc. Profitant des blessures de Kyle Lowry, il a démontré une fois de plus qu’il était le cerveau de l’équipe, menant d’une main de maitre toutes les offensives des Raptors, multipliant les bons choix en restant l’un des meneurs les plus propres de la NBA (4e au ratio passes/balles perdues derrière Chris Duhon, Chris Paul et Jason Kidd).
Mieux encore, il est désormais tout terrain, cumulant déjà 2 triple-double cette saison (les premiers de sa carrière), ajouté à ses habituelles stats aux tirs (13.5 pts/m, 47-48-84% aux tirs en tant que titulaire) et sa vista génialissime pour délivrer les caviars (11.5 asts/m en tant que titulaire), les Raptors ne sont jamais mieux menés qu’avec Calderon et le bilan quand l’espagnol est titulaire est équilibré (6 victoires, 6 défaites).

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José Calderon, meilleur passeur de l'histoire de la franchise, bouscule la hiérarchie

Si Kyle Lowry a effectué des débuts fracassants avec les Raptors (3 matchs de suite à + de 32 d’eval), il a été fauché en plein vol par une blessure (entorse de la cheville sur une mauvaise réception face à OKC). Et depuis il n’est que l’ombre de lui-même, malgré un match de mammouth face aux Kings (34 pts, 11 passes), il peine à retrouver ses standards et surtout il semble plus que jamais déstabiliser par les très bonnes performances de Calderon, son back-up qui n’en porte que le nom.
De plus, le bilan de Toronto lorsqu’il est titulaire est catastrophique, seulement 2 victoires pour 13 défaites, suffisant pour remettre en question le statut de Kyle Lowry à Toronto, où Calderon bénéficie d’une côte d’amour énorme auprès du public de l’Air Canada Centre.

Dwane Casey ayant tenté plusieurs fois d’associer les deux joueurs sur le terrain, pour le moment cela pose plus de problèmes qu’il n’offre d’avantages. Si en attaque l’équipe s’en sort bien, se retrouver avec Calderon et Lowry en défense backcourt accentue encore un peu plus les problèmes défensifs des Raptors. Autant dire qu’il est inutile d’aggraver le problème n°1 en ces temps difficiles.

L’énigme Andrea Bargnani

La faillite des Raptors implique inévitablement la recherche de(s) coupable(s). Inutile de préciser que tous les regards se tournent tout de suite vers Andrea Bargnani…
1st pick en 2006, il devait devenir le « Nowitzki » des Raptors, l’homme sur qui la franchise allait s’appuyer pour construire une nouvelle ère après Carter et Bosh. L’italien qui est dans sa 7e saison NBA est définitivement très loin des espérances et le pari de Colangelo semble être un échec total.
Bargnani avait pourtant affiché un niveau digne des meilleurs attaquants NBA au début de l'édition 2011-2012. Malheureusement une blessure au mollet le coupa dans son élan et depuis les rechutes se multiplient, l’italien ayant perdu totalement le niveau de jeu qu’il affichait un an auparavant.
Mais ce que personne ne pardonne à l’italien, c’est son manque de présence dans la raquette et surtout aux rebonds. Pour un joueur de sa taille (2m13), tourner à moins de 5 rebonds par match dans une équipe qui ne compte pas de rebondeurs exceptionnels, ça ne passe pas, ni auprès des fans, ni auprès des spécialistes. Si sa « tendresse » pouvait être pardonnée dans ses premières années, aujourd’hui il n’y a plus aucune excuse, Andrea n’a pas su s’adapter au jeu NBA comme a pu le faire Dirk Nowitzki avant lui.

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Andrea Bargnani perdu dans ses pensées, symbole d'un joueur en manque de confiance

Et au moment où Bargnani rechute une énième fois contre Portland, il déclare dans la presse que Toronto est « la pire équipe de la NBA », pas le meilleur moyen d’apaiser le climat qui règne autour de lui.
Coup de massue ultime, depuis cette déclaration les Raptors ont enchainé 4 succès consécutifs, une performance qui ne s’était plus produite depuis plus de 2 ans. De quoi fragiliser (si c’était encore possible) la situation de l’italien à Toronto dont le voyage parait plus que jamais en fin de parcours.

