Le meneur de l’équipe de France donne son point de vue sur le prochain quart de finale face à une vieille connaissance Andreï Kirilenko et la Russie :
« Si on ne gagne pas demain, c’est vraiment décevant. C’est le match à pression, le plus important de la compétition. J’ai envie de dire tout ce qu’il s’est passé avant, on s’en fout que ce soit les stats, les victoires, les défaites, on s’en fout. Tout ce qui compte c’est gagner demain (aujourd’hui, ndlr) et atteindre le dernier carré. Une fois que tu es dans le dernier carré, ce n’est que du bonheur. Tu as deux chances pour essayer d’avoir une médaille. Demain (aujourd’hui, ndlr), c’est le plus important. C’est le plus gros match. Moi personnellement, c’est le type de match que j’attends, le match à haute pression, le match qui compte. Il faut tout donner demain (aujourd’hui, ndlr). En plus, nous avons un jour de repos avant notre demi-finale. On a un bon calendrier. Mais il ne faut pas que l’on se fasse piéger par ça. Les Russes jouent très bien. Ils n’ont qu’une défaite depuis le début du championnat d’Europe. Avec les Russes, tu ne sais jamais à quoi t’attendre. Ils peuvent te sortir un match où ils jouent parfaitement et où ils ne loupent rien ou ils peuvent sortir un match où ils ne sont pas au top (…).
Un peu comme nous. Nous aussi, on a des hauts et des bas. Si on commence à penser au match de Coubertin, on fait une grosse erreur car cette rencontre n’a rien à voir avec un quart de finale pour les Jeux Olympiques (…). On se connaît bien avec Andreï. Depuis l’âge de 14 ans, on a joué 50 000 fois l’un contre l’autre et c’était marrant de le voir hier soir. A chaque fois, on se dit « il faut que l’on joue l’un contre l’autre. » Un peu comme en 2003, on s’était rencontré en quart, en playoff on se rencontre, en cadet il m’avait éliminé en demi-finale. J’espère que ça va me sourire encore avec l’Equipe de France (…). Il va falloir essayer de le stopper mais aussi leur shooteurs, Khryapa, Monya. Il ne faut pas leur donner confiance. Il faut que l’on joue dur dès le début. »
Propos recueillis par H.Coze à Madrid