L’entraîneur de l’Equipe de France revient sur la victoire obtenue face à l’Italie et la première place du groupe en jeu demain face aux Slovènes…
« C’était un match dur. On sait que l’équipe d’Italie est une formation compétitive pour le podium et c’est une équipe type de ce qu’est le basket européen. On a fait des choix qui ont été payants sur la fin du match. On est très heureux de l’emporter car on était dans le doute dans notre jeu surtout sur le plan défensif. Sur le plan offensif, c’est sûr que l’euphorie et l’investissement de Tony sont très importants mais on aura besoin d’une marque répartie. Il faut que tout le monde puisse partager les responsabilités.(…) Même si c’est difficile de parler d’un joueur, la rentrée de Flo Pietrus est quasi déterminante. Les ballons n’ont pas pu rentrer sur un gars (Bargnani, ndlr) à qui il rend 13 centimètres. Bargnani n’a pris que des responsabilités extérieures. (…) Ce soir, on a usé l’adversaire. On a pris l’option de prendre des paniers à l’intérieur. On avait deux objectifs, c’était de rester très haut et de sortir très vite avec eux sans changer, comme on a l’habitude de le faire. La deuxième chose, c’était d’assurer le rebond car on sait qu’une équipe comme l’Italie prend beaucoup de rebonds offensifs car elle tire beaucoup à trois points. Sur la première mi-temps, ceux-ci nous coûtent cher car on prend 10 points sur rebonds offensifs. Sur la deuxième mi-temps, on s’est rétabli et on a pu jouer après sur la relance. »
La première place du groupe D sera en jeu demain …
« Je ne pense pas que la première place soit si importante que ça. Elle a un inconvénient, même si on la prendra si on peut, c’est qu’on joue à 21h30 à Madrid. Ces matches à 21h30 sont embêtants car ça déséquilibre un cycle que nous avons cultivé depuis le début de la préparation, à savoir avoir des heures de coucher relativement sérieuses. Or, avec un match qui se termine à 23h30, on ne s’endort pas avant 3h - 3h30 du matin et quand il faut se relever pour l’entraînement c’est compliqué. Mais ce qu’on cherche, c’est un maximum de victoires pour aborder la deuxième phase avec un capital important. On souhaite finir le plus haut possible dans la hiérarchie des six équipes présentes en deuxième phase de poule car tout peut se passer à Madrid. »
Se présenter face à la Slovénie avec deux victoires, est-ce que ça n’enlève pas une partie du stress ?
« Ce stress n’est-il pas nécessaire pour l’Equipe de France ? Nous sommes un pays sportif qui a besoin d’être au pied du mur pour réagir. Nous ne sommes pas en danger demain et j’espère qu’on va trouver des ressources et des intérêts à capitaliser les points pour que la deuxième phase soit plus sereine dans l’approche des matches. Pour qu’on puisse développer un basket certes intense mais avec un gros contrôle offensif et défensif. »
Propos recueillis par H.Coze à Alicante