Le redressement

Néanmoins tout n’est pas noir en ce début de saison de l’autre côté du Lac Ontario, les 4 victoires consécutives (Dallas, Houston, Cleveland, Detroit) reflètent ce que les fans attendaient : des joueurs qui jouent pour l’équipe, un jeu équilibré et cohérent.

Le déséquilibre intérieur est partiellement effacé par la titularisation d’Ed Davis avec Jonas Valanciunas en l’absence d’Andrea Bargnani. L’arrivée de Mickaël Pietrus au poste 3 apporte son expérience en défense et en attaque, la titularisation de Calderon à la place de Lowry équilibre la mène (Lowry possédant le défaut de vouloir trop en faire). Tous ses éléments permettent à DeMar DeRozan, nouveau leader offensif, de s’exprimer pleinement en attaque.
Lui qui a signé son extension de contrat lors du dernier jour (le 31 octobre) a pour mission de devenir le Franchise Player des Raptors. Si il n’était qu’un scoreur efficace proche du cercle dans ses 2 premières années, depuis 1 an il progresse à grand pas dans tous les secteurs de jeu. Tir fiable à mi-distance et longue distance à 2 points, mais encore trop fébrile derrière la ligne des 3 points, il apporte son énergie quand l’équipe a besoin de batailler aux rebonds. De plus il n’hésite plus à passer la balle après ses multiples pénétrations, offrant à ses équipiers des tirs extérieurs grand ouverts.

Les « remplacants », turbo de l’équipe

Enfin il serait injuste de parler du redressement des Raptors sans parler des « remplaçants » qui n’en ont que le nom puisque coach Casey n’hésitant pas à donner la trentaine de minutes à un joueur sorti du banc si il le mérite.
Véritables facteurs X du jeu de Toronto, les Amir Johnson, Alan Anderson, Terrence Ross, Linas Kleiza et John Lucas III ont tous un grand rôle à jouer dans les succès des Raptors.

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Amir Johnson, energizer #1 de la 2nd unit de Toronto

Amir Johnson en rotation des intérieurs pour apporter des rebonds, de l’énergie en attaque et de la défense.
Alan Anderson véritable clutch player des 4e quart-temps (58 pts en sortie de banc sur les 3 dernières victoires) et toujours bien placé pour choper un rebond offensif crucial ou piquer un ballon dans les mains d’un intérieur adverse étourdi.
Terrence Ross (8e de la draft 2012) affichant des qualités athlétiques rappelant les plus belles heures de Vince Carter, possédant d’ores et déjà un shoot longue distance dévastateur, mais pêchant encore dans sa sélection de tirs comme beaucoup de débutants un peu trop enthousiaste à leurs débuts en NBA.
Linas Kleiza, capable de flamber à 3pts en enchainant les tirs primés, il apporte son expérience à l’intérieur (son poste avec la Lituanie) et même si ses stats aux rebonds semblent mauvaises (2.6 rebs/m en 20 minutes), il travaille dans l’ombre, bloquant régulièrement les adversaires pour que ses équipiers puissent prendre les rebonds plus facilement.
Enfin John Lucas III, lui qui a débuté la saison avec des statistiques épouvantables aux tirs (et accessoirement connu sur la toile pour avoir été le « mouton » de LeBron James), apporte désormais sa rapidité (certainement l’un des joueurs les plus rapides de la NBA) pour déstabiliser les défenses, ses passes (3.4 asts/m lors des 5 dernières sorties en 16 minutes) et ses tirs longue distance quand les positions sont ouvertes (7.0 pts/m sur les 5 derniers matchs).

