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Mondial Basket Portrait

Le fabuleux destin des MVP : Kobe Bryant, l’enfant terrible d’Hollywood

kobe bryant

En 2008, un an après avoir évoqué ouvertement un transfert, la star des Lakers réussit sa mue. « Black Mamba » récite le meilleur basket de sa carrière en mettant son talent pur au service du collectif. Une tête d’affiche enfin « bankable » à Lakerland.

Onze ans de NBA, trois bagues de champion, neuf All-Star Games mais jamais le titre de MVP de la Ligue… A l’entame de cette saison 2007-08, Kobe Bryant ne fait toujours pas l’unanimité. Une constante depuis son arrivée à 17 ans (en 1996) sur le circuit pro. Son talent pur de basketteur le rapproche indiscutablement de Michael Jordan, au point d’en faire l’héritier naturel. Mais la star des Lakers a toujours eu tendance à la jouer perso, ce qui lui a valu plusieurs noms d’oiseaux (« égoïste » et « arrogant » étant ceux qui obtenaient le plus de succès). Et ce ne sont pas les trois bagues de champion (en 2000, 2001 et 2002) glanées dans le sillage de Shaquille O’Neal qui peuvent faire remonter sa cote dans le cœur des fans, des médias et même des joueurs.
Le Shaq parti en Floride, Kobe se dit que l’occasion est trop belle de briller seul et de prouver qu’il n’a besoin de personne pour devenir le dieu de l’Olympe. Oui mais voilà : aussi fort soit-il et même en plantant 81 points dans un match, un homme isolé ne fait pas une équipe.

Lassée de se faire éjecter du 1er tour des playoffs
depuis le départ du « Diesel », la starlette un brin capricieuse parle de plier bagages si les Lakers ne se renforcent pas. Une manière peu délicate de réclamer du changement. Profil bas et basket lourde, voici Kobe lancé dans un défi de taille : changer de mentalité et accepter de faire confiance à ses partenaires. « Black Mamba » enfile la tenue de capitaine modèle dès le coup d’envoi du training camp. Il sera récompensé d’une certaine façon, quelques mois plus tard, avec l’arrivée providentielle de Pau Gasol qui donne un coup de fouet aux ambitions d’une équipe déjà revigorée par l’éclosion d’Andrew Bynum. Conforté dans son nouveau rôle, « KB24 » a changé. Son jeu aussi.

« J’adore cette mission d’encadrement, dit-il. Avant, j’avais tendance à prendre ce qui se présentait. Là, notre collectif a pris du volume. Ça me donne de nouvelles armes et mes partenaires ont plus de munitions. Désormais, j’utilise mes qualités comme un appât. Je concentre l’attention de mes adversaires pour mieux servir mes coéquipiers. »

Depuis le double avènement de Steve Nash, ce titre de MVP n’est plus vraiment attribué à des joueurs considérés comme les meilleurs individuellement parlant. Ce trophée n’est pas une simple récompense individuelle. Pour le mériter, il faut aussi rendre ses partenaires meilleurs en plus, bien sûr, de gagner des matches. A presque 30 ans, Kobe est furieux d’entendre que ce discours ne colle pas à son jeu.

« Ça m’a toujours fait mal d’entendre que je ne rendais pas mes partenaires meilleurs. Et puis quand des joueurs comme Michael Jordan sont arrivés en NBA, ils ont tout de suite été n°1 de leur équipe. Il leur a fallu du soutien pour connaître le succès. MJ a eu besoin de Scottie Pippen. Moi, je suis arrivé directement du lycée pour rejoindre une franchise qui tournait déjà à 60 victoires. J’évoluais avec un joueur dominant, Shaquille O’Neal. C’est pour cela que je n’ai jamais été MVP. Je me suis tu. J’ai fait mon boulot et mon travail a été respecté. »

Un travail payant au sortir de la saison régulière 2007-08 avec des Lakers en pole position dans la Conférence Ouest. Et surtout en plein scénario hollywoodien avec une promenade de santé au 1er tour contre Denver (4-0), une démonstration de force face à la frontline du Jazz en demi-finales (4-2), une domination écrasante du champion sortant (4-1 vs San Antonio) en finale de Conférence et les retrouvailles avec l’ennemi juré, Boston, l’affiche dont la NBA rêvait depuis 20 ans. Ambiance revival. Seul manquera le happy end dans ce remake diabolique des eighties. Les Celtics vont punir le gang pourpre et or sur ses propres terres. Un deuxième échec en Finales, à titre personnel, pour Kobe après celui de 2004. Au moins le franchise player des Lakers a-t-il compris, comme son modèle Michael Jordan en son temps, que pour gagner, il fallait savoir partager.

Titre de MVP : 2008
Nombre de matches NBA : 948
Nombre de points en carrière : 23 820

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