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Mondial Basket Portrait

Le fabuleux destin des MVP : Kevin Garnett, le « Kid » devenu « Big Ticket »

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L’actuelle star de Boston aurait mérité le trophée en 2003 mais les Wolves n’avaient pas suffisamment les crocs. C’est finalement l’année suivante que « Da Kid » va réellement devenir adulte. Le « Big Ticket » gagnant.

« Da Kid » a grandi. Il lui fallait un trophée de MVP pour le prouver. Nous sommes en 2004. Eliminés sept fois de suite au 1er tour, les Timberwolves gagnent enfin une série de playoffs. Contre le Denver du rookie Carmelo Anthony. Bien soutenu par la paire Sam Cassell-Latrell Sprewell, Kevin Garnett entrevoit enfin la lumière au bout du tunnel, lui qui évolue depuis longtemps au niveau des MVP comme en témoigne régulièrement une 1ère place au classement de l’évaluation statistique. La fin d’un trou noir avec sept sorties de route prématurées en phase finale. Cette année-là, le Minnesota de « KG » a même décroché la pole position dans la Conférence Ouest avec 58 victoires. Les spécialistes étaient déjà tentés de lui donner la sculpture une année auparavant, lorsqu’il déployait ses interminables tentacules dans toutes les raquettes du pays (23 pts, 13.4 rbds, 6 pds, 1.5 ct). Mieux classé avec San Antonio, Tim Duncan lui ravit le précieux sésame.

Duncan, l’antithèse parfaite. Un joueur lisse, archi-académique mais qui empile les titres comme il aligne les tirs avec la planche. Garnett, lui, mettra 13 ans à se départir d’une étiquette de loser. Très longtemps, on crut que cet « energizer » inépuisable et trash-talker invétéré finirait au cimetière des éléphants, coincé au panthéon des perdants magnifiques entre le mausolée de Charles Barkley et celui de Karl Malone. C’eut été une incroyable injustice. Du haut de ses 2,11 m, Kevin Garnett a complètement révolutionné le poste 4. Il incarne le joueur moderne, polyvalent au possible, capable de jouer et de défendre à tous les endroits du terrain. Avec deux maîtres mots : « intensité » et « exigence ». A l’entraînement comme en match, le « Big Ticket » fait preuve d’un engagement total, d’un professionnalisme aigu et d’une rigueur extrême. Ses stats en cette année 2004 ont encore progressé. Elles font peur et plaisir à la fois : 24.2 points, 13.9 rebonds (1er de la classe) et 5 passes par match. Y’a pas

photo ! De quoi rejoindre Larry Bird dans le club très sélect des joueurs ayant réussi au moins 20 points, 10 rebonds et 5 passes de moyenne cinq saisons d’affilée.

Il aura fallu neuf ans au kid de la Chicago’s Farragut Academy, retenu en 5e position de la draft 1995, pour devenir cet exceptionnel athlète.

« Je dois beaucoup à Kevin McHale, explique le champion NBA 2008. Je lui posais 100 questions par jour, il me donnait 100 réponses par jour. »

Un Kevin McHale assez fier de son élève :

« Il est arrivé dans la Ligue en affirmant qu’il deviendrait le meilleur. Qu’il travaillerait pour cela et qu’il ferait tout pour le démontrer. C’est chose faite. Kevin me rappelle quotidiennement comment le basket doit être joué : avec passion, travail et discipline. »

Bosseur inlassable, coéquipier exemplaire, Garnett est aussi et surtout un éternel insatisfait.

« Je ne suis jamais satisfait de mes perfs, j’en veux toujours plus. L’année où j’ai décroché le titre de MVP, j’avais énormément travaillé mes appuis et équilibré mon dribble. C’est vrai que je peux jouer n’importe où mais là où je suis le plus efficace, c’est entre les positions 3 et 4. J’ai peut-être créé un nouveau poste. »

A l’époque, « KG » répète à qui veut l’entendre qu’il sera champion NBA un jour. Avec Latrell Sprewell et Sam Cassell, la mission paraît alors réalisable. Mais le champion olympique de Sydney ignore que le trio explosera en vol et qu’il lui faudra aller en constituer un autre, sur la Côte Est, avec Paul Pierce et Ray Allen pour atteindre le Graal. Un contrat de 100 millions de dollars et l’équipe montée autour de sa personne semblaient offrir quelques garanties à Minneapolis. Elles se révélèrent éphémères. Mais c’est bien cette année-là que Garnett se fit le plus entendre, en dominant du geste et de la voix.

« Je n’ai pas envie d’être un exemple en m’asseyant et en parlant mais en passant à l’action. »

Et « Da Kid » devint « The Big Ticket ».

Titre de MVP : 2004

Nombre de matches NBA : 1 055

Nombre de points en carrière : 21 277




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