Conclusion

Si le début de saison de Toronto fût déprimant pour les fans, les raisons d’espérer existent après une belle série de victoire. Le mauvais départ risque d’handicaper fortement les Raptors dans la course aux playoffs cette saison (bilan actuel de 8 victoires pour 19 défaites), mais Toronto ne sera pas la risée de la ligue, loin de là et il ne serait pas étonnant de les voir accrocher quelques victoires de prestige après des défaites étriquées (défaite en double OT contre les Spurs, courte défaite contre les Nets avec seulement 8 joueurs valide).
Enfin il faudra voir comment le retour de Kyle Lowry sera géré et surtout comment le cas d’Andrea Bargnani, plus que jamais sur la selette, sera traité avant de pouvoir, réellement cette fois-ci, penser à bâtir une équipe capable d'accrocher régulièrement les playoffs.


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Message PubliĂ© : 31 DĂ©cembre 2012, 11:18 
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7647
Pourquoi le Magic est meilleur que prévu ?
by Floridhardaway


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De façon remarquable, le Magic d'Orlando n'est en fait pas si loin de la course aux Playoffs de la conférence Est. Cela représente une sorte de choc chez les fans et même les spécialistes de la NBA, compte tenu des bouleversements de l'été dernier à O-Town. Malgré les pertes de Jason Richardson, Ryan Anderson et Dwight Howard, le Magic a réussi à remporter 12 de leurs 30 matchs joués (soit 40% de victoires), se plaçant à seulement deux matchs des Boston Celtics, classés huitième, synonyme de dernier strapontin pour une place en Playoffs. Pas mal pour une équipe qui vient de commencer son processus de reconstruction et a qui on prédisait avant même le début de saison, la dernière place de la ligue.

Avec sa ligne arrière composée de Jameer Nelson, Arron Afflalo et J.J. Redick, le Magic d'Orlando se place chaque soir comme un sérieux outsider, évitant d'être étiqueté comme l'une des pires équipes de la NBA. Après tout, cette équipe a déjà décroché des succès contre les Golden State Warriors, les Los Angeles Lakers et les Denver Nuggets cette saison.

Les équipes NBA feraient mieux de ne pas sous-estimer cette équipe et la prendre pour un effectif de perdants comme pouvait l'être les Charlotte Bobcats la saison dernière, par exemple. Il est difficile de le nier, les Magic sont bien en course pour acquérir une participation aux Playoffs au printemps prochain même si cela peut paraître difficile d'un regard extérieur.

Avant le début de la saison, beaucoup prédisait que le Magic d'Orlando allait lutter pour le top pick de la prochaine draft, autrement dit, pour le premier choix. Car les questions sur la qualité et surtout la profondeur de l'effectif inquiétaient pas mal dans le comté d'Orange. Après tout, Jameer Nelson, Glen Davis, J.J. Redick, Arron Afflalo, Hedo Turkoglu et Al Harrington sont les seuls a avoir réellement prouvé dans la plus grande ligue de basket-ball du monde.

Pire encore est la blessure subie par Hedo Turkoglu qui s'est fracturé la main au tout début de la saison, tandis que Al Harrington bataille toujours pour se remettre de deux interventions chirurgicales au genou à l'intersaison.



Des jeunes qui répondent présents

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Cela a forcé le Magic à utiliser ses jeunes talents, qu'ils soient prêts ou non. Autrement dit, on peut considérer qu'ils étaient plutôt prêts.

L'intérieur Nikola Vucevic (en photo) âgé de 22 ans, en provenance d'USC, a été spectaculaire dans son rôle de pivot titulaire. Après une année rookie passée à Philadelphie qui ne resta pas dans les mémoires, le jeune monténégrin de 2.13m, né en Suisse, tourne près du double double de moyenne avec dix points et autant de rebonds par match. Et même mieux au mois de décembre - qui correspond à la période forte du Magic - avec 11.6 points et 12.3 rebonds de moyenne tout en étant adroit avec 55% de réussite.

