Le leader Nancéien fut très proche de sa première déconvenue au Sportica. Au lieu de cela, c’est Gravelines qui coule. Roanne concède son second revers de la saison, pendant que Villeurbanne engrange de la confiance. Pau est dans un coma profond, alors que Vichy exulte. Bienvenue au cœur de la septième journée de pro A …
Nancy est au septième ciel. Plus que jamais, si l’on regarde de plus près cette rencontre rocambolesque face à Gravelines Dunkerque. Après 34’ de jeu (66-51), le sort était joué. Nancy allait concéder sa première défaite de la saison chez une équipe actuellement en mal de résultat, et qui allait profiter de cette performance pour relancer sa saison. Ce scénario s’est donc avéré utopique. Car, qu’on se le dise cette saison, les Nancéiens ne meurent jamais. Avec un Ricardo Greer au four et au moulin (23 points et 27 d’évaluation), les visiteurs se sont accrochés jusqu’au dernier instant où Zabian Downdell sur un shoot à trois points de dernier espoir, offrait aux siens les prolongations. 86-89. Jeff Greer inscrit le shoot primé de la victoire, et c’est Nancy qui rit, et Gravelines qui pourra pleurer après avoir touché la victoire. Cela ne suffit pas pour battre le roc Nancéien.
Villeurbanne représente toujours une menace pour Nancy en tête du classement. Les Lyonnais se sont imposés à Orléans (69-77), après avoir été, eux aussi mis à mal. Robert Conley (20 points et 8 fautes provoquées) s’est imposé comme le messie dans un money time musclé.
L’ASVEL reste bien ancré à sa deuxième place, en solitaire cette fois, puisque Roanne s’est incliné.
Le poids de l’Euroligue ne commencerait-il pas à peser sur la formation Roannaise ? En tous les cas, les hommes de Choulet ont concédé un net revers aux Docks face au Havre. 99-86. Encore dans le coup après trente minutes de jeu (72-68), le champion de France s’est écroulé dans la ligne droite finale. Avec 9 d’évaluation, Salyers n’a pas vraiment été à son avantage, mais pour jouer les premiers rôles Roanne ne devra pas compter que sur des performances individuelles, notamment de Salyers et Rush. Les Havrais réalisent une très belle opération au classement, en recollant au podium (5 victoires, 2 défaites).
Vichy s’y accroche à ce fameux podium. Même bilan pour les promus, qui ont enterrés vivant les Palois. 62-78. On s’attendait à une réaction d’orgueil des ex-champions nationaux. Au final, ce fut un long et terrible calvaire pour la formation du président Seillant, sous la houlette de Jimal Ball (25 points, 28 d’évaluation). Alors peut être tout simplement que les Palois n’ont pas l’effectif pour jouer les play offs cette saison. Il faut arrêter de considérer Pau comme une équipe de première classe, au vu de son passé, et désormais se contenter d’un Pau de seconde partie de tableau. On n’oserait pas imaginer une descente en Pro B… mais Dijon nous le fait penser en gagnant enfin.
Première victoire pour les Bourguignons. D’un tout petit point face aux Parisiens, mais ça y est le compteur est débloqué. 88-87. Toujours privés de Sciarra, les mauvais élèves de pro A, sont passés par tous les stades au cours de ce match. Un premier quart temps réussi (26-19), un cœur de match bien moyen (62-70 à la 30’) et dix dernières minutes de folie vous l’aurez compris. Le trio M’Baye, N’Doye, Rowe s’est particulièrement distingué (60 points à eux trois). La JDA est elle enfin lancée ?
Les derniers de classes se sont un peu réveillés donc (à l’exception de Pau bien sûr), et Strasbourg a disposé de Chalon dans son Rhénus (92-82). Seconde victoire pour les Alsaciens, qui donne un peu d’air. La différence s’est construite en seconde mi temps, et Strasbourg peut remercier un Sacha Giffa d’exception en cette soirée (23 points).
En Bref : Hyères Toulon a parfaitement négocié la réception de Clermont en s’imposant 93-74. Sans problèmes majeurs. Les Toulonnais se replacent dans le top 8, synonyme de play offs.
Enfin, Le Mans s’est bien relancé (6ème) en rejoignant son adversaire du soir Cholet. Victoire des Manceaux 70-59. Les oranges sortent la tête de l’eau…
Arnaud CAEL