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Retour sur les Drafts les plus fortes et les plus faibles depuis vingt ans

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Il y a trois ans, un article d’ESPN qui classait les Drafts depuis 1989 m’avait intrigué. Comme j’avais le sentiment qu’il sous-évaluait l’impact des Drafts trop récentes, j’avais essayé de calculer l’impact d’une Draft dans le temps. Quelques années plus tard, j’ai décidé de refaire ces calculs pour voir si les résultats sont les mêmes et si les Drafts de l’époque ont bien évolué, ou pas.

Pour cela, je me suis à nouveau basé sur le « Win Share » de Basketball-Reference, qui calcule le nombre de victoires qu’un joueur a apporté en plus à son équipe. En prenant en compte les Drafts qui ont toujours des représentants en NBA, soit depuis 1998, on voit que la première conclusion est toujours la même, à savoir que c’est en moyenne dans la cinquième saison d’une Draft que les joueurs de celle-ci sont le plus productifs.

En cumulé, ils y offrent ainsi 119.1 victoires au total. Pourtant, le nombre de joueurs d’une Draft diminue logiquement avec le temps. On voit ainsi que la première année, ils sont en moyenne 43.9 (sur les 60 Draftés annuels) à évoluer en NBA. Mais ils ne sont plus que 31.6 lors de la cinquième année. C’est donc là qu’ils sont le plus productifs en moyenne pour leur équipe puisqu’un joueur apporte 3.82 victoires à son club lors de sa cinquième année. Ce chiffre n’est que de 1.13 pour son année rookie ou encore 2.12 dans son année sophomore.

Il faut bien voir qu’il s’agit ici d’une moyenne et que des joueurs comme LeBron James ont apporté bien plus que 1.13 victoire de plus à leur club lors de leur arrivée en NBA.

Mais revenons à ce qui m’intéressait : l’évolution des dernières Drafts. En retraçant le profil de toutes les Drafts depuis 1998, on voit qu’il y a huit Drafts qu’on peut considérer comme « fortes » (en vert) parce qu’elles dépassent en cumulé les 125 « Win Shares » sur une saison. Ce sont les Drafts 1998, 1999, 2001, 2003, 2005, 2008, 2009 et 2011. À l’inverse, il y a quatre Draft « faibles » (en rouge), qui n’ont jamais dépassé les 100 « Win Shares » en cumulé. Il s’agit des Drafts 2000, 2002, 2006 et 2010. On peut ainsi repérer trois Drafts « moyennes » (en gris), qui ont atteint les 100 « Win Shares » sans dépasser le seuil des 125. Ce sont les Drafts 2004, 2007 et 2012.

NB : les Drafts non qualifiables sont aussi en gris, la Draft 1984 en jaune et la moyenne en noir

La Draft 2012 est particulièrement intéressante car ESPN la classait dans son article comme l’une des pires depuis 1989. Avec un peu de recul, il s’agit simplement d’une Draft moyenne avec quelques joueurs productifs, comme Anthony Davis, Damian Lillard, Draymond Green, Bradley Beal, Andre Drummond, Harrison Barnes ou encore Khris Middleton…

Alors qu’elle semblait assez mal partie, la Draft 2013 (Giannis Antetokounmpo, Rudy Gobert, Otto Porter Jr, CJ McCollum, Steven Adams…) est de son côté en train d’exploser.

À l’inverse, la Draft 2010 est une déception qui regorge pourtant de talents. Avec Paul George, John Wall, DeMarcus Cousins ou encore Gordon Hayward, cette cuvée avait les atouts pour devenir une très bonne Draft mais elle n’a pourtant jamais réussi à atteindre les 100 « Win Shares » en cumulé, la faute aux blessures et aux nombreuses désillusions.

Quant à la Draft 2014, elle est aussi à la traîne puisqu’elle n’affichait que 84.7 « Win Shares » en cumulé l’an passé, là où la moyenne est de 112.7 pour la troisième année depuis 1998. Là encore, ce sont les blessures qui entrent principalement en jeu puisque Jabari Parker, Joel Embiid ou Dante Exum n’ont jamais vraiment pu exprimer tout leur potentiel, et que seul Nikola Jokic s’est derrière imposé comme un joueur de tout premier plan dans cette cuvée.

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