E'Twaun Moore, arrière de 23 ans, a été sans doute le joueur le plus important en sortie de banc en dehors de l'incontournable J.J. Redick. L'ancien Celtic a appris à jouer un rôle de facilitateur, tout en continuant à marquer des points précieux. Avec plus de 9 points et 3 passes décisives par match, il est la doublure de Jameer Nelson, aucun doute que cela change de l'apport famélique de Chris Duhon ces dernières années.

Enfin les rookies, qui ne sont pas moins de quatre cette année à Central Florida. Andrew Nicholson, Dequan Jones, Kyle O'Quinn et Moe Harkless - Deux premiers tours de draft (Nicholson et Harkless), un second tour (O'Quinn) et un non-drafté (Jones) - ne possèdent pas de statistiques impressionnantes que l'on remarque en un coup d'oeil, mais ils ont réussi à se solidifier en tant que joueurs de la rotation instaurée par leur coach Jacque Vaughn. Leur agitation, leur athlétisme et leur énergie sont très appréciés et c'est ce dont le Magic avait besoin au cours des saisons passées.


Un effectif altruiste

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A première vue, ne pas avoir de franchise player pourrait être un handicap pour espérer une place en Playoffs, et c'est bien le contraire pour l'équipe qui joue ses matchs à l'Amway Center. En l'absence de superstar définitive, les Magics d'Orlando comptent sur un mouvement de balle pour marquer la plupart de leurs points. Bien que ne possédant pas un véritable scoreur, le Magic s'en sort bien, et c'est ce qui fait sa force dans ce premier tiers de la saison.

Avec en moyenne 23 passes décisives par match, le Magic se classe à une étonnante cinquième place dans ce compartiment dans toute la ligue. Et pourtant l'équipe ne dispose pas d'un distributeur d'élite comme Chris Paul ou Rajon Rondo...Cette statistique est remarquable et est le fruit d'un effort collectif.

Avec une pléthore de talents et de shooteurs altruistes, la défense adverse ne peut pas se focaliser uniquement sur un voir deux joueurs car il est difficile de deviner ce que peut faire le Magic avec le ballon sur les phases d'attaque, ce qui provoque des opportunités pour tout l'effectif de se mettre en avant, n'étant pas au service d'un unique joueur sur qui l'équipe est entièrement tournée.



Une bonne défense

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On pourrait imaginer que lorsqu'une équipe perd un joueur qui fut élu trois fois joueur défensif de l'année et qui est encore en pleine force de l'âge, cette dernière sombrerait de ce coté là et deviendrait une des pires dans ce secteur. Cela n'a tout simplement pas été le cas. Malgré la perte de Dwight Howard, les Magics ont réussi à ne permettre que 94,7 points par match à son adversaire. Il y a deux explications possibles à ce résultat plutôt bizarre.

Tout d'abord, les Magics ont développé une attitude de bagarreur et se battent sur chaque possession. La façon dont Howard a traité la franchise la saison passée n'encourageait pas vraiment ses coéquipiers à se battre à fond chaque soir. Avec son départ pour Los Angeles et l'ajout du robuste Arron Afflalo, la franchise a maintenant une raison de se battre et possède un joueur sur qui s'appuyer en matière défensive, Afflalo étant un des meilleurs défenseurs extérieurs.

D'un autre coté, Orlando se sentait en sécurité avec l'impact que pouvait avoir D12 et pouvait avoir tendance à faire trop d'erreurs en sachant que l'ex-franchise player pouvait récupérer celles-ci en 2eme rideau. Son départ a donc, en quelque sorte, obligé les joueurs de l'effectif à se donner à fond sur chaque possession.

Mais il ne serait pas juste de conclure sans attribuer une part de la réussite du Magic d'Orlando à son entraîneur Jacque Vaughn, qui est dans sa première année en tant qu'entraîneur NBA. Vaughn tire son groupe vers le haut et certains évoquent même son nom parmi les sérieux candidats au titre de coach de l'année, ce qui arrivera sûrement s'il parvient à hisser Orlando jusqu'aux Playoffs, et qui serait un énorme exploit pour des fans qui ne pouvaient encore l'imaginer au début de la saison. Cependant l'infirmerie ne cesse de se remplir ces derniers jours du coté d'Orlando ce qui risque de leur coûter cher dans cette course où chaque victoire compte.


