Document : Vince Carter, home sweet home (1/3)
Vince Carter n’est pas seulement redescendu à Orlando pour gagner le titre NBA. Ses racines sont là, en Floride centrale. Bien profondes.
Retour aux sources sur le speedway avec le kid de Daytona Beach. « Vinsanity » comme vous ne l’avez jamais vu, 10 ans après la victoire dans le Slam Dunk Contest d’Oakland qui en fit un dieu…
Vince Carter se repose dans son manoir d’Isleworth, en regardant fixement, depuis son balcon, le clair de lune qui inonde la Floride. L’arrière-ailier du Magic vit seul dans l’une des communautés les plus fermées d’Orlando. Et il aime ça. La tête levée vers les étoiles qu’il a atteintes en tant que basketteur, l’homme savoure. Pour la première fois de sa carrière, il a l’impression d’être vraiment chez lui, dans cette maison bâtie il y a huit ans. « Home sweet home », comme disent les purs Ricains.
« Dehors, sur ce balcon, je prends conscience du fait que je suis en Floride, chez moi », explique un Vince Carter contemplatif.
En onze ans de circuit NBA, Vince s’était éloigné géographiquement de ses roots, exilé dans le grand Nord, tour à tour « Air Canada » et « Vinsanity ». Son rêve, esquissé lors de ses premiers pas de basketteur à Daytona Beach, ville mondialement connue pour ses courses automobiles, est devenu réalité quand le champion olympique de Sydney, huit fois All-Star, a posé ses sneakers dans le paddock de l’Amway Arena. L’histoire en prit acte contre les Philadelphia 76ers, en ouverture de la saison en cours. Un jour très spécial pour Vince Carter, recruté par le Magic l’été dernier dans un blockbuster trade un zest surprenant impliquant New Jersey. Les Nets cherchaient à reconstruire quand Orlando voulait s’offrir la pièce manquante pour retourner en Finales NBA. Et gagner le titre, cette fois. Pourquoi, dès lors, ne pas enrôler le régional de l’étape ?
« Le gars du coin (ndlr : « the local kid » plus exactement) est de retour à la maison », annonçait fièrement Vince en présentant sa nouvelle tenue étoilée. Welcome back.
Un couple qui ne s’est jamais vraiment séparé
Natif de Daytona Beach où il vint au monde le 26 janvier 1977 (la scène se passa au Halifax Hospital), Vincent Lamar Carter s’est ouvert la route de la célébrité à la Mainland High School, en conduisant les Buccaneers au titre de l’Etat en 1995 (photo ci-contre). Cette année-là, il décroche à la fois son diplôme, le titre de « Joueur de l’année de Floride » et une sélection dans le Team USA Juniors. Bel exemple.
Vince part ensuite pour la fac de North Carolina. En évoluant sous les ordres du légendaire Dean Smith, il brise le cœur de ses fans floridiens. Le « Tar Heel » sera deux fois consécutivement meilleur scoreur de l’université. Il décroche en 1998 l’award de meilleur défenseur et s’offre le meilleur pourcentage de réussite aux tirs. Deux petits Final Four (en 1997 et 98) plus tard, le voici superstar NBA chez les Toronto Raptors. Un séjour chez les Nets entamé en décembre 2004 ne lui fera jamais totalement oublier ses racines, bien implantées en Floride centrale. Il crée des camps pour les kids à travers sa fondation, The Embassy of Hope, dont le slogan (« Believing in your dreams ») illustre son approche personnelle du succès. Le gymnase de Mainland sera rebaptisé « Vince Carter Athletic Center » (voir photo ci-dessous) en remerciement des 2,5 millions de dollars de donation offerts par le joueur en 2002.

Cinq ans plus tard, une statue de Carter le représentant en costume, avec un ballon de basket, est dévoilée devant l’école. Cette même année 2007, Vince et sa maman offrent 1,6 million de dollars à la Stewart Marchman Foundation pour aider à construire le Vince Carter Sanctuary, un centre de réhabilitation pour drogués et alcooliques à Bunnell (photo ci-dessous).

Le n°15 s’est toujours senti proche du Magic et plus largement d’Orlando. Il confie aujourd’hui son bonheur de revoir ce spot au centre de sa vie. Carter et la Floride, c’est comme un couple qui ne se serait jamais vraiment séparé.
To be continued…