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Message PubliĂ© : 14 Janvier 2013, 13:25 
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Spurs
7647
LeBron JAMES : Une conception différente
by King

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La naissance d’un phénomène

Nous sommes le 18 février 2002, une petite semaine après le All Star Game NBA qui s’est déroulé à Philadelphie, et qui a vu les All Stars de l’ouest l’emporter 135-120 grâce à la performance de MVP d’un certain Kobe Bryant. Ce jour-là ne donne pas l’impression d’être une date phare dans l’histoire du basket américain. En effet, nous sommes en pleine saison régulière, les matchs NBA ne passionnent pas forcément l’Amérique, qui semble plus encline à parler du résultat du Super Bowl qui s’est déroulé quelques jours auparavant à la Nouvelle Orléans. Seulement voilà, dans un coin perdu de l’Ohio, à Akron plus précisément, un jeunot est entrain de faire parler de lui. Il se nomme LeBron Raymone James. Il joue à la St Vincent St Mary High School (STVSTM) et impressionne, tant au niveau de son jeu individuel, de sa mentalité basée sur le collectif, que par ses qualités physiques très au dessus de la moyenne.

Il est la principale raison de la montée de STVSTM dans les rankings. Sports Illustrated (SI) a craqué sur le phénomène. Le célèbre et influent hebdomadaire sportif américain décide de le mettre sur sa couverture, une première pour un athlète évoluant en High School. Et comme si cela ne suffisait pas, un surnom rempli à la fois de louanges et de pression accompagne le portrait du jeune basketteur, « THE CHOSEN ONE », c'est-à-dire l’Elu. LeBron James vient tout simplement d’être élu successeur de Michael Jordan aux yeux des américains (puisque c’est bien de cela dont il s’agit). A partir de ce jour là, aucun autre joueur de basket au monde n’a connu plus de pression médiatique que LeBron James.

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Ce surnom l’a poursuivi toute sa carrière, jusqu’à aujourd’hui en 2013, et surtout, LeBron James fut jugé par rapport à celui-ci. Il devait devenir le nouveau Michael Jordan, avec les titres, avec la mentalité de gagnant, avec les tirs assassins au buzzer…bref, le basketteur qui réussira ce que Jordan a réalisé et surtout de la même MANIERE que lui. Le flot de critiques qui s’est abattu sur LeBron post-Decision (quand il décida de quitter Cleveland en juillet 2010 pour former un « BIG 3 » à Miami avec Dwyane Wade et Chris Bosh) était simplement dû au fait qu'il prenait un chemin différent de ses aînés Michael Jordan, ou Kobe Bryant. Aux yeux du monde entier, LeBron James aurait du rester à Cleveland, et gagner le titre avec la franchise qui l’a drafté en 2003, et ne pas rejoindre d’autres stars. La saison 2010-2011 de LeBron l'enfonçait encore plus dans la perception que les gens se faisaient de lui. Il n’est pas un winner, il tremble dans les moments chauds, rate ses Finals, et n’est donc définitivement pas dans la même cour et lignée que Jordan ou Kobe.


Une comparaison erronée

C’est à cet instant qu’il faut se rendre compte de la chose la plus importante à propos de LeBron James. Qu’il gagne ou qu’il perde, il ne doit plus jamais, et n’aurait d’ailleurs jamais du, être comparé à Michael Jordan. Sa mentalité est en total opposition avec celle de « His Airness » ou du « Black Mamba ». LeBron est plus Magic que Michael. Depuis qu'il joue au basketball, son but est d’impliquer ses coéquipiers, d’être altruiste et de gagner de cette façon. Il a beaucoup été critiqué pour cela, mais il était comparé à la mauvaise personne.

Depuis les exploits du plus grand joueur de l’histoire, la majorité des fans et spécialistes NBA sont tombés dans une conception assez individualiste du basket. Celle qui dit que le meilleur joueur de l’équipe devait prendre le dernier shoot, devait marquer beaucoup de points et prendre beaucoup de tirs…C’était la conception de Michael Jordan, et c’est d’ailleurs dans cette conception du basket que se trouve un certain Kobe Bryant. Je ne dis pas que ces deux joueurs sont égoïstes, mais leur jeu est plus axé sur eux même que sur l’équipe. Ceci n’est d’ailleurs pas un reproche, Michael et Kobe ont gagné de cette manière, et c’est finalement tout ce qui compte.
LeBron est dans une optique complètement opposée à cette vision du basket. Il est plutôt un Magic Johnson des temps modernes, qui cherche d’abord la passe avant le panier.
La première phrase de la vidéo qui suit résume bien la situation. Elle vient de Michael Jordan : "Bien sur que je peux voir un reflet de moi même dans LeBron James ou Kobe Bryant, mais ne cherchez pas le nouveau Michael Jordan, il n'y aura jamais un autre Michael Jordan"




Une saison 2011-2012 Ă  son image

La saison 2011-2012, celle de la consécration pour LeBron (MVP, Champion NBA, MVP des Finales, Champion olympique, élu Sportsman of the Year par….SI), l'a d’ailleurs bien montré. Lors du All Star Game d’Orlando, LeBron James, auteur pourtant d’un quatrième quart temps énorme, tente une passe très difficile pour trouver un joueur ouvert, passe qui sera interceptée.
Juste après, Kobe lui dit « pourquoi tu ne shootes pas ? ».
Pire, dans un match de saison régulière à Utah le 3 mars 2012, rebelote, James fait un quatrième quart temps sensationnel. Sur la dernière possession, James est victime d’une prise à deux, il décide de faire une « bounce pass » pour Udonis Haslem démarqué, mais ce dernier rate le shoot. Miami perd. Le jour d’après, une armée de critiques s’abat à nouveau sur lui. Pour la majorité des gens, James aurait du prendre le shoot de la gagne et c’est là qu’il faut essayer de comprendre la conception de son jeu, en enlevant tout les clichés associés à Michael Jordan.

LeBron James prendra toujours la décision qu’il jugera la plus adaptée à la situation en question. Il ne veut pas forcément être le héros (grosse différence avec un MJ ou un Kobe), il veut gagner, peu importe comment. Dans la situation de la fin de match à Utah, James prit le bon choix d’un point de vue basket (prise à deux, on donne le ballon au coéquipier démarqué), mais fut tout de même très durement critiqué pour son manque de courage et de prise de responsabilités.
Aujourd’hui, il a gagné en jouant au basket comme il l’entend et de la manière dont je vous l’ai présenté.
Le fait de gagner un titre change beaucoup de choses.

Actuellement, LeBron est vu comme le joueur ultime, très complet, qui arrive à impliquer ses coéquipiers tel un Magic, alors qu’avant il était vu comme un joueur incapable d’assumer ses responsabilités. Sauf qu'il n’a pas changé son jeu (je parle au niveau de l’implication de ses coéquipiers). Il y a quelques années, il donnait un ballon décisif à Damon Jones, puis dans un autre match, il marquait un buzzer beater contre Golden State, l’an dernier il donna le dernier ballon à Haslem, cette année il le donne à Ray Allen ou tente le dernier shoot lui même comme ce fut le cas contre Dallas dernièrement. Bref, il fait ce qu’il pense être bon pour son équipe.

Le plus incroyable dans le fond, c’est que si Michael Jordan n’avait pas existé, LeBron James n’aurait sans doute pas subi autant de critiques. S'il avait directement repris le flambeau de Magic Johnson, jamais il n'aurait été critiqué pour avoir donné cette passe à Udonis Haslem.
La saison qu'il vient de réaliser est historique, seul Michael Jordan avait réussi à combiner le titre NBA avec un MVP de la saison et des Finals, ainsi qu'une médaille d'or olympique. Les récompenses individuelles et collectives sont les seuls points de comparaison possible avec Jordan. La saison de LeBron est à son image, avec ses nombreux hauts et ses rares bas.


LeBron, 1er du nom

LeBron James est un joueur unique, il ne sera jamais le nouveau Jordan, il est LeBron 1er, aujourd’hui c’est lui qui sert de modèle. C’est lui que l'on prend comme exemple pour comparer les jeunes phénomènes en devenir. Même les superstars de la NBA d’aujourd’hui tentent de l'imiter, comme Kevin Durant, voir Melo, qui essaient d’impliquer leurs coéquipiers davantage. Phil Jackson avait même affirmé qu’il tentait de « LeBroniser » Kobe. Mais il est indétrônable dans sa manière de jouer, et est indiscutablement le meilleur de tous actuellement. Et cela va peut-être faire évoluer le basketball américain dans une dimension plus collective. Seul un joueur ayant le pouvoir et le charisme de LeBron peut réaliser cela.

Il est très probable que cet article soit remis en cause par les fans de Jordan ou de Kobe Bryant, car ils penseront surement que je critique la manière de jouer de MJ et Kobe. Ceci est complètement faux, Jordan et Kobe jouent au basket comme ils l’entendent. Les deux combinent onze titres, des MVP et des Finals MVP, il n'y a rien à redire. Jordan est le plus grand joueur de l’histoire, Kobe fait parti des dix meilleurs. Mais LeBron n’aurait jamais du être comparé à ces joueurs là, non pas par manque de talent, tout simplement car nous sommes entrain de comprendre que James a une conception différente du sport que nous aimons tous.

Il y'a une décennie, LeBron était sur la couverture de SI avec le surnom de "Chosen One". Aujourd'hui, il est sur la couverture de SI avec écrit "Sportsman of the Year". Il a tout simplement justifié l'énorme hype placée en lui quand il était encore que le "Kid D'Akron".

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Message PubliĂ© : 28 Janvier 2013, 16:54 
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D-Wade, en perdition ou en mutation ?
by King

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« He’s not the same guy, he’s starting to lose his talent » (Ce n’est plus le même joueur, il commence à perdre son talent), voici les mots prononcés par un certain Charles Barkley devant les caméras de TNT en plein mois de Décembre. A l’heure actuelle, beaucoup de questions se posent autour des capacités de Dwyane Wade à être Dwyane Wade, c'est-à-dire ce joueur extraordinaire capable de pénétrer toutes les défenses de la ligue, tout en étant un formidable défenseur. Wade, c’est aussi le joueur qui réalisé ce chef d’œuvre en Juin 2006 lorsqu’il réalisa des Finals « Jordanesques » permettant à Miami de remporter le premier titre NBA de son histoire.

Des doutes sur sa capacité à être Dwyane Wade

Aujourd’hui, nous sommes en 2013, Wade joue avec LeBron James et Chris Bosh, et Miami est champion en titre. Il a surtout 31 ans, et 10 années NBA dans les jambes. Ses statistiques individuelles ne sont plus aussi ahurissantes que par le passé, mais il tourne encore à un solide 20-4-4 de moyenne, le tout à 50 % au shoot.
Pourtant « Flash » est actuellement sujet à de nombreuses critiques, plus ou moins justifiées : « Wade n’est plus ce qu’il était », « il a abandonné son équipe à LeBron », « il n’est devenu qu’un lieutenant », certains se demandant même s’il ne fallait pas trader la star historique de la franchise floridienne.
Il parait évident que Wade ne possède plus les mêmes capacités athlétiques à 31 ans qu’à 24 ans. Cela est incontestable. Mais c’est à partir de ce constat que se dégagent deux perceptions du Dwyane Wade actuel. Certains diront que la diminution de ses capacités athlétiques rime avec une baisse de niveau global du joueur, qui aurait donc fait son temps. D’autres diront plutôt que cette même diminution est à l’origine d’une certaine mutation dans le jeu de Wade. Comme Jordan et Kobe avant lui, le véritable challenge du numéro 3 floridien est de rester efficace et dangereux malgré la perte de ses capacités physiques et athlétiques.
Le fait de jouer avec LeBron simplifie évidemment la tâche, dans le sens où ce dernier s’occupe de tout. Wade voulait LeBron dans son équipe, car il savait que ce dernier était capable de tenir une équipe quand ça irait moins bien au niveau de son physique. Dwyane est un joueur qui a souvent été touché par les blessures au cours de sa carrière (genoux, épaule…), il savait qu’il aurait du mal à tenir toute une saison en jouant 40 mns/match.

Dwyane Wade, toujours aussi efficace et important

Depuis 2 saisons, et la prise en main de l’équipe par LeBron, Wade ne joue « que » 33 mns/match. C’est assez peu pour une superstar de son calibre, mais ceux qui voient Wade jouer actuellement, se rendent compte que « Wade is still Wade ». Alors bien sur, il est quelques fois irrégulier, et n’est plus capable de pénétrer comme il le voudrait. Mais ce qu’il faut voir, c’est que Wade est un autre joueur, et qu’il a réussi à changer son jeu (pas encore à un tel degré que Kobe et Jordan ont pu le faire). Il a amélioré son shoot longue distance, en travaillant notamment sur sa trajectoire de shoot, il est capable de jouer sans ballon et ainsi profiter de la qualité de passe de James. Même si, comme je l’ai dit auparavant, il n’est plus aussi explosif, il reste l’un des meilleurs attaquants NBA lorsqu’il s’agit d’attaquer le panier, car son premier pas reste dévastateur. Il a toujours cette formidable capacité à provoquer des fautes, et peut-être plus important, il est toujours l’un des meilleurs défenseurs à son poste.
Son match face à Kobe Bryant il y a quelques jours est peut-être son meilleur match de la saison. 27pts, et surtout une défense exemplaire sur le Black Mamba. Ce n’est bien sur qu’un match, mais un match qui montre que Wade est toujours dans le TOP 5 de la NBA, capable de rivaliser les yeux dans les yeux avec le meilleur arrière de la ligue.

Wade, un joueur de Playoffs

De toutes les manières, ce n’est pas en Saison Régulière qu’il faut juger le bonhomme. Depuis le début de sa carrière, c’est en Playoffs qu’il fait ses preuves. En 2004, il est la sensation Rookie des Playoffs, en 2005, il confirme qu’il est l’un des meilleurs jeunes joueurs en activité, et en 2006, il est sur le toit du monde. Se suivent plusieurs désillusions en 2007, 2009, 2010, où Wade, malgré des performances héroïques, est bien trop seul. Ses campagnes 2011 et 2012 sont agrémentées de hauts et de bas, médiocre par moment, mais surtout exceptionnel comme il l’est si souvent (contre Indiana notamment). Wade répond présent quand Miami a besoin de lui, et c’est bien la preuve que « Flash » est toujours là, et que Miami a besoin de lui pour créer sa dynastie. LeBron, aussi bon soit-il, a besoin d'un grand Wade, sinon Miami ne peut pas y arriver.

Ce que l’on peut en conclure, c’est que Wade a eu l’intelligence de prendre du recul par rapport à son rôle dans l’équipe. Il s’est rendu compte de ses limites, qu’il a réussi à compenser, et a laissé LeBron prendre le contrôle du navire, car il savait que c’était la clé pour que le Heat finisse champion. Et la bannière accrochée en haut de l’American Airlines Arena prouve qu’il a fait le bon choix. Wade est avant tout un joueur d’équipe qui veut gagner le titre suprême, et les distinctions individuelles ne font pas le poids. Après le titre, Wade disait : « In 2010, we decide to become a Team that can win ». Aujourd’hui, le but est atteint. Ses détracteurs, de plus en plus nombreux, continueront à douter de lui. Tant mieux, Wade adore ça